img_pub
Rubriques

S’écouter vivre dans le tintamarre de la réclusion et rendre le cœur léger

Dans cette chronique, Hassan Hami interroge la manière dont les contraintes sociales et professionnelles peuvent, à certains moments, être perçues non plus comme un cadre structurant mais comme une entrave à la vie elle-même.

Le 3 juin 2026 à 16h33

Cette chronique va surprendre. J'en suis absolument convaincu. Du reste, j'ignore pourquoi je l'écris. Une question principale qui me taraude l’esprit : à quel moment en arrive-t-on à la conclusion que les contraintes sociales et professionnelles deviennent une barrière contre la vie ? Deux questions subsidiaires : quelle signification donner aux notions du devoir et du sacrifice appliquées à toutes les actions humaines, et qu’obtiendrait-on en échange ?

On pourrait me rétorquer que la définition de la vie est complexe et que toute tentative en la matière est dérisoire. Ma réponse serait que nous vivons dans (et expérimentons) plusieurs dimensions à la fois ; une évidence qui relativise toutes les vérités dites premières sur la légitimité de notre existence et nos privilèges hypothétiques par rapport aux autres créatures. Une réponse cavalière ? Peut-être…

Au début du siècle dernier, on demanda à un écrivain français, qui avait fui la vie paisible entre la Bretagne et la Normandie, pourquoi il avait choisi la solitude dans une île isolée au milieu de l'océan Atlantique ? Il répondit : "Je m'écoute vivre, et c'est un bruit agréable". Il avait quitté la France pour aller s’installer provisoirement au milieu des vagues.

On partit le chercher pour le convaincre de rentrer et de faire la paix avec les siens. Il accepta dans un premier temps. À quelques centaines de mètres de l’arrivée à bord de son embarcation de fortune, il vit une centaine de personnes amassées sur le quai pour l’accueillir comme il se devait. Il rebroussa chemin et regagna l'espace bleu. Il préféra s’écouter vivre loin des tintamarres d’une vie otage des attentes imposées par des autres.

Silence bavard

Sans me laisser entraîner dans un verbatim loufoque, je ne résiste pas à la tentation de rappeler des scènes observées ou des histoires lues qui invitent à la réflexion. Elles cadrent parfaitement avec le thème que je souhaiterais aborder. Une réflexion philosophique pour les uns. Une divagation intellectuelle pour les autres. Cependant, elle interpelle notre conscience sur des valeurs qui résonnent universellement, mais qui finissent, en définitive, par consacrer la solitude. Une situation que tout le monde vit en surfant inconsciemment sur plusieurs orbites.

La première scène est celle d'un Mikhaïl Gorbatchev aspiré par le souffle de la désolation et émoussé au plus profond de son âme. Il s'écoutait vivre, et c'était un bruit sarcastique. Il raconta dans un film documentaire qui lui était consacré tout ce qu'il avait fait pour sauver la Russie et empêcher qu’elle ne perde tout au change (entretiens avec le cinéaste allemand, Werner Herzog : Rendez-vous avec Gorbatchev, 2018). Il ne fut pas payé en retour. Il buvait jusqu'à la lie la déception qui frôlait l'humiliation.

Cette mort annoncée qui marqua le pas et cisela, à coups aléatoires, la dernière scène du film documentaire s’acheva par la lecture du poème ''Je m’en vais tout seul sur la grand-route'' du poète russe Mikhaïl Lourievitch Lermontov (1814-1841). Le rappel est solennel et triste, car ce poème est écrit quelques mois avant la mort tragique de ce dernier dans un duel à la fleur de l’âge.

Un poème qui scintille d’appréhension, de méditation et de prémonition : "Je m’en vais tout seul sur la grand-route/ Le silex reluit dans le brouillard/ Dieu énonce –et le désert écoute/ L’astre à l’astre lance un long regard/ Dans les cieux –accord et allégresse/ Et la terre dort comme un enfant/ Qu’est-ce qui m’attire et tant m’oppresse ?/ Ne regrette rien et rien n’attend (…)".

La deuxième scène est celle dans laquelle on voit Yasser Arafat, le leader palestinien, le visage pâle, les lèvres tremblotantes et les yeux vides absorbés par le spectre. On vient de lui coller sur le dos la responsabilité de l'échec des négociations de paix à Camp David (2000) sur la paix entre les Palestiniens et les Israéliens.

Arafat avait refusé de faire des concessions, notamment sur les questions d’Al-Qods et des réfugiés. On lui fera bien plus de griefs jusqu'à sa mort suspecte. Son incantation presque sublimatoire sur "la paix des braves", après la signature des accords d’Oslo en 1993, résonnait comme une cloche aux portes de l’enfer. Arafat n'eut pas un brin d’opportunité pour s'écouter vivre.

