Ce matin au Maroc
Coordination USFP-Istiqlal. Le comité exécutif de l’Istiqlal et le bureau politique de l’USFP ont tenu une réunion conjointe de rapprochement et de coordination, le 15 juillet. L’objectif est bien sûr d’accroître l’isolement du PJD. Le communiqué commun annonce que les deux partis vont constituer ensemble, une force d’opposition. L’étrange phrase de Abdelilah Benkirane. «Je n’ai pas encore statué sur les démissions des ministres istiqlaliens. Je suis encore en train d’y réfléchir. La Constitution m’autorise à réfléchir». Réfléchir suppose que M. Benkirane a le choix entre deux termes d’une alternative. A-t-il le pouvoir de refuser la démission et donc le retrait de l’Istiqlal du gouvernement? Il ne s’agit pas d’une affaire de textes, mais d’arithmétique politique. Le Chef du gouvernement perd son sang-froid. Le chef du gouvernement tenait hier mercredi son rendez-vous mensuel avec la Chambre des conseillers, une séance dont les premières minutes ont été extrêmement chahutées, Abdelilah Benkirane perdant totalement son sang-froid.
Mise en œuvre de la constitution. Trois projets de lois organiques seront examinés ce jeudi en conseil de gouvernement. Deux d’entre eux ont un caractère urgent et essentiel :
-le premier porte organisation et gestion des travaux du gouvernement et de la situation juridique de ses membres.
L’article 87 de la Constitution stipule qu’une «loi organique définit, notamment, les règles relatives à l’organisation et la conduite des travaux du gouvernement, et au statut de ses membres. Elle détermine également les cas d’incompatibilité avec la fonction gouvernementale, les règles relatives à la limitation du cumul des fonctions, ainsi que celles régissant l’expédition, par le gouvernement sortant, des affaires courantes».
-le deuxième projet concerne la cour constitutionnelle. L’article 133 de la Constitution stipule que « la Cour Constitutionnelle est compétente pour connaître d’une exception d’inconstitutionnalité soulevée au cours d’un procès, lorsqu’il est soutenu par l’une des parties que la loi dont dépend l’issue du litige, porte atteinte aux droits et libertés garantis par la Constitution. Une loi organique fixe les conditions et modalités d’application du présent article. »
Tunisie : l’assassinat de Farhat Hached, un crime d’Etat. Le voile est enfin partiellement levé sur l’assassinat de Farhat Hached en Tunisie, le 5 décembre 1952. Le meurtre du leader syndicaliste tunisien avait été attribué à une organisation secrète, la Main Rouge et avait soulevé une vague d’indignation dans le monde, ainsi que de nombreuses manifestations dans tout le Maghreb, dont le Maroc.
Au cours de sa récente visite en Tunisie, François Hollande a remis au fils du disparu deux télégrammes qui lèvent une partie de l’énigme : l’assassinat n’a pas été perpétré par la Main Rouge ; il s’agissait bien d’un crime d’Etat.
Feuilleton de la discorde. Après le Koweit l’année dernière, c’est maintenant au tour de l’Arabie saoudite de diffuser un feuilleton truffé de clichés à l’encontre des Marocaines, menteuses, vénales et voleuses d’hommes, pour ne pas dire peu farouches. On peut voir pas mal d’extraits sur les sites de partage vidéo.
USFP et 20 février. Le quotidien de l’USFP présente ses excuses au Mouvement du 20 Février et à ses dirigeants. Il avait publié un article intitulé « Que reste-t-il des dirigeants du 20 février ? ». Un round-up qui a suscité une virulente réaction du mouvement qui menace le quotidien de procès.
Le Maroc de plus en plus courtisé par les pays du Golfe. Après les dons, les conventions économiques, les investissements, le rapprochement stratégique, voici le foot : le Maroc va en effet être invité à participer dorénavant aux compétitions foootballistiques régionales comme la coupe du CCG.
Mouvements.
-Boujemâa Ihaf vient de prendre ses fonctions de directeur financier de la Centrale Laitière. Il est marocain, iscaéiste de formation et il revient d’Arabie Saoudite où il occupait les mêmes fonctions à Al-Safi-Danone.
-Mohamed Lahjouji quitte la direction du pôle financier du groupe OCP pour prendre sa retraite.
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