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Détruire et reconstruire : le dilemme du choix rationnel

Qu’est-ce qui fait que les êtres humains soient attirés par l’envie de détruire des choses de valeur qui ne demandent que quelques rectifications, pour ensuite bâtir sur les ruines sans être certains de gagner au change ? Chronique de Hassan Hami, ancien diplomate, docteur en sciences politiques.

Le 20 octobre 2025 à 13h23

Les gens raffolent des expressions qui compartimentent les autres avec la conviction d’avoir entièrement raison. S’ils ne prennent pas le train en marche, ils se montrent imaginatifs dans la juxtaposition des superlatifs. Ils le font sans vraiment être animés par l’esprit de la comparaison. Certains y vont l’index levé sans être conscients, non plus, qu’ils nagent dans les eaux troubles du mimétisme.

Les plus âgés d’entre les lecteurs se rappellent de l’attribution routinière de noms à des phénomènes sociaux et politiques. Ils sont épatés par deux termes particulièrement séduisants : ‘’le printemps’’ et ‘’la génération’’.

Dans le registre du printemps, on a les printemps de Budapest, de Prague, etc. Dans le registre génération, on a la génération baby-boomers et les générations-lettres alphabétiques, etc., dont la génération Z qui accapare les réseaux sociaux actuellement.

Tous les événements historiques qui ont lieu en relation avec ces qualificatifs sont motivés par le souhait de détruire pour reconstruire. Il y a deux semaines, je me suis rendu à Oujda, à Berkane et à Nador. Je n’ai pas pu m’empêcher d’aller à Saadia. Sur la plage dorée, je me suis trouvé sur la frontière entre le Maroc et l’Algérie. Bien d’histoires, parfois tragiques, se sont déroulées là-bas.

Cependant, avant de prendre la route à partir de Rabat, j’ai été frappé par le spectacle de voisins qui venaient de s’installer dans notre complexe d’habitat qui faisaient des réparations : de gros travaux en perspective. Sans divulguer de secrets, déjà la maison acquise coutait cher. Pourquoi acheter une maison construite, qui se trouve en bon état, pour la détruire partiellement ou totalement pour reconstruire ?

Ensuite, l’actualité internationale. Le président Trump propose la construction de Gaza, déjà détruite, pour reconstruire. Dans un premier temps, cela passe par le déplacement ou l’exode des populations palestiniennes avec la promesse d’y revenir plus tard.

Puis, un changement de stratégie le conduit au parrainage d’un accord de paix dans le territoire, en présence d’une poignée de dirigeants de la région, entourant Donald Trump, qui ne cache pas son euphorie. Un constat, cependant : le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le Hamas et l’Iran n’y participent pas.

Des printemps "populaires" et des printemps "militaires"

Dans la foulée, la génération Z descend dans certaines villes marocaines pour demander la mise en œuvre des réformes dans les domaines de la santé et de l’éducation. Des dérapages, chemin faisant, et des dégâts matériels. Toujours cette manie de détruire pour tenter de reconstruire.

Alors, tout cela m’invite à réfléchir sur une question qui me taraude l’esprit. Qu’est-ce qui fait que les êtres humains soient attirés par l’envie de détruire des choses de valeur qui ne demandent que quelques rectifications, pour ensuite bâtir sur les ruines sans être certains de gagner au change ?

La psychologie d’abord. D’aucuns, sans être fins psychiatres, peuvent avancer l’argument du besoin de changement inhérent à la nature humaine. Trop facile. Creusons un peu plus. L’Argument de l’inévitabilité du ressourcement. Normal, les personnes sensées ont besoin de se rebâtir pour reprendre du poil de la bête.

Le poids de la rotative sociale, ensuite. C’est plausible comme argument. Oui, la pression sociale fait que les mêmes personnes aspirent à avoir un rang social qui leur permette de se sentir bien dans leur peau. La dimension psychologique s’invite aussi dans la réflexion d’ensemble. Mais soyons sérieux, je ne vais pas continuer à tourner autour du pot.

