L’ordre arabe et le dilemme de la transition du système international
Face aux fractures internes et aux bouleversements géopolitiques, le monde arabe semble enfermé dans un cycle d’impasses. Est-il condamné à rester spectateur de son propre déclin ou peut-il encore se réinventer pour peser dans l’ordre régional et mondial ? Une analyse de Hassan Hami.
Les nostalgiques d’un âge d’or potentiel se posent une série de questions. Où va le monde arabe ?
De crise en crise, le bout du tunnel replonge le système arabe dans une situation de déjà-vu. Quelles sont les causes de l’impasse dans laquelle se trouve ce système ? Sont-elles anciennes ? Sont-elles nouvelles ? Sont-elles la conséquence de lectures erronées de l’évolution de la géopolitique dans le monde et dans les sous-systèmes régionaux ? Quel rôle les pays arabes peuvent-ils jouer dans des projets de création d’un ordre moyen-oriental dans lequel ils ne seraient pas des acteurs spectateurs ou des cibles de la rotative des changements ?
Autant de questions qui recèlent des éléments objectifs et surtout beaucoup de spéculations qui deviennent encore plus urgentes en raison de l’escalade militaire au Moyen-Orient entre Israël, l’Iran et les États-Unis. Justement, le travail des observateurs éclairés est d'agir pour que les spéculations, qui sont nécessaires dans l’évaluation des choses, ne l’emportent pas sur l’analyse objective qui permettrait aux décideurs de prendre les décisions idoines. Ainsi un état des lieux s’impose avant de livrer une lecture synthèse.
Ordre ou désordre arabe
Cependant, il faut définir un certain nombre de concepts et de dictons qui sont en vogue. Premièrement : qu’est-ce qu’on entend par Ordre arabe ? Un système sous-régional bien structuré ou une construction d’esprit ? Généralement, les politologues associent l’ordre régional à l’existence d’organisations régionales dans lesquelles des questions d’intérêt commun sont débattues – et éventuellement accompagnées par la recherche des voies et moyens à même de résoudre les litiges pendants ou des conflits interétatiques endémiques.
Au sein du monde arabe, outre la Ligue des États arabes (LEA) créée en 1945, il y a trois organisations sous-régionales, en l’occurrence le Conseil de coopération du Golfe (CCG) créé en 1981, le Conseil de coopération arabe (CCA) créé en 1981 et l’Union du Maghreb arabe (UMA) créée en 1989.
Ces organisations ont pris naissance dans des circonstances géopolitiques dont l’intelligibilité prête à confusion, car le processus de leur éclosion a été le résultat d’une série de marchandages complexes. Ceci est évident, mais la confusion viendrait des interprétations en même temps politiques et académiques auxquelles elles ont donné libre cours.
→Deuxièmement, la nature n’aime pas le vide. À cet égard, l’absence d’une volonté politique sincère pour aider à faire naître un ordre arabe en pleine possession de ses moyens a été la résultante de plusieurs facteurs.
Un, l’ascendance de l’idéologie par rapport à la réalité du terrain. Pendant quatre décennies au moins, le monde arabe a été façonné à la lumière du conflit Est-Ouest, de la perception de la lutte entre progressistes et conservateurs et de la gestion dans la précipitation des revendications intranationales.
Deux, l’indépendance des pays arabes qui ont été sous la colonisation a vu naître des conflits frontaliers, justement pour corriger les anomalies et les injustices provoquées par la colonisation. Les notions d’intangibilité des frontières et de droits acquis ont été prisées pour persuader les uns et dissuader les autres.
Trois, pendant trois décennies (1950-1970), le discours panarabe a conditionné l’opinion publique arabe. Les moyens de communication ayant été sous contrôle des appareils étatiques, un seul son de cloche a été entendu. Le panarabisme a été renforcé par le panislamisme au lendemain de l’incendie de la mosquée al-Aqça, en 1969.