Gorbatchev a écrit ses mémoires (Mémoires : Une vie et des réformes, 1997). Ils pompent des vérités et des faits qui laissent pantois. Arafat ne l'a pas fait. Il aurait révélé des choses qui mettraient sens dessus dessous tout le narratif sur le militantisme, la Nakba, la trahison et la compromission. Il aurait dénoncé des dirigeants, des compagnons de route. Il aurait été dénoncé, lui-même, pour des actes et des décisions que la lutte du peuple palestinien dictait, mais qui auraient été fatales à la cause palestinienne.

Ces deux exemples peuvent être dupliqués et appliqués aux communs des mortels. Ces derniers qui s'identifient à des héros, à des personnalités légendaires sans y regarder de plus près. Le plus romanesque dans ces exemples, c'est le verbe, le mot juste (ou injuste) et les métaphores.

En somme, la perception que ces auteurs et ces dirigeants avaient de la vie qui fut la leur. Si bien que d'autres personnalités de renom commencent leurs mémoires par raconter des chapitres intéressants sur leur enfance et leur jeunesse. Bref, des tranches marquantes de leurs vies. On y découvre leurs préférences et choix idéologiques, leur évolution dans les arcanes de la politique –et de la vie. Elles tentent de justifier des décisions qui ne firent pas l’unanimité du temps où elles étaient au pouvoir.

Droit au chapitre dans un livre inachevé

On découvre surtout que ces préférences prirent une trajectoire différente de ce que ces personnalités souhaitaient faire de leurs vies. La vie… Oui, la vie qui regorge de surprises. Cependant, nous autres n'y comprenons que dalle. Par ignorance. Par surestimation de nos aptitudes cognitives. Par arrogance, tout simplement !

Il y a quelques semaines, alors que je fouillais dans mes archives à la recherche d'un bulletin de soins CNOPS (Caisse nationale des organismes de prévoyance sociale), avant d'aller consulter mon médecin. Je ressentais des douleurs inexplicables. Cependant, je me suis montré moins préoccupé que d'habitude. Ce faisant, je suis tombé sur une lettre manuscrite que mon frère A. H. m'avait envoyée, il y a plus de trente ans.

Une lettre si émouvante qu'elle m'avait ébranlé au plus profond de mon âme. C'est vrai que A. H. se comportait bizarrement au goût de la famille. Il était musicien et avait une plume séduisante. Il voyait des choses que nous considérions comme insensées, voire absurdes. Il parlait de la mort dans un langage difficile à décoder.

Cette passion pour les choses de la mort lui avait soufflé l'idée de rejoindre des factions palestiniennes pour se dégager de l'emprise de la mort sur son esprit. Une perception du devoir enveloppée dans une écharpe de sacrifice pour échapper à l’enfer du quotidien qui était le sien.

Dans l'impossibilité de réaliser ce rêve, il trouva un réconfort certain à être volontaire à la prison civile de Aïn El-Borja à Casablanca pour aider des jeunes prisonniers à préparer leurs diplômes de fin d'études secondaires. Le devoir et le sacrifice faisaient cause commune, cependant, ils ne pouvaient assouvir son désir de se surpasser – pour devenir un surhomme.

Alors en redécouvrant cette lettre pendant que je cherchais le bulletin de soins de la CNOPS, une main invisible m'a propulsé devant et m'a obligé à m'en saisir. Cette lettre est tombée pour résonner comme un rappel à l'ordre, comme une sorte d'hécatombe. Je l'ai relue. Une incision chirurgicale m'a traversé le cœur du fond en comble.

Mon frère était dans le désarroi, et je n'avais rien vu venir. Il n'était pas le seul ; d'autres membres de la famille affichaient ce regard plaintif dans le vide. La mort rôdait dans les parages. Je me suis rappelé l’histoire d'un étudiant marocain qui avait failli être condamné et mis en prison, à peu près à la même époque. Il ne s'était pas porté au secours de son ami français avec lequel il partageait une chambre à la cité universitaire.

Son ami lui avait dit qu'il allait se suicider. Il l'a laissé faire. Heureusement, des amis arrivèrent à l'instant où ce dernier était passé à l'action en se taillant une veine. On reprocha au Marocain son indifférence et sa cruauté. Il répondit que le choix de la vie et de la mort était une responsabilité individuelle, et que ce choix était sacré pour son ami français. Le comble, c'est que l'étudiant français s'insurgea contre les secouristes pour l'avoir sauvé de la mort.