De quoi s’agit-il ? Les scènes évoquées plus haut ambitionnent de communiquer un message. Lequel alors ? Reprenons la réflexion sur les deux termes "Printemps" et "générations".

Le printemps tout d’abord. Voilà un terme qui est choyé bien qu’il s’accompagne souvent de catastrophes faisant des victimes humaines et causant des dégâts matériels chiffrés à des milliards de dollars américains. Les plus connus d’entre les printemps ont abouti au changement de régime, aux condamnations sommaires et aux exécutions qui ont hanté les esprits des exécuteurs et des témoins lâches.

Les commentateurs les plus cyniques arguent que le changement de régime a été motivé par le désir de mettre fin au règne de dictateurs sanguinaires. Vrai dans certains cas ; faux dans la plupart. Tous les printemps qui ont eu lieu durant le XIXᵉ et le XXᵉ siècle ont été initiés par des mains étrangères dans le cadre de la lutte d’influence entre les grandes puissances et les puissances intermédiaires, qu’elles soient alliées ou vassales.

Les printemps de Budapest (1958) et de Prague (1968) représentent les exemples les plus éloquents en la matière. L’invasion de la Pologne par l’Allemagne en 1939 et le début de la Deuxième Guerre mondiale en sont un autre.

La dislocation de l’URSS commence par la Pologne. Le gouvernement communiste est soumis au chantage du syndicat Solidarność conduit par Lech Wałęsa entre 1980 et 1989. La révolution du Maïdan à Kiev (2013-2014) et les agitations de Tbilissi, d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud en 2008 traduisent la même perception.

Mai 68 en France est le résultat de la combinaison de facteurs internes et de la montée en puissance des tendances de gauche favorisées par l’hostilité de l’Europe occidentale à l’autoritarisme soviétique coïncidant curieusement avec le printemps de Prague. La manipulation a joué dans les deux sens en pleine guerre froide.

Et c’est dans le même esprit qu’il faut interpréter le renversement de Salvador Allende en 1973 par le général Augusto Pinochet sous instigation et avec la complicité de la CIA. L’arrivée des militaires au pouvoir dans ce pays et dans certains pays d’Amérique du Sud balise la voie à l’arrivée au pouvoir de la junte militaire en Argentine en 1976. Elle rappelle aussi les coups d’État militaires qui ont lieu au Paraguay et au Guatemala en 1954.

Des changements de régimes qui entrent dans le cadre de la hantise des États-Unis de voir l’Union soviétique s’installer dans son jardin géostratégique. La même hantise est derrière le renversement de Mohammad Mossadegh, premier ministre iranien, en 1953 à la suite de la complicité américano-britannique et du Shah, Mohammad Reza Pahlavi, qui, après avoir quitté le pays, retrouve son pouvoir.

Le Moyen-Orient offre l’exemple parfait sur le paradigme de la destruction-reconstruction-destruction. Depuis la fin de la Première Guerre mondiale, cet espace ne déroge pas aux précédents historiques qui en ont fait un terrain de confrontations à n’en point finir. Les interventions étrangères et les complicités intranationales favorisent un climat d’instabilité basé sur la même configuration. Sans doute, d’autres espaces géographiques ne sont pas en reste.

Si l’on s’en tient aux cinq dernières décennies, trois exemples sortent du lot. Le premier exemple concerne Gamal Abdenasser et l’Egypte. Les officiers libres qui poussent le roi Farouk à l’abdication en 1952. Ils sont animés par le souci de faire triompher le nationalisme arabe naissant. Cependant, comme dans tout mouvement composite, les militaires finissent par se neutraliser. Il s’avère que les militaires entrent en scène durant la même période retenue en Amérique latine ; une sorte de printemps militaire.

Nasser détruit un tissu institutionnel bien ficelé pour reconstruire un pays sur la base d’une perception idéaliste du nationalisme arabe. Son ambition hégémonique basée sur le même concept de destruction-reconstruction le pousse à intervenir en dehors des frontières nationales et à livrer des guerres qu’il perd toutes.