Quatre, une parenthèse a été ouverte au lendemain de l’effondrement de l’Union soviétique et de l’engagement d’un processus laborieux en quête d’une solution multilatérale au conflit palestino-israélien. Cela a démontré que le processus bilatéral engagé et clôturé entre l’Égypte et Israël était inachevé. Les processus d’Oslo de 1993 ont ouvert une brèche qui a été vite fermée, à la suite de l’assassinat d’Itzhak Rabin et de l’enclenchement des différentes intifadas.
Cinq, le système arabe s’est trouvé otage de ses différentes alliances, notamment après les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis.
Six, l’expérience de l’Islam politique après le Printemps arabe en 2011 a permis de calmer les échiquiers politiques intranationaux. Toutefois, les différentes allégeances transnationales ont produit une cacophonie telle que cette expérience a été, à quelques exceptions près, un échec cinglant.
→Troisièmement, des paradigmes qui meublent les débats académiques de fin de journée.
Un, le paradigme des nouvelles générations de dirigeants arabes. A cet égard, deux groupes ont été distingués : le Groupe 1 (G1) entre 1990 et 2012 et le Groupe 2 de 2016-présent. La conférence de paix sur le Moyen-Orient de 1991 a marqué une transition sur l’échiquier géopolitique régional, mais elle a été suivie aussi par l’arrivée au pouvoir de nouvelles générations de dirigeants arabes en Jordanie, au Bahreïn, en Syrie et au Maroc (G1).
Les lendemains du Printemps arabe ont été marqués par l’ascension au pouvoir aux Émirats arabes unis et en Arabie saoudite des dirigeants qui sont restés dans l’ombre (G2), mais qui ont eu un impact important dans le conditionnement du système de prise de décision.
Deux, le paradigme des systèmes politiques post-COVID. Il s’agit là d’une vision brouillée et d’une visibilité confuse. La période post-COVID plonge les décideurs et les observateurs dans l’embarras de ne pas pouvoir anticiper les changements futurs.
Trois, le dilemme de la triple appartenance (arabe, africaine et islamique). Cette triple appartenance de la plupart des pays membres de la Ligue des États arabes est une source de contradiction en matière de prises de positions en politique étrangère.
Il en découle que le comportement de certains pays arabes frise la schizophrénie. Des positions antinomiques sur une même question dépendant de l’enceinte où elle est débattue : Ligue arabe, Organisation de la coopération islamique, Union africaine ou Nations unies.
Pour certains observateurs, cela s’appelle l’expression souveraine de choix rationnels ou de mutation des processus de pragmatisme. Pour d’autres, il s’agit d’une myopie diplomatique qui fait perdre la voix des Arabes au sein des organisations internationales.
→Quatrièmement, le paradigme des complexes sécuritaires. Pendant des décennies, un thème a été largement débattu au sein de la Ligue des États arabes : la sécurité nationale arabe. Les pays arabes ont été présentés comme ayant une seule et unique préoccupation sécuritaire. Toutefois, aucune définition précise n’y a été donnée. Parce que chaque pays percevait la sécurité nationale selon son propre angle. La sécurité nationale arabe a été associée à la notion de l’action arabe commune. Les deux notions ont été noyées dans des débats de procédures et de priorités stratégiques que personne ne définissait, du reste.
Or, les deux notions de sécurité nationale arabe et d’action arabe commune s’inscrivent dans le cadre d’une perception plus large concernant les complexes sécuritaires arabes. Et c’est là où le bât blesse.
La notion de complexe sécuritaire arabe diffère de la notion de la défense arabe commune. La dernière est consignée dans la charte de la Ligue des États arabes, tandis que la première est inscrite dans le cadre d’arrangements sécuritaires régionalement limités ou entrant dans la sphère des alliances militaires plus larges.
C’est ainsi qu’en 1975, un projet de complexe sécuritaire regroupant les pays du Golfe en plus de l’Irak a été conçu tout en rejetant l’adhésion de l’Iran autour duquel l’idée a été initialement conçue. Il en a été de même pour le Conseil de coopération arabe et le Conseil de coopération du Golfe (1981) moins le Qatar et plus l'Égypte.
La situation actuelle
Comment se présente la situation actuelle? Là aussi, la réflexion sur certains paradigmes serait édifiante. À cet égard, il faut distinguer entre les paradigmes qui sont choyés en Occident et les paradigmes qui sont prisés dans la périphérie arabe.