Oui, ce texte sent le sinistre… Que l'on essaie d'aller au-delà de la syntaxe, de la grammaire pour apprécier les métaphores utilisées dans la lettre de mon frère. On lit l'introduction et déjà une mise en garde solennelle clignote pour annoncer un déluge programmé.

"Je remettrais toujours mon écriture sur les rails… Mais je déraillerais pour toi… Et je pianoterais mes mots distinctement sur un temps lent où tu déchiffrerais ma faiblesse sous-jacente aux temps forts de ma partition volage.''

''Il est vrai que cette partition a été, pendant longtemps, truffée de silence et tu ne supportais pas mes silences ! À cette heure où je t'écris, mes mots-soupirs s'accrochent à moi tout en haletant de désir et d'harmonie."

Oui, l’écriture sous la pression n’a jamais été une eau douce qui se dissout dans une cascade de fortune. Les silences dont parle mon frère dénoncent un état de solitude insupportable. Alors, il renie sa retenue et son doigté, comme l’a fait Gorbatchev en récitant le poème de Lermontov.

''Oui, continue-t-il, je ne chanterai pas pour les marchands des notes !" ''Je n'en finis pas de me gaver de gestes qui choquent plus qu'un mais qui ouvrent les portes du ciel pour le nouvel iconoclaste que je suis !''

"Et puisque Dieu doit compter avec un nouvel ennemi, je ne lui rendrai pas compte de mes actes négatifs, puisqu’au fond de lui-même, s'il ose y plonger, il saura l'acquis positif que j'en tire avec délectation perverse."

"Maintenant, on se respecte et je me brûlerai à coup de fadaises pour faire honneur à mon bûcher." (…) "Je pianoterais sur ces escaliers qui ne mènent nulle part, sur ces marches que je continue à gravir jusqu'à l'autel de toutes les perditions que Dieu a forgées pour piéger nos âmes. Amen !''

 Workaholisme-épée de Damoclès

Un instant où les sens se télescopent. Le devoir d’informer pour se dédouaner, et le sacrifice de se démasquer au risque de récolter l’incompréhension, voire l’humiliation. Une confession savamment dissimulée qu’Anna Akhmatova (1889-1966), la poétesse russe, décrit de sublime manière dans son poème intitulé "Nuit" :

''Comme une pierre blanche au fond d’un puits/ Dort en moi un souvenir / Je ne peux pas, je ne veux pas me battre/ Il est joie, il est souffrance (…) / Je sais que les dieux ont transformé/ Des hommes en objets, sans tuer la conscience / Pour que vive à jamais ce miracle de douleur/ Tu es transformé en un souvenir.''

  1. H. se laisse emporter : "Je réveillerai mes morts pour savoir quel écho ont mes gammes nouvelles sur la nuit informe qu'ils ont construite en architecte maladroit à force de penser à leur avenir… Mon métronome prend des allures folles et c'est vrai que ma montre est en avance sur mon âge… J'aimerais regarder ma fin avant les autres…"

La plupart des écrits romanesques décrivent une quête initiatique, une sorte de confirmation ou de récusation des choix opérés. À y réfléchir de plus près, les personnalités de renom et le commun des mortels ressentent, à des degrés différents, la même anxiété et la même phobie : celle de passer à côté de la vie. Ils écrivent et font des déclarations pour affermir leur droit au chapitre, pour vivre en paix et valoriser tout simplement le destin commun.

Oui, comme le fait Mahmoud Darwich (1942-2008) dans son poème "Pense aux autres فكر بغيرك" qui fait partie de son recueil كزهر اللوز أو أبعد (2005): "Quand tu prépares ton petit-déjeuner, pense aux autres (N'oublies pas le grain aux colombes) / quand tu mènes tes guerres, pense aux autres (N'oublie pas ceux qui réclament la paix) / Quand tu règles la facture d’eau, pense aux autres (qui tètent les nuages) / Quand tu rentres à la maison, pense aux autres (N'oublie pas le peuple des tentes) / Pendant que tu te libères dans les métaphores, pense aux autres (ceux qui ont perdu leur droit à la parole). Pendant que tu penses aux autres, pense à toi-même (dis : pourvu que je fusse une bougie dans le noir)''.

Le noir traduit le besoin d’éclairer, de raviver la visibilité et d’aiguiser la vision. La lumière souhaitée ne peut rien faire contre l’entêtement… qui ne signifie ni devoir, ni sacrifice. Cependant, les réverbérations donnent de l’espoir à petit feu qui résiste à l’anéantissement.