Nasser s’agrippe au pouvoir malgré une démission en pompe que des historiens mettent sur le registre d’une mise en scène insipide. Anouar al-Sadat sauve les meubles dans la même logique de la destruction-reconstruction, mais, contrairement à Nasser, la prouesse diplomatique qu’il réalise ne lui est pas reconnue.

Dans le même registre peut être inscrite la saga de destruction-construction de Saddam Hussein en Irak. Il se débarrasse d’Ahmed Hassan al-Bakr d’une manière subtile en 1979, alors que les deux avaient collaboré en 1968 pour porter le parti Baath au pouvoir.  Il s’installe comme seul décideur jusqu’à 2003.

Se disputant l’aura nationaliste panarabe à Hafez al-Assad et à Mouammar Kadhafi, Saddam Hussein pèche par trop de confiance et se livre à l’exercice de l’épouvantail pour asseoir une certaine hégémonie sur les voisins.

Trois guerres finissent par le détruire. En somme, il est manipulé pour exécuter un agenda fixé ailleurs et destiné à affaiblir les monarchies du Golfe, l’Iran et l'Irak. Là aussi, l’idée de la destruction, de la reconstruction et de la destruction est présente. L’invasion du Koweït est l’erreur fatale qu’il commet. Il est vrai qu’il savait que son sort était scellé bien avant l’invasion, mais il tente de détruire avec l’espoir de gagner du temps et peut-être de changer la donne.

La Libye, aussi. Le rêve de créer des États-Unis du Sahara avec les Touaregs comme le socle par excellence hante Mouammar Kadhafi jusqu’à son renversement en 2011. Pour y arriver, il ambitionne de créer des micro-États dans la bande d’Ouzou au Tchad, au nord du Niger et du Mali et au Sahara marocain avec la complicité de l’Algérie.

L’Algérie, qui a créé le conflit artificiel autour du Sahara depuis le milieu des années 60 en étant la complice de l’Espagne, va être contrainte d’accepter sa résolution selon la proposition d’autonomie présentée par le Maroc. Elle le fera en étant membre non permanent du Conseil de sécurité, à deux mois de la fin de son mandat.

Il est loin le temps où, en 1974, à la faveur de sa présidence de l’Assemblée générale des Nations unies, et de son plaidoyer pour la refonte des relations économiques internationales, elle manœuvre pour obtenir le soutien des pays africains, asiatiques et latino-américains en se présentant comme la championne du Mouvement des non-alignés et défenseuse des droits des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Justice poétique ou justice tout court

Ironie de l’histoire, voilà un pays qui hérite des territoires amputés à ses voisins marocains, tunisiens, libyens, nigériens, maliens, alors qu’il vient juste d’être créé par la France, et qui se fourre dans une vision hégémonique qui va lui coûter cher dorénavant. Les voisins vont certainement se manifester, tout comme la Kabylie qui ne cache plus ses aspirations indépendantistes.

La politique de destruction exercée à l'encontre de son voisin marocain par le soutien à un mouvement séparatiste, pour reconstruire un espace régional où elle peut jouer son rôle hégémonique, est en train de précipiter sa propre destruction.

Le printemps de Tian’anmen à Pékin (les Chinois préfèrent l’appeler manifestations de Tian’anmen avril-juin 1989) n’est pas le fruit du hasard. Il coïncide avec des divergences au sein du Parti communiste sur le virage pris dans les politiques de réforme entreprises en Chine depuis 1986. Celles-ci ne recueillent pas le suffrage de tout le monde parce que jugées soit trop ambitieuses soit très laborieuses.

Le timing aussi. Cela a lieu en plein processus de décomposition de l’URSS. Si les manifestations sont initiées à partir de l’intérieur, la main étrangère s’y faufile pour entretenir le narratif des réformes-table rase, à l’image des différents printemps en Europe de l’Est. Le processus de réformes est ralenti en 1989. Il reprend progressivement en 1992.