→Premièrement : Le paradigme changement de régime. Dans la conscience des peuples arabes du Golfe à l’Atlantique, une idée est consacrée selon laquelle le monde occidental ne cesse depuis la fin de la Première Guerre mondiale (1914-1918) de morceler le monde arabe, par la mise en œuvre de l’accord Sykes-Picot (1916). Cet accord a été une anticipation de la décomposition de l’Empire ottoman et de l’Empire soviétique.
Un : L’idée du morcellement du monde arabe a été reprise durant les différentes guerres arabo-israéliennes et de l’intervention tripartite de la France, de la Grande Bretagne et d’Israël contre l’Égypte à la suite de la nationalisation du Canal de Suez (1948-1956-1967) ; à l’occasion de la guerre entre l’Irak et l’Iran (1980-1988) et de l’intervention de la coalition internationale conduite par les États-Unis en Irak en 1991 et 2003.
Deux : L’idée du morcellement a pris une nouvelle dimension à l’occasion du Printemps arabe (2011).
Mais cette fois-ci, la mission a été confiée à des acteurs au sein de la périphérie arabe et islamique. L’esquisse du morcellement a été faite à travers la distinction entre des régimes qui ont réussi des transitions politiques pacifiques par la transmission du pouvoir dans la continuité (la plupart des pays du G1 souscrivent à cette explication) et les pays qui ont été forcés de changer de détenteurs de pouvoir sans bousculer les structures des régimes (les pays qui ont connu l’arrivée des islamistes au pouvoir).
→Deuxièmement, les motivations de la part des Arabes et de l’Occident.
Trois paradigmes se télescopent.
Un : le paradigme nation arabe et Umma islamique. Pour les Arabes, on découvre une association entre le monde arabe et l’Umma islamique. On estime qu’au-delà des intérêts géostratégiques liés à la tentation de mettre la main sur les richesses dont regorge le sous-sol arabe, il y a la volonté revancharde d’humilier l’Umma et l’obstruction contre la propagation de l’Islam dans le monde.
Deux : le paradigme choc des civilisations. Pour l’Occident, il s’agirait d’introduire la démocratie, de promouvoir la culture des droits de l’homme et de tirer les peuples arabes (musulmans et africains) vers le haut pour être en phase avec la modernité. Il s’agirait donc d’une guerre civilisationnelle telle que prophétisée par Samuel Huntington et Francis Fukuyama.
Trois, le paradigme de l’économique comme moyen de résolution des conflits arabes. Certains politologues et économistes arabes ont prôné la résolution des conflits arabes par la nécessité de travailler l’échiquier économique. Une proposition logique sur le plan théorique, mais jamais appliquée sérieusement sur le terrain. Les résolutions prises par le Conseil économique et social relevant de la Ligue arabe rencontrent des difficultés à être mises en œuvre.
Le bilan de la coopération économique et des échanges commerciaux interarabes est négatif. La coopération a été perçue comme une sorte de zakat de la part des pays arabes riches. Elle a consacré deux phénomènes. D’une part, l’établissement d’une hiérarchie entre acteurs majeurs et acteurs mineurs. D’autre part, l’intervention dans les affaires intérieures des uns et des autres.
Nouvelles configurations géopolitiques
Cette configuration est caractérisée par la montée et l’éclipse d’acteurs majeurs et d’acteurs mineurs.
→Premièrement, une nouvelle configuration globale.
Un, l’éclipse de l’Europe occidentale. L’Europe se trouve sur une pente descendante. L’Union européenne est en passe de perdre son pari de se libérer de l’étau américain et d’entretenir des relations normales avec la Russie. Le couple franco-allemand ne parle pas le même langage. Le Brexit a démontré que la Grande-Bretagne n’a jamais vraiment cru en l’Europe de Maastricht établie en 1994. Le jonglage entre les États-Unis et la Chine a affaibli l’Europe. Le casse-tête de l’Europe centrale réside dans ses tergiversations entre l’UE, l’OTAN et la paix froide avec la Russie.
