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ECONOMIE

Dakar fait sa com’ à l’occasion du Centenaire du port de Casablanca

Parmi les stands dressés à l’occasion du centenaire du port de Casablanca, outre les traditionnels groupes OCP, Marsa Maroc et ONCF, sont également représentés de nombreux ports européens et africains. Zoom sur le Port autonome de Dakar.

Dakar fait sa com’ à l’occasion du Centenaire du port de Casablanca
Dalal Saddiqi
Le 3 avril 2013 à 15h37 | Modifié 3 avril 2013 à 15h37
Parmi les stands dressés à l’occasion du centenaire du port de Casablanca, évènement qui a ouvert ses portes le 2 avril 2013 et mettra l’histoire portuaire marocaine sous les feux des projecteurs jusqu’au 22 juin, outre les traditionnels groupes OCP, Marsa Maroc et ONCF, sont également représentés des ports français, italiens, belges et sénégalais.
La présence de ces différents ports à l’occasion de son centenaire témoigne des relations que le port de Casablanca a tissées avec de nombreux ports, qu’ils soient africains ou européens. Sans compter que « bien qu’ils ne soient pas représentés physiquement à travers des stands, la Mauritanie, le Soudan et le Congo sont également présents.», nous a précisé Mohamed Benabdenbi, président du comité d’organisation du centenaire.
 
Renforcer la coopération entre le Sénégal et le Maroc
 
A ce propos, M. Fall, responsable du stand du port autonome de Dakar nous a déclaré : « Vous n’êtes pas sans savoir que le roi du Maroc a récemment effectué une visite à Dakar, dans le cadre de la redynamisation de l’axe Dakar-Rabat. Notre présence est donc aussi pour nous, en tant que portuaires de Dakar, l’occasion de redynamiser les accords qui ont toujours existé entre le port de Casablanca et celui de Dakar ».
Une occasion également pour le Port autonome de Dakar de redynamiser les anciens accords passés avec le port de Casablanca. Massata Fall nous a en effet déclaré que « les accords sont restés jusque-là assez statiques. Nous allons donc profiter de notre présence pour revoir tous nos axes de coopération afin de redynamiser nos accords ».
Aussi, à travers son stand, qui restera dressé 15 jours, le port autonome de Dakar pourra communiquer sur  les opportunités qu’il peut offrir aux opérateurs et hommes d’affaires marocains intéressés. « D’autant que nous avons une forte communauté marocaine au Sénégal, dont de nombreux hommes d’affaires, qui pourront acheminer des marchandises du Maroc vers le Sénégal. Tout cela devrait donc être facilité par de nouveaux accords », nous précise la même source.
 
Le port de Dakar veut se positionner en tant que hub régional
 
Les ports africains sont actuellement en perpétuelle mutation en termes d’infrastructures, et cherchent à s’adapter en termes d’infrastructures modernes pour accueillir du trafic. C’est le cas du port de Dakar qui vient de réhabiliter son terminal à conteneurs et qui a désormais un terminal dédié au trafic relié et qui va lui permettre de desservir les autres pays de la côte ouest africaine.
D’ailleurs le trafic portuaire à Dakar, qui est en pleine évolution, devrait croître de 11,2 millions de tonnes en 2011 à environ 12 millions de tonnes en 2012, selon M. Fall. Doté d’une plateforme logistique de 21 hectares, composée de hangars, de terre-pleins, d’aires de stationnement pour gros porteurs et de bureaux de douane, le port de Dakar ambitionne de se positionner comme un hub et une plateforme de référence. « Nous avons une position stratégique exceptionnelle par rapport aux autres ports de la région, qui nous permet d’accueillir des navires 24/24h, nous sommes certifiés Iso 9001 entrée sortie navires et nous avons des infrastructures de dernières générations capables d’accueillir le trafic des autres pays », renchérit M. Fall. Puis d’ajouter que « certes, il y a beaucoup de choses à faire, mais nous y travaillons car notre objectif est de faire de Dakar le port de l’excellence de la côte ouest-africaine à l’horizon 2023 ».
 
Dakar est un donc un maillon fort de la nouvelle dynamique de la communauté portuaire africaine. Il est d’ailleurs en concurrence directe avec le port d’Abidjan concernant le marché malien.
« Nous devançons la Côte-d’Ivoire car nous sommes un pays lié au mali par des accords. Le mali dispose d’entrepôts au niveau du Sénégal, et inversement. Nous avons également mis en place des facilitations tarifaires qui nous ont aidé à conforter le trafic malien.», nous explique M. Fall.
 
Une volonté de logistique intégrée
 
Concernant la gestion logistique intégrée, qui entend pouvoir acheminer des marchandises par route et par rails, le port de Dakar est encore loin du but.
Néanmoins, en ce qui concerne les infrastructures portuaires, le port de Dakar a pris les devants pour réhabiliter les routes et a notamment créé une boucle de contournement dans sa partie nord, qui permettra de desservir les zones limitrophes et de désengorger le port.
« Pour le feroviaire, il y a encore beaucoup de choses à faire, mais il y a une réelle volonté étatique et le projet est très avancé.», conclue la même source.


 

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Dalal Saddiqi
Le 3 avril 2013 à 15h37

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