Le printemps arabe pour sa part est préparé depuis la fin des années 1980. Le paradigme du chaos créatif est basé sur la notion de détruire pour reconstruire selon un modèle déjà conçu. Ce modèle consiste en la cooptation des forces politiques qui ont une vision radicale à l’égard des régimes en place, mais qui sont moins magnanimes à l’égard des intérêts étrangers étatiques et non étatiques. L’astuce est simple : tendre l’hameçon avec au final la neutralisation soft.

La même démarche est tentée dans le Caucase du Sud et en Asie centrale. C’est plus corsé, car la Russie veille au grain et les pays ciblés ont plusieurs cordes à leurs arcs. Les enjeux importants autour de la géopolitique de l’énergie et des divergences sur la définition de la souveraineté dans l’espace postsoviétique font achopper ce qui aurait pu être appelé « printemps caucasien ».

La destruction de l’URSS et la libération des pays de l’Est constituent une autre paire de manches. Une aubaine au départ, ces pays deviennent un fardeau ensuite. Dans l’euphorie de la réunification allemande et des premiers pas vers la constitution de l’Union européenne, les appétits augmentent avec l'espoir de faire des anciens pays de l’Est un bouclier contre le regain de puissance de la Russie.

Adhésion à l’Union européenne et à l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) se succèdent sans respect des engagements faits à Mikhail Gorbatchev et à Boris Eltsine. Or, la sollicitation et la concrétisation des adhésions ont un coût onéreux. Les États-Unis tirent les ficelles de loin et les Européens meublent le décor et passent à la caisse. Trente ans après, la facture salée ne peut plus être payée.

La Russie aura en fin de compte obtenu gain de cause. Elle résiste aux sanctions économiques, empêche l’avènement d’un printemps caucasien sur ses frontières et surtout impacte, de manière significative, le marché des hydrocarbures grâce au soutien des autres producteurs, même ceux qui comptent parmi les alliés des États-Unis.

Et c’est dans cette perspective qu’il faut percevoir la victoire de l’Azerbaïdjan dans la guerre du Haut Karabakh en 2020-2024. Cette victoire est obtenue grâce à son abnégation et à la croyance en la justesse de sa cause, mais elle la gagne surtout parce que l’Arménie devient un lourd fardeau pour la Russie.

On ne peut clore ce chapitre sans mentionner Donald Trump. Voilà un outsider dont le destin aurait pu être autre s’il n’y avait pas un changement de perception de dernière minute à la veille des élections présidentielles 1916. La flexibilité de l’administration démocrate sortante à l’égard de la Russie et de la Chine aurait poussé l’État profond américain à changer de fusil d’épaule.

Durant son premier mandat, le président Trump n’aurait pas commis d’impairs sérieux en matière de politique étrangère. Il commence son deuxième mandat par la réalisation de prouesses sur le volet gestion des conflits interétatiques et intraétatiques (Cambodge-Thaïlande ; Kosovo-Serbie ; République démocratique du Congo-Rwanda ; Inde-Pakistan ; Iran-Israël ; Égypte-Éthiopie ; Arménie-Azerbaïdjan ; le dernier exploit étant Israël-Hamas mettant fin à la guerre à Gaza).

De la destruction, par l’adoption de méthodes qui dérogent à la retenue diplomatique, à la reconstruction par l’esquisse de pas certains vers la résolution de conflits endémiques en Afrique, en Asie et en Amérique latine, le président Trump ne cesse de surprendre. Il ne semble pas désespérer de convaincre le président Vladimir Poutine de conclure un deal qui met fin à la guerre entre la Russie et l’Ukraine. Un sommet serait prévu entre les deux, probablement à Budapest, pour sceller la paix sur la base de la nouvelle réalité sur le terrain.

Printemps et génération : des chemins croisés

La génération maintenant. Le terme est utilisé pour désigner sociologiquement et psychologiquement une tranche de la population qui se distingue par l’affichage d’un nouveau comportement jugé étrange par rapport au conservatisme social. Elle peut désigner aussi une partie de l’intelligentsia inscrite dans la dynamique de la coupure épistémologique.