Deux : l’essoufflement de la Russie. La Russie a été affaiblie par la guerre froide. Sa décomposition en 1990 est toujours lourdement ressentie par la majorité des Russes, quelles que puissent être leurs opinions sur le pouvoir central à Moscou.
Le discours de Vladimir Poutine à Berlin en 2007 sur la sécurité en Europe est suffisamment éloquent pour démontrer combien la tentation impériale de la Russie est expressive de la tentation revancharde contre un Occident qui n’a pas tenu ses promesses données à Mikhaïl Gorbatchev.
Trois : la prudence de la Chine. La Chine ne veut pas être le leader du monde. Elle n’a pas les moyens pour cela. Elle se fixe la date de 2050 pour y réfléchir (Mémoires de Barak Obama). Elle attend que son initiative de la Route de la Soie soit mise en branle de manière sérieuse pour réfléchir à la parité stratégique avec les États-Unis.
→Deuxièmement, le monde arabe et islamique dans l’expectative.
Des dichotomies insolubles qui donnent la chair de poule. Six formes de dichotomies ont meublé l’échiquier politique, diplomatique et stratégique dans la périphérie arabe.
Un, des choix de projets de société imbibés d’idéalisme et limités par la réalité sur le terrain.
Deux, le système monarchique vs le système républicain.
Trois, la centralité de la question de la Palestine sur le papier et sa négligence dans la réalité.
Quatre, de nouveaux dirigeants dans des systèmes encore gouvernés par des traditions inamovibles.
Cinq nouveaux dirigeants dans des systèmes à cheval entre la tradition et la modernité.
Six, le dilemme des transitions démocratiques.
Ces six vecteurs influent forcément sur la place de la périphérie arabe dans les configurations à connotation économique, politique et diplomatique.
Un, la place de la périphérie arabe dans les projets d’envergure. Sur le plan économique, deux projets accaparent l’attention des décideurs arabes : la route de la soie et le projet indien. Ces deux initiatives sont ambitieuses. C’est la Chine qui a été la première à se lancer dans cette aventure (One Belt One Road, 2013). Des pays des trois continents y ont adhéré. Naturellement, chaque pays en fait la lecture géopolitique qui lui sied.
L’Inde lance une initiative similaire en 2012, mais avec peu d’empressement des pays ciblés par New Delhi et avec des ambitions circonscrites dans son espace géographique immédiat. Il relance le projet en insistant sur la voie ferroviaire en 2023.
A y regarder de plus près, on s’aperçoit que la Chine et l’Inde, qui ont été choisies comme des usines du monde, chacune dans son domaine de prédilection, doublent d’efforts pour effacer la déception qu’elles ont laissée pendant le déroulement du COVID (2019-2022). Elles ont été obligées de privilégier leurs peuples quand elles ont été incapables de répondre à la demande mondiale.
Deux, les alliances transnationales des sensibilités politiques intranationales. Au sein des systèmes politiques arabes, il existe un phénomène qui interpelle les observateurs. Deux formes d’alliances transnationales se disputent la prééminence. D’une part, des gouvernements qui s’identifient comme étant libéraux ou socialistes, non engagés ou engagés, etc. Cependant, leur comportement diplomatique laisse pantois. Ce n’est pas si clair que cela. Au-delà du pragmatisme ou du choix rationnel qu’ils peuvent avancer pour expliquer leur choix, il y a surtout une ambivalence criarde qui remet en cause la crédibilité de leurs préférences idéologiques.
D’autre part, il y a des forces politiques qui privilégient leurs alliances transnationales sur leur appartenance nationale. Elles prennent parfois des décisions qui sont attentatoires à l’intérêt national. Cela a été très clairement observé chez les mouvements de gauche durant les années 1960-1990 et chez les courants islamistes durant les années 1990-2000.
La question des alliances transnationales conduit à la réflexion sur le rôle de la société civile arabe. Une observation s’impose d’emblée. La montée en force de la société civile face à la manipulation des masses. L’opinion publique arabe est très facilement manipulable. Grâce (ou à cause) des réseaux sociaux et des chaines satellitaires, elle devient consommatrice affamée des informations basées sur le sensationnel.
