Un logiciel pour mieux anticiper les risques naturels au Maroc
Un logiciel a été mis en place par le ministère de l’Habitat qui permettrait de faire des simulations et donc faciliter la prise de décision en termes de planification, de gestion et d’accompagnement des territoires.
Le ministère de l’Habitat, de l’urbanisme et de la politique de la ville, en partenariat avec le ministère des Affaires générales et de la gouvernance et la coopération allemande au Maroc (GIZ), a présenté aujourd’hui une étude sur les risques naturels au Maroc. Les conclusions de cette étude a permis de mettre au point le RPS 2011 ainsi qu’un logiciel pour améliorer la prévention.
L’étude en question a retenu les cinq aléas auxquels le Maroc pourrait être confronté : les tremblements de terre, les inondations, la sécheresse, les tsunamis et les glissements de terrain. Elle a servi à améliorer la première version du RPS 2000 vers une nouvelle RPS 2011. Celle-ci permet désormais de cartographier le Maroc en cinq régions sismiques au lieu de trois précédemment. En outre, elle apporte une nouvelle approche de gestion des risques orientée prévention plutôt que crise.
Pour mémoire, les régions les plus exposées aux risques naturels sont Agadir, El Hoceima, Tanger et la région de l’Ouest.
Le séminaire, qui se tient jeudi 13 juin au siège du ministère de l’Habitat, de l’urbanisme et de la politique de la ville à Rabat, a été ouvert par les deux ministres Nabil Benabdallah et Najib Boulif.
Dans son mot d’ouverture, Nabil Benabdallah a souligné l’importance du sujet et sa corrélation avec les préoccupations de son ministère. En effet, en raison des catastrophes naturelles, les dégâts matériels et humains peuvent dépasser les millions de dirhams, plus exactement 850 millions DH par an comme le précise l’étude. Le ministre a mis en avant la sensibilité de certaines zones telles les médinas, les provinces de certaines villes et des régions sévèrement confrontées aux inondations pour en déduire l’importance de la mise en œuvre d’une politique de prévention pour anticiper ces risques et limiter leur danger.
De sa part, Najib Boulif a confirmé l’appui de son ministère au programme de prévention en cours de préparation avec notamment des partenaires internationaux dont la Banque mondiale, le GIZ (coopération allemande au Maroc) et l’Agence suisse de développement et de la coopération.
« Nous souhaitons agir sur la prévention par deux manières : d’abord en réglementant l’acte de bâtir, en publiant les réglementations techniques dont l’actualisation du RPS, le RPSR, le projet de règlement général sécurité incendie dont le décret est en phase finale, en plus du code de construction » nous éclaire une source habilitée au ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme. Et d’ajouter : « Il y’a également la prise en considération de la dimension du risque dans les documents de l’urbanisme dont les plans d’aménagement »
Le séminaire sera suivi d’une formation afin de « renforcer les capacités des ressources en charge de la planification urbaine, des agences urbaines du royaume et des structures centrales du ministère de l’Habitat, de l’urbanisme et de la politique de la ville, quant à l’importance de la prise en considération des risques naturels lors de l’élaboration des documents d’urbanisme », selon le communiqué émis à l’occasion.
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