Tourisme : la région Tadla Azilal mise sur le développement durable
La région Tadla Azila adopte sa feuille de route régionale et territoriale en matière de développement touristique. 58 projets seront lancés pour compléter l’offre touristique de la région. Au programme : Dino parc, mise en valeur des cascades d’Ouzoud, stations vertes, jardins botaniques…
Ce mercredi 14 juin, la région Tadla Azilal a procédé à la signature de son contrat programme régional (CPR) pour le développement du tourisme. L’adoption du CPR permettra à la région de se positionner en tant que destination phare de l’écotourisme et du développement durable.
En effet, selon un communique du ministère du Tourisme, le portefeuille de projets programmés pour la région d’ici 2020, intègre une forte composante de projets de développement touristique durable.
La région devra mettre sur le marché 5.900 lits supplémentaires, afin de pouvoir accueillir à horizon 2020 près de 490.000 touristes, et ainsi doubler les recettes touristiques de la région.
Le développement de l’offre touristique s’appuiera sur le lancement et la montée en charge de 58 projets : 10 projets structurants et 48 projets complémentaires qui valoriseront les potentialités naturelles et le patrimoine culturel de la région.
La réalisation de ces 58 projets nécessitera un investissement global de 1.851 millions de DH, dont 85,1 seront portés par le secteur privé.
Correspondant à un investissement de 1041,5 millions de DH, les 10 programmes structurants de la région se composent entre autres de :
- La création d’un Dino parc dans la commune de Sidi Boulkhlef à Azilal pour valoriser les espèces découvertes au Maroc (Atlasurus à Azilal et Tasodasurus à Ouarzazate) ;
- La mise en valeur des cascades d’Ouzoud avec un investissement de 300 millions de DH ;
- Le développement d’un triathlon à Zaouiat Ahensal et aux alentours qui réunit course à pieds, natation et cyclisme ;
- La création d’un Club Biladi à Taghbalout au sein de la commune d’El Ksiba à Béni Mellal. Inscrit dans le cadre du programme Biladi, ce club disposera d’une capacité d’hébergement de 4.000 lits ;
- La mise en place de 3 stations vertes et de 4 projets de séjour chez l’habitant.
Les 48 projets complémentaires seront développés dans le cadre des programmes «Eco/ développement durable», «patrimoine et héritage», «Biladi» et «animations, sports et loisirs». Le montant total de l’investissement requis pour ces projets est estimé à 809,5 millions de DH. (Détails du développement du produit touristique pour la région Tadla Azilal)
Par ailleurs, l’adéquation entre les capacités additionnelles et les besoins en ressources humaines dans la région est également programmée dans le cadre du CPR. Ainsi, à l’horizon 2010, la région aura besoin de quelques 2.270 lauréats en plus d’un système de formation moderne notamment pour accompagner le développement du tourisme de montagne dans la région.
En effet, les trois provinces de la région (Béni Mellal, Fquih Ben Salah et Azilal) se situent au sein du Haut Atlas. La région va s’investir dans le développement d’activités de nature dans les zones de montagne et les vallées, et dans la valorisation et la préservation de son patrimoine naturel et culturel.
À découvrir
à lire aussi
Article : Antidumping sur les couvertures : Mazafil et Cosyfil s'expliquent
Mazafil et Cosyfil demandent l’instauration de droits antidumping sur les importations chinoises et égyptiennes d’étoffes à longs poils pour couvertures. Les deux producteurs dénoncent des prix anormalement bas et défendent une mesure destinée, selon eux, à rétablir une concurrence loyale.
Article : Viandes rouges : la hausse des prix devient-elle la nouvelle norme ?
Après les fortes tensions observées durant la période de Aïd al-Adha, les prix restent orientés à la hausse un mois plus tard. Cette situation interroge d'autant que ces prix, jugés autrefois exceptionnels, s'installent. Les dessous d’une flambée durable.
Article : Gaz naturel : sans cadre légal, la feuille de route marocaine reste fragile
De Nador West Med à l’unité flottante de regazéification envisagée dans l’appel à manifestation d’intérêt, le Maroc commence à dessiner son infrastructure gazière. Mais, faute de loi pour organiser le transport, le stockage, la fourniture et la régulation du marché, les investisseurs restent face à une équation incertaine, déjà renvoyée de gouvernement en gouvernement depuis Abbas El Fassi.
Article : Imad Bakkali, nouveau PDG de Centrale Danone
Il prendra ses fonctions le 1er juillet, en remplacement d’Hervé Barrère, qui quitte le groupe pour des raisons familiales après neuf ans chez Danone. Fort de plus de vingt-trois ans d’expérience dans les biens de grande consommation, il devra poursuivre la transformation de l’entreprise.
Article : Sahara : l’élection de de la Espriella peut-elle faire basculer la position de la Colombie ?
De Bogota à Rabat, l’élection d’Abelardo de la Espriella est observée au-delà de son seul enjeu colombien. Le nouveau président succède à Gustavo Petro, qui avait rétabli les relations avec la "rasd" trois jours après son investiture et multiplié les signaux favorables au polisario. Pour le Maroc, la question est désormais de savoir si cette ligne survivra au retour de la droite au pouvoir.
Article : RGPH 2024 et découpage électoral au Maroc, analyse d'un fossé grandissant entre démographie et représentativité
L'urbanisation rapide confirmée par le recensement de 2024 interroge la physionomie de la future carte électorale marocaine. Alors que certaines banlieues connaissent une forte croissance et que des centres-villes se vident, le ratio d'habitants en âge de voter par député affiche des écarts sans précédent. Décryptage des tensions techniques, géographiques et politiques qui pèsent sur la préparation du scrutin de septembre 2026.