Le textile à usage technique intéresse l’Amith
Le plan textile marocain se fixe pour objectif d’assurer les besoins en textile à usage technique. La fabrication locale pourrait atteindre les 18 milliards de DH d’ici 2025.
« Étudié de manière très attentionnée dans toutes ses dimensions et ses composantes, le modèle de textile à usage technique est l’activité où les possibilités de synergies avec les autres stratégies sectorielles sont les plus réelles », nous explique Mohamed Tazi, directeur général de l’Association marocaine des industries du textile et de l’habillement (Amith). Des stratégies auxquelles le développement du textile à usage technique (TUT) peut apporter une valeur ajoutée industrielle indéniable.
Ce modèle, utilisé dans l’industrie automobile, le BTP ou d’autres secteurs comme l’agriculture et le tissu médical, occupe une place très importante dans le cadre de la vision 2025 pour le secteur élaboré par l’Amith en partenariat avec le ministère.
« Aujourd’hui, le besoin national est estimé à 7 millions de DH de tissu technique servi en grande majorité par l’import. C’est un chiffre énorme qui pèse lourd dans notre balance commerciale », estime Mohamed Tazi. L’objectif du plan textile en matière de TUT consiste d’abord à accompagner le développement industriel du Maroc en adressant le marché national par l’import-substitution.
« A l’horizon 2025, le marché sera de l’ordre de 16 à 18 milliards de DH fabriqué localement » estime Mohamed Tazi.
Avant de s’orienter progressivement vers les exportations sur les marchés ouest-africains, autour des produits ayant fait leurs preuves sur le marché domestique, l’objectif de la vision 2025 est également de promouvoir l’export vers l’Union européenne. « Tout cela en capitalisant les forces actuelles sur le marché des transports : automobile et aéronautique », nous explique Mohamed Tazi.
De son côté, le président de directoire de l’ESITH Mohamed Lahlou a affirmé que le développement du textile à usage technique et industriel constitue une nouvelle orientation pour l'école, aussi bien au niveau des offres de formation que dans la gamme des services proposés par cet établissement aux entreprises.
« Ces services portent sur la formation d'ingénieurs, le diagnostic stratégique, l'audit, l'étude de marché, la formation continue et l'analyse de laboratoire », nous a expliqué Mohamed Lahlou. Il considère que le déploiement d’un plan TUT pour accompagner le développement industriel doit être conçu comme un objectif national.
Selon Mohamed Lahlou, en ce qui concerne le respect des normes internationales de fabrication, « l’Etat doit accompagner les industriels en mettant leur disposition les mesures nécessaires pour réussir le passage au TUT. »
À découvrir
à lire aussi
Article : Le Maroc et l’UE lancent un programme de 3,7 milliards de DH pour la politique nationale de l’eau
L’enveloppe combine 48 millions d’euros de subventions européennes et 300 millions d’euros de prêts concessionnels mobilisés auprès de la KfW, de la CDP italienne et de l’AFD, avec un appui ciblé sur les sécheresses, les inondations et la préservation des eaux souterraines.
Article : Mafoder lance une nouvelle filiale à Dakhla
Le groupe porté par Ibrahim Slaoui accélère son développement en s’implantant à Dakhla.
Article : Médicaments : derrière la réforme des AMM, la bataille des délais et des prix
Le Parlement a commencé à examiner l’une des réformes les plus sensibles du secteur pharmaceutique. Adopté le lundi 1er juin 2026 en commission, le projet de loi 27.26 est présenté par le gouvernement comme une mise à niveau urgente, mais plusieurs parlementaires y voient une réponse encore trop partielle aux blocages du secteur. Au centre du débat, les AMM, ces autorisations techniques dont les retards peuvent peser directement sur la concurrence et le portefeuille des patients. Explications.
Article : Mineures de Kariat Ba Mohamed : la FLDF veut se constituer partie civile
L’organisation féministe réclame une prise en charge psychologique, sociale et médicale des victimes présumées et appelle à la création d’un comité d’avocats pour suivre la procédure ouverte après plusieurs interpellations.
Article : Bourse de Casablanca. Le MASI décroche de 1,8%, plombé par le repli des valeurs minières
La Bourse de Casablanca a terminé la séance du 2 juin 2026 dans le rouge. Le MASI a perdu 1,79%, pénalisé notamment par le repli des valeurs minières. La capitalisation boursière est revenue à 1.082,6 milliards de dirhams, tandis que les échanges ont atteint 334,3 MDH.
Article : Comarit : douze ans après la faillite, les biens de feu Abdelali Abdelmoula toujours dans le viseur
Plus de deux ans après le décès du fondateur de la Comarit, le juge-commissaire poursuit les opérations de réalisation de son patrimoine. Depuis mars 2026, plusieurs biens immobiliers situés à Tanger font l'objet de nouvelles expertises en vue de leur vente. Une énième séquence d'une procédure ouverte en 2014 et qui continue de mobiliser des créanciers représentant plusieurs centaines de millions de dirhams.