Sur le papier, cela est très bon pour la démocratisation du droit à l’information. Mais le risque vient du fait que la société civile est le reflet des idées des mouvances et convictions contradictoires. Des courants diffus s’y promènent, et on ne sait plus qui contrôle ou travaille pour qui. La société civile fonctionne grâce à des ONGs.
Toutefois, les ONGs sont parfois accusées de recevoir des financements étrangers sous couvert d’assistance ordinaire, mais qui ne le sont pas. Elles constituent aussi un champ fertile pour certaines forces politiques intranationales qui les utilisent à des fins politiciennes.
Alors, quand serait-il possible de sortir de l’impasse et de voir le bout du tunnel ? Des propositions sont faites depuis plusieurs années. Il y a celles qui sont réitérées à longueur de réunions cycliques. J’y ajouterai celles qui me paraissent encore plus urgentes.
→Premièrement, la réforme des organisations régionales panarabes et panislamiques
Un, la Ligue des États arabes. Depuis sa création au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, la Ligue connaît des difficultés en termes de fonctionnement et d’efficacité. Dès les années 1960, des appels ont été lancés pour réformer sa charte. Il aura fallu attendre 2005 à l’occasion du Sommet arabe ordinaire d’Alger pour qu’une ébauche de réforme soit introduite.
Depuis lors, rien de particulier. Les tensions enregistrées depuis les années 1960 sont enregistrées sous diverses formes. Ceci étant, la Ligue des États arabes est importante pour assurer au moins le minimum. Mais une réforme audacieuse est nécessaire. Il ne semblerait pas que les décideurs arabes en soient convaincus dans l’état actuel des choses.
Deux, l’Organisation de la coopération islamique. Les mêmes observations sont valables, mais avec une nuance. En effet, la réforme de la charte a été opérée en 2010-2011 pour favoriser une certaine vision de coopération animée par la Turquie. L’un des objectifs fut de remettre en cause les attributions et la présidence des comités permanents. L’objectif n’a pas été atteint.
Un autre objectif fut d’adopter des conditions souples pour l’admission des entités étatiques ou mouvements de libération nationale qui ne sont pas reconnus par les Nations unies. Pari partiellement réussi sur le papier, mais remis en cause dans la pratique.
→Deuxièmement, le règlement des conflits au sein des organisations régionales. Le règlement pacifique des conflits a été opéré sous forme de médiations qui ont tendu à colmater les brèches, empêcher l’escalade militaire et laisser la porte ouverte à des négociations futures. Mais dans la pratique, rien n'a été résolu. Les conflits et litiges resurgissent dès que l’équilibre de puissance ou les rapports de force changent sur le terrain.
→Troisièmement, la résolution des conflits au sein des Nations unies ? Le résultat est encore plus décevant.
→Quatrièmement, la construction grâce à l’économie ? Rien de particulier à signaler. Les échanges commerciaux interarabes sont insignifiants et les accords de libre-échange ne fonctionnent pas comme souhaité.
→Cinquièmement, la remise en cause des hiérarchies fictives. Certains acteurs arabes ruminent encore la perception des relations asymétriques dans la périphérie arabe. Les mêmes croyances relatées tantôt sont cultivées alors que le monde change.
→Sixièmement, l’esquisse d’une intégration progressive par l’adoption de l’effet d’entraînement (éviter cas CCG-Yémen).
→Septièmement, la lutte contre le séparatisme et les alliances transnationales destructrices de la cohésion sociale et de l’unité nationale.
L’escalade militaire entre l’Iran, Israël et les États-Unis fait entrer le Moyen-Orient dans une nouvelle phase de tensions qui pourrait sonner le glas non seulement des acteurs concernés, mais aussi d’autres acteurs qui ont jusqu’à présent joué sur deux registres sur lesquels ils n’ont plus de contrôle.
Une chose est certaine : les analystes qui ont cru un moment que la Russie et la Chine allaient se porter au secours de l’Iran sont encore plus choqués que les décideurs iraniens eux-mêmes. En géopolitique, les dés ne sont jamais jetés pour épater la galerie ou prodiguer des leçons sur l’éthique, la justice et la parole donnée en politique étrangère.
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