L’essentiel :
- Attijariwafa bank a lancé, ce 25 mai 2026, Simple, présentée comme la première néobanque marocaine, dix ans après L’bankalik, qui revendique une communauté d’environ un million de clients.
- Simple est conçue comme une super-app du quotidien, réunissant services bancaires, paiement, lifestyle, communauté et investissement dans une même interface mobile accessible gratuitement à tous les Marocains.
- L’offre s’appuie sur quatre formules : Go (0 DH/mois), Plus (19 DH), Prime (59 DH) et Metal (159 DH), avec un modèle freemium permettant de monter ou de descendre de gamme selon les besoins.
- L’écosystème inclut notamment SimplePay, SimpleShare, SimpleOne, SimpleTrip, SimpleDeals et SimpleInvest, avec paiement instantané par QR code, parrainage, compte 12-17 ans, réservation de voyages, réductions et produits d’épargne ou d’investissement.
- La distribution reposera aussi sur le physique, avec des cartes disponibles dans les gares, via Glovo, chez Marjane, dans les points Wafacash, ainsi que dans le réseau Attijariwafa bank, soit plus de 7.000 points de contact à travers le Maroc.
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Les détails :
Le 25 mai 2026, Attijariwafa bank a tenu la conférence de presse de lancement de Simple, sa nouvelle néobanque, présentée comme la première du genre au Maroc.
Conçue comme une super-app du quotidien, elle réunit dans une même interface mobile des services bancaires, des paiements, des services lifestyle et des usages communautaires.
L’application est accessible gratuitement à tous les Marocains et disponible sur iOS et Android, ainsi que dans la grande distribution et sur certaines plateformes de livraison et de e-commerce.
Simple, une application pensée pour les usages du quotidien
« L’argent traverse tout. Le café du matin. Le week-end qu’on prépare. Le projet qu’on construit pour dans six mois. Simple a regardé tous ces moments. Et elle a décidé d’y être », explique Ghizlaine Alami Marrouni, directrice exécutive du marché des particuliers et professionnels.
Simple se décline d’abord autour de plusieurs usages. SimplePay sert à payer, encaisser et envoyer de l’argent. « Le paiement se fait par QR code, entre deux clients Simple, mais aussi entre un commerçant et un client. Le paiement est instantané et gratuit. Une solution est aussi prévue pour les commerçants afin d’encaisser gratuitement, avec l’idée de proposer une alternative directe au cash et de transformer une partie des échanges en espèces en paiement digital à l’intérieur de la communauté Simple. SimplePay sera également disponible sur l’écosystème Attijariwafa bank pour toucher une communauté de quasiment 6 millions de clients », ajoute-t-elle.
« Les cartes Simple seront disponibles dans des distributeurs automatiques, notamment dans les gares, mais aussi via Glovo, chez Marjane et dans les points Wafacash. Les frais d’achat et de livraison seront remboursés pour rester vraiment dans la promesse de la gratuité ».
Le lancement sur Glovo est annoncé comme imminent, tout comme l’arrivée dans les supermarchés Marjane. Simple sera également disponible dans 4.000 points Wafacash, où le client pourra récupérer sa carte avant de finaliser l’entrée en relation dans l’application.
Sur la partie communautaire, SimpleShare est présenté comme une solution de parrainage. « SimpleShare, c’est une solution de parrainage pensée pour être simple, pour être un vrai moteur de viralité et d’engagement ». Le client parraine un proche, un ami ou un membre de sa famille, et les deux sont récompensés. L’idée affichée est de développer la communauté Simple autour du cercle familial et relationnel.
SimpleOne vise les 12-17 ans, avec une application dédiée téléchargeable sur les stores. L’offre est pensée pour « les embarquer assez tôt en termes d’éducation financière ». Le parent garde un contrôle total : il visualise toutes les transactions, peut bloquer le compte ou l’alimenter à tout moment. « L’autonomie encadrée. L’ado qui apprend. Le parent qui garde le contrôle », résume Ghizlaine Alami Marrouni.
Pour les Marocains du monde, Simple prévoit une solution d’agrégation de comptes. Le client pourra avoir sur une seule plateforme son compte détenu à l’étranger, par exemple chez BNP Paribas, et son compte Simple, puis effectuer les opérations de transfert depuis l’application « en deux clics ». Il pourra voir l’ensemble de ses comptes et gérer les transferts à un tarif présenté comme « quasiment gratuit ».
La partie lifestyle passe par SimpleTrip, SimpleDeals et le divertissement. SimpleTrip permet de rechercher, réserver et payer un logement ou un hôtel directement dans l’application, sans se déconnecter.
La banque dit proposer quasiment « 25% à 30% de réduction » par rapport à d’autres plateformes. Des solutions autour du transport sont aussi en préparation, avec des travaux menés avec Mercure et CTM. SimpleDeals regroupe des réductions, codes promos, accès lounges et offres exclusives, avec des avantages variables selon la carte. Le divertissement est également évoqué, avec un démarrage prochain autour des billets de Botola et l’ouverture prévue à d’autres plateformes de billetterie.
Simple intègre aussi des cartes virtuelles, multi-usages ou à usage unique, générées instantanément pour sécuriser les paiements e-commerce et internationaux. Dans le verbatim, elles sont présentées comme une réponse aux sujets de fraude autour du e-commerce, avec des cartes éphémères « détruites juste après la transaction ». Elles sont gratuites et personnalisables selon le style ou le besoin du client.