Lors d'un discours, prononcé devant le parlement de la Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste, Mouammar Kadhafi (1942-2011) sort de la ligne et s'adresse aux diplomates présents en les qualifiant d'espions. Douche froide parmi l'assistance ! Parce que Kadhafi était capable de tout. Et pour cause, il avait écrit Le Livre vert (1975) que personne n'a vraiment pris au sérieux.

Kadhafi y présentait sa lecture de la démocratie et de la politique dans un style populiste et démagogique. Il avait surtout peur de se faire larguer par ses mentors, les Américains qui commençaient à le considérer comme un fardeau. Au lieu d’être un proxy docile, Kadhafi ne voulait plus être utilisé par les Américains, qui l’avaient aidé à accéder au pouvoir en 1969.

Les Américains eurent l'intention d'humilier l’Égyptien Gamal Abdel Nasser (1956-1970) et le Syrien Noureddine al-Atassi (1966-1970), déjà sous la domination de Hafez al-Assad (1930-2000), qui se préparait à s’emparer du pouvoir en 1971.

Sens de la mesure troublé par un bémol-rebelle

Le devoir et le sacrifice qui empiètent sur le droit à une vie sereine et paisible. Un ancien ami de classe de Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères, lui posa la question de savoir comment il faisait pour dormir avec la charge immense qui pesait sur ses épaules.

Il s'inquiétait du fait que le chef de la diplomatie russe fût tout le temps en voyage aux quatre coins du monde. Lavrov lui répondit, en faisant la moue, qu’outre le fait de fumer plusieurs cigarettes par minute, il dormait dans l'avion. Il n'aurait pas le choix, devoir et sacrifice obligent. Lavrov s’écoute vivre en surfant avec la fumée des cigarettes et les brouillards de cette malédiction appelée "diplomatie".

Le devoir et le sacrifice peuvent être des prétextes pour faciliter le retour des retraités politiques sur la scène avec l’espoir de se faire remarquer. Éjectés politiquement, ils ne peuvent le reconnaître sur l'échiquier social, très daltonien à leur goût. Selon eux, le devoir et le sacrifice ne valent rien sans le regain de renommée, sans un grain de sel qu’ils peuvent injecter peu importe le prix à payer. La plupart ont fait long feu ; le miracle en politique est une sacrée plaisanterie.

Puis, il y a la fête du Grand Sacrifice récemment célébrée. Comble d’ironie, au lieu de s’extasier de la joie des retrouvailles entre les membres de la famille, la plupart constatent que la hiérarchie est bouleversée. Les parents et grands-parents sentent le vide autour d'eux. On leur rend visite, mais bien plus tard – le lendemain de la fête parmi les plus veinards d'entre eux. Ils ne s'écoutent plus vivre. Ils deviennent conscients que tous les sacrifices consentis par devoir ne valent rien aux yeux de leur progéniture.

  1. H. dépité, écrit : ''Je blasphémerais les Proust, les Flaubert… Je leur dirais, avec le tact de leurs mots, que l’écriture devrait vivre avec un estomac malade, avec la platitude de l’existence et avec cette folie sage qui fait enfermer l’artiste dans le recueillement pour qu’il puisse produire sa propre mort en illuminé à la Moïse, quoiqu’il sache que le lendemain de son œuvre complète est un espace de décrépitude et d’anéantissement.''

Devoir, sacrifice, hallucination…

  1. H. clôt le débat en se projetant dans l’inconnu salvateur, l’inconnu déni et résurrection : ''Quel plaisir que de se trouver sous la douche des erreurs transformée pour la circonstance en douches de lumière sur une certaine scène et quel spectacle de voir les spectateurs applaudir leurs propres erreurs…''
  2. H. retrouve sa ferveur poétique et récite : ''Ah si tu savais / Quelle fête ! / Pourtant/ J’ai reçu sans emballage/ Toute une plage de mots/ Pour bronzer ma peau/ Aux arpèges des maux… qui déferlent sauvages/ Sur mes dimanches sans repos/ (…) Ah si tu savais/ Quelle fête/ Pourtant…/ J’ai siroté jusqu’à la lie/ Ton breuvage enivrant/ Ta parole à ramages/ Tissée au hasard des sons/ Ton regard emporté par les vents/ Vers des paysages sans noms/ Le regard nu qui clignote à l’avenant des bienvenus/ Aux accostages nouveaux/ (…) Et ce mal…/ ce mal de tête/ Ce mâle sans femelle/ Ce mal entendu derrière une porte/ Ce malentendu/ Ce mal… tendu/ En guise de plat où/ Sans résistance/ Je servais ma tête/ Pour me payer ma tête !/ Ah quelle fête !/ Si tu savais ! ''
  3. H. s’écoutait vivre, et ce fut un bruit agréable, malgré le poids du chagrin et la révolte meurtrière de ne pas être entendu dans son éternel malentendu… mal tendu… À l’instar de Gorbatchev, d’Arafat, d’Akhmatova, de Darwich, de Proust et de Flaubert, le devoir et le sacrifice, selon lui, passent avant tout par le droit à la parole, même quand on se fait mal.