La profane se contente de qualificatifs basés sur l’alphabet et s’en réjouit pour exprimer sa déception ou sa satisfaction dans un contexte particulier lié à l’évolution culturelle, sociale, économique et politique. On a ainsi la génération des baby-boomers (personnes nées entre 1946 et 1964) ; la génération X (personnes nées entre 1965 et 1980) ; la génération Y (personnes nées entre 1981 et 1996) ; la génération Z (personnes nées entre 1997 et 2012) et la génération Alpha (personnes nées à partir de 2010).

La génération dans sa double acception épistémologique et existentielle est tantôt saluée et tantôt critiquée, mais elle partage dans l’ensemble certaines caractéristiques. Un, l’aspiration à la liberté qui se mêle de l’inquiétude par rapport au vécu taxé de statique, voire de stagnant.

Deux, la vulnérabilité à l’infiltration qui s’y colle et qui procède de la hargne à rattraper le temps jugé déjà perdu. Grâce aux (ou à cause des) réseaux sociaux et à l’information fastfood, l’inquiétude monte quant aux débordements possibles causés par la précipitation et l’irresponsabilité.

Trois, la chosification qui en fait un produit de consommation, comme cela est brillamment décrit par Edward Bernay en 1928, Aldous Huxley en 1932 et en 1960 et Orson Welles en 1941.

Quatre, la désignation par des lettres alphabétiques est perçue par certains comme étant un stigmate accepté bon gré mal gré. La tranche d’âge retenue pour désigner chaque génération est très sommaire, tant il est vrai que la perception des personnes incluses dans les sous-tranches est diamétralement opposée quant aux convictions et aux objectifs escomptés.

Le printemps et la génération se croisent à l’occasion de péripéties historiques inouïes. On assiste alors à une sorte de mariage catholique entre l’aspiration à la liberté et l’hégémonie du capital. Une équation qui dépasse les des élections gagnées par des oligarques et des outsiders.

Sans verser dans le narratif de la manipulation, il semble quand même sidérant de constater que dans certains pays dits démocratiques l’argent est, de manière légale, utilisé par des candidats aux élections présidentielles et parlementaires. Des marches et des galas sont organisés au cours desquels des contributions sont versées sans que personne lève le petit doigt.

Tout comme il sied de rappeler que certaines mouvances politiques dans la périphérie arabe et asiatique bénéficient de concours de circonstances inédits au lendemain de la décomposition de l’URSS, de l'arrivée au pouvoir d’une nouvelle génération de dirigeants et du printemps arabe.

Le paradigme destruction, construction et reconstruction peut ne pas fonctionner à tous les coups. Deux exemples saillants. D’une part, la réalisation de la construction théorique échafaudée par Karl Marx et Friedrich Engels en ex-Soviétique, alors que l’ambition de ces derniers est de voir la victoire de la classe ouvrière contre le capitalisme se produire en Angleterre.

D’autre part, le discours le plus court dans les annales des Nations unies prononcé en 1964 par Che Guevara : deux mots (Patria o muerte), ne provoque pas la révolution qu'il rêve de voir en Amérique latine, à commencer par son propre pays l’Argentine. Guevara reprend la même devise choisie par Fidel Castro en 1960. Soixante-dix ans après, les choses ne s’améliorent guère dans la plupart des pays qui ont opté pour une telle devise.

Par extension, le chaos que le Hamas et ses sponsors créent en octobre 2023 pour faire avancer la cause palestinienne (ou sauvegarder leurs intérêts propres) réduit drastiquement les chances des Palestiniens de voir leur État indépendant naître sur les frontières réelles d’avant juin 1967.

Détruire avec l’espoir de reconstruire doit prendre en considération une vérité tangible selon laquelle une œuvre, aussi ambitieuse qu’elle puisse être, doit tenir compte de la loi de l’offre et de la demande, de l’état du marché à court et moyen terme, de l’humeur des clients, du timing et des aléas de la nature. Or, en politique et en diplomatie, ces aléas jouent un rôle déterminant. D’où l’importance d'avoir toujours à portée de la main une stratégie de sortie.

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Le 20 octobre 2025 à 13h23

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