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“Courage naissant”: Trump confronté à une opposition républicaine croissante

“Courage naissant”: Trump confronté à une opposition républicaine croissante
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Le 5 juin 2026 à 17h02

Donald Trump a l'habitude que les élus républicains lui obéissent. Mais des signes de dissension apparaissent au moment où son parti regarde avec nervosité approcher les législatives cruciales de mi-mandat.

Du vote contre la guerre en Iran à la grogne contre son projet de "fonds anti-instrumentalisation de la justice" en passant par sa coûteuse salle de bal à la Maison Blanche, le président américain de 79 ans se heurte à un mécontentement grandissant parmi ses troupes.

Donald Trump a en parallèle atteint son taux d'approbation le plus bas, ce qui renforce la crainte des républicains de perdre le contrôle du Congrès lors des législatives de novembre.

"Les républicains examinent leurs propres sondages et se rendent compte que Trump est en train de devenir un boulet pour leurs chances de réélection", explique à l'AFP Larry Sabato, politologue à l'université de Virginie.

Le président républicain semble lui de plus en plus las des combats politiques, préférant parler de grands projets qui lui sont chers, comme la tenue d'un combat de MMA à la Maison Blanche pour son 80e anniversaire.

Les républicains craignent que le président n'apparaisse comme déconnecté de la réalité.

- "Antipatriotique" -

Le plus gros revers pour Donald Trump a eu lieu jeudi, quand la chambre des représentants a approuvé une résolution ordonnant le retrait des troupes américaines dans le conflit contre l'Iran.

Le président américain s'est insurgé sur les réseaux sociaux contre une initiative "antipatriotique", s'en prenant aux quatre députés républicains ayant voté pour le texte avec les démocrates.

Depuis son retour au pouvoir en janvier 2025, Donald Trump tient le parti républicain d'une poigne de fer, les élus conservateurs accédant à la quasi totalité de ses exigences et aux objectifs de son programme "Maga" (Make America Great Again).

Il y a eu des couacs, en particulier lors du vote en faveur de la publication du dossier Epstein.

Mais les conséquences économiques de la guerre en Iran, avec l'accélération de l'inflation, sont une épine dans le pied de républicains gênés de devoir défendre les priorités de Donald Trump quand leurs électeurs s'inquiètent du coût de la vie.

Les républicains "commencent à montrer les premiers signes d'un courage naissant", a estimé l'éditorialiste Rex Huppke dans USA Today.

Certaines des priorités présidentielle ont été examinées par les sénateurs lors d'un marathon législatif jeudi et vendredi, en particulier un fonds de 1,8 milliard de dollars censé dédommager ceux que l'administration Trump présente comme des victimes d'une justice partisane, une "caisse noire" qui a scandalisé les démocrates mais aussi certains républicains.

L'administration Trump a annoncé renoncer à ce projet cette semaine mais le président américain a dit mercredi qu'il y tenait toujours.

- L'importance des défections -

Autre demande problématique, un milliard de dollars réclamés par Donald Trump pour la nouvelle salle de bal de la Maison Blanche, abandonnée avant d'être mise au vote.

Des nominations font également grincer des dents, comme le souhait du président de nommer à titre permanent son ancien avocat personnel Todd Blanche comme ministre de la Justice.

Mais malgré ces fissures, la mainmise de Donald Trump sur le parti républicain reste importante.

Le Sénat a approuvé vendredi un texte budgétaire de près de 70 milliards de dollars pour la lutte contre l'immigration malgré les polémiques autour des pratiques de la police de l'immigration (ICE) et de la police aux frontières (CBP).

Donald Trump a également soutenu avec succès des candidats "MAGA" face à des dissidents républicains lors de primaires.

Mais cela pourrait également se retourner contre lui selon Larry Sabato.

"Il a battu ou poussé vers la retraite plusieurs sénateurs et députés. En somme, il les a humiliés publiquement, donc maintenant ils n'ont pas l'intention d'accorder la moindre faveur à Trump", analyse le politologue. Dans les deux chambres du Congrès, la majorité républicaine est "serrée et quelques défections peuvent avoir de l'importance."

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Le 5 juin 2026 à 17h02

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