Le drame dans les messages de ce genre réside dans le fait qu’on ne les perçoit pas en leur temps, alors qu’ils survolent nos têtes, meublent notre solitude scandaleuse et vocifèrent de rage devant notre passivité et notre indifférence. Si on en prend conscience plus tard, ce n’est pas un moindre apprentissage pourvu que l’on reconnaisse nos fadaises, nos divagations et nos incohérences. L’orgueil transparent et l’aveuglement ne peuvent que nous conduire vers un mur…

Cependant, les moutons et les brebis sacrifiés depuis peu par des souscripteurs au devoir et au sacrifice, au prix d’un endettement assassin – et après sept années de sécheresse – n’ont pas eu la chance de s’écouter vivre. Ainsi que d’autres meutes, piégées par les rayons d'une lueur factice qui puise dans une lumière aveuglante et tortionnaire.

Le droit à la parole est un luxe dont seuls les aventuriers de la plume et les iconoclastes s’emparent pour interpeller les vérités premières fondées sur des valeurs vagues telles que le devoir et le sacrifice.

Toutefois, malgré l’illusion, parler, confesser, bouger allègent le fardeau sur nos épaules. Le cœur se sent s’envoler et poussé par une béatitude inespérée… Il bat si intensément qu’il embrasse l'extase pour renaître à la vie.

Ah, si je savais… Cette sérénade agréablement divine… cette trappe qui se veut une échappatoire pour y voir plus clair. Juste une lettre dénichée dans mes archives… Combien en existe-t-il dans le livre de notre entendement ! Hélas ! On ferme les yeux et on s’injecte l’élixir de la réclusion.

Par
Le 3 juin 2026 à 16h33

à lire aussi

Swissport Maroc envisage le rachat de Swiftair.
Quoi de neuf

Article : Swissport Maroc envisage le rachat de Swiftair.

Le Conseil de la concurrence a annoncé avoir été notifié d’un projet de concentration économique portant sur la prise de contrôle exclusive de Swiftair Maroc par Swissport Maroc, opérant dans les services au sol aéroportuaires.

Législatives 2026 : le RNI dévoile une liste de 89 candidats
Elections 2026

Article : Législatives 2026 : le RNI dévoile une liste de 89 candidats

Le Rassemblement national des indépendants (RNI) a dévoilé, ce vendredi 5 juin, la liste de ses candidats aux prochaines élections législatives, à l’issue de la validation par la Commission nationale des élections de l’ensemble des candidatures présentées dans les différentes régions du Royaume.

Les prévisions météo pour le samedi 6 juin
Les prévisions quotidiennes

Article : Les prévisions météo pour le samedi 6 juin

Voici les prévisions pour le samedi 6 juin 2026, établies par la Direction générale de la météorologie : - Temps assez chaud à localement chaud […]

Bourse de Casablanca. Le MASI termine en baisse de 0,24% ce 5 juin
La séance du jour

Article : Bourse de Casablanca. Le MASI termine en baisse de 0,24% ce 5 juin

La Bourse de Casablanca a clôturé la séance du 5 juin 2026 en baisse. Le MASI a perdu 0,24% à 18.519,03 points, dans un marché marqué par le recul des valeurs minières et un volume d'échanges de 216,4 MDH.

MEDI1TV obtient l’autorisation officielle de diffusion au Mali
Quoi de neuf

Article : MEDI1TV obtient l’autorisation officielle de diffusion au Mali

MEDI1TV annonce la signature d’une convention avec la Haute Autorité de la communication (HAC) de la République du Mali autorisant l’établissement, l’exploitation et la diffusion de ses programmes sur le territoire malien.

Cinémas : Marjane vise le rachat de Wafa Assurance Movie Theater Company
BUSINESS

Article : Cinémas : Marjane vise le rachat de Wafa Assurance Movie Theater Company

Marjane Holding poursuit sa diversification dans les loisirs. Le groupe prévoit l’acquisition de 100% de la société Wafa Assurance Movie Theater Company, spécialisée dans l’exploitation de salles de cinéma.

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.

Toute l'actualité