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Mezouar: la crise actuelle n’est pas une fatalité

Le président du Rassemblement national des indépendants (RNI), Salaheddine Mezouar a appelé le gouvernement à assumer entièrement ses responsabilités sur le plan économique et à ne pas se complaire dans la fatalité, estimant que l'actuel exécutif a hérité d'une situation macroéconomique stable.

Mezouar: la crise actuelle n’est pas une fatalité

Le 21 mai 2013 à 14h10

Modifié 21 mai 2013 à 14h10

Le président du Rassemblement national des indépendants (RNI), Salaheddine Mezouar a appelé le gouvernement à assumer entièrement ses responsabilités sur le plan économique et à ne pas se complaire dans la fatalité, estimant que l'actuel exécutif a hérité d'une situation macroéconomique stable.

«Le gouvernement doit assumer entièrement son devoir de gérer des dossiers économiques complexes et ne pas se contenter de discours» ou se complaire dans le fatalisme, a plaidé M. Mezouar, lors du Forum de la MAP, organisé mardi sous le thème «Analyse de la conjoncture politique: Rôle et place du RNI».

«La crise actuelle n'est pas une fatalité», a estimé M. Mezouar, arguant que l'ancien gouvernement a pu faire face à la crise économique mondiale, qui s'est déclenchée en 2008, en mettant au point des mécanismes nouveaux et en préservant les atouts et la position du Maroc.

Pour Salaheddine Mezouar, l'exécutif s'est «retranché dans le discours de facilité, en justifiant tout par la crise et le legs des gouvernements précédents» .

A ses yeux, l'actuel gouvernement a hérité d'un nouveau contexte, conforté par une nouvelle constitution qui lui octroie de larges prérogatives. Il a de même hérité, poursuit-il, de stratégies sectorielles qui commencent à donner leurs fruits sur le plan macro-économique.

Prévenant de ne pas «induire en erreur l'opinion publique» sur notamment le recul des indicateurs économiques, le président du RNI a rappelé, à titre d'exemple, que si l'année 2011 s'est terminée par un déficit de l'ordre de 6,1%, le taux moyen durant quatre ans (2008-2011) s'est chiffré à 3%. «Nous avons maitrisé l'inflation, augmenté les salaires et réglé des problématiques sociales en 2011, en dépit de grandes pressions», a-t-il plaidé encore.

Pour le président du RNI, «nous avons assumé nos responsabilités et avons balisé la voie à l'actuel gouvernement pour qu'il puisse gérer la chose publique dans un cadre social stable».

Da l'avis de M. Mezouar, l'actuel gouvernement se doit de régler la situation économique en travaillant sur trois piliers. Le premier concerne «le choc de la crédibilité» en reconnaissant ses erreurs et en révisant son approche de traitement de la chose publique. Le deuxième est en relation avec le «choc de confiance»: il est impossible dans le monde actuel de gérer la chose publique en recourant à la logique des conflits et en ne faisant pas confiance aux personnes et aux institutions, la confiance étant «essentielle pour contribuer au renforcement des capacités du pays», estime M. Mezouar.

Le 3e pilier a trait au «choc de croissance». Il s'agit, d'après le président du RNI, de «réviser notre capacité à accélérer la dynamique des stratégies sectorielles» en vue d'attirer les investissements et de relancer l'emploi.

Salaheddine Mezouar a également souligné dans ce contexte l'importance de porter un intérêt particulier à la classe moyenne, «un élément essentiel pour booster l'économie, à travers la consommation et la contribution à la prise de mesures économiques pertinentes».


 

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