Enfin, SimpleInvest porte la partie investissement, avec l’ambition de démocratiser l’accès aux placements. La plateforme regroupe Smart Épargne, présentée comme une épargne intelligente automatisée, le DAT digitalisé, les opérations d’OPV et d’introduction en bourse, la Bourse, les OPCVM, l’épargne assurance et l’épargne retraite. Le communiqué le formule ainsi : « Parce qu’investir devrait être aussi Simple que payer ».
Dans les prochaines semaines, Simple lancera le paiement fractionné ainsi que le crédit instantané.
Quatre offres, du gratuit à l’ultra-premium
Simple est structurée autour de quatre offres.
Go, affichée à 0 DH/mois, est présentée comme l’offre « gratuite et simple ». Elle comprend une carte Mastercard Standard, le paiement mobile Apple Pay et Google Pay, des cartes virtuelles et éphémères gratuites, ainsi que les virements gratuits entre clients Simple et Attijariwafa bank.
Plus, à 19 DH/mois, porte la signature « Plus de liberté ». Elle inclut tous les avantages de l’offre Go, une carte Mastercard Gold, des plafonds de paiement et de retrait plus élevés, ainsi que trois opérations gratuites par mois.
Prime, proposée à 59 DH/mois, est positionnée sur le voyage premium. Elle comprend tous les avantages de l’offre Plus, une carte Mastercard World, les opérations illimitées incluses, ainsi que des plafonds de paiement et de retrait très élevés.
Enfin, Metal, à 159 DH/mois, est présentée comme l’offre « ultra-premium ». Elle inclut tous les avantages de l’offre Prime, une carte Metal Visa Infinite, des plafonds de paiement et de retrait très élevés, ainsi que les opérations illimitées incluses.
Pourquoi Attijariwafa bank lance Simple
Pourquoi réinventer l’expérience bancaire ? « Parce que les attentes des clients ont changé. Aujourd’hui, les standards d’expérience client sont redéfinis par les leaders du numérique dans leur domaine. Spotify, Instagram, Glovo, Booking… ce sont eux qui redéfinissent les standards d’expérience », explique Ghizlaine Alami Marrouni.
Mais aussi parce que « le smartphone est devenu le point d’entrée de notre quotidien. Parce que les clients veulent une banque organisée autour de leurs usages. Parce qu’ils veulent également des interactions personnalisées. Parce qu’ils souhaitent une banque conversationnelle qui interagisse avec eux ».
Et aussi parce que l’expérience bancaire présente encore des frictions. « Plusieurs remontées de clients reviennent encore : pourquoi ouvrir un compte doit-il encore prendre autant de temps quand le standard est devenu le temps réel ? Pourquoi dois-je encore me déplacer pour récupérer ma carte ? Pourquoi payer en ligne me semble encore risqué ? Pourquoi je ne sais jamais vraiment quels avantages j’ai dans ma carte ? »
« Tous ces changements créent une opportunité claire pour Attijariwafa bank. C’est ce qui a amené le groupe à écrire une nouvelle page pour répondre à l’évolution des usages et des attentes. De là sont nées plusieurs convictions », poursuit-elle.
La première, « c’est que la banque ne devrait plus seulement être digitale, mais davantage ancrée dans le quotidien ». « La deuxième, c’est que le business model de la banque traditionnelle, avec la commission à l’entrée, peut être disrupté à tout moment. Et le premium semble s’imposer comme le standard des néobanques, avec une valeur créée davantage par l’usage et par le premium ».
La troisième, « c’est la volonté d’être la première banque des nouvelles générations, mais aussi, pourquoi pas, la deuxième banque de tous les Marocains, y compris des clients déjà bancarisés dans d’autres banques ».
« Naturellement, cette nouvelle expérience bancaire s’adresse aujourd’hui à tous les segments. Elle est beaucoup plus large que la cible des jeunes : les commerçants, les familles, les Marocains du monde, les clients premium, les actifs, mais également les jeunes ».
C’est dans ce contexte qu’est née Simple, nouvelle marque présentée comme le fruit de plusieurs mois de travail au sein des équipes d’Attijariwafa bank.
Pourquoi se présenter comme la première néobanque au Maroc ?
« D’abord parce que Simple repose sur un accès facile, sans engagement, avec une gratuité pour tous. C’est l’un des messages forts du lancement : une banque gratuite et accessible à tous les Marocains, avec zéro frais à l’entrée ».
« Il y a aussi la liberté de partir, avec un parcours de clôture de compte simplifié. Le parcours d’ouverture a lui aussi été fortement simplifié : une pièce d’identité, un selfie et quelques minutes suffisent. L’utilisateur scanne sa CIN, prend sa photo directement depuis l’application, puis scanne également sa carte bancaire ».
« Le compte devient actif automatiquement, le RIB est disponible immédiatement et, lorsque la reconnaissance biométrique fonctionne correctement, le parcours se fait sans appel vidéo. Plus besoin de parler à qui que ce soit : en quelques minutes, le compte est ouvert et la carte déjà en poche ».
Dix ans de L’bankalik avant le passage à Simple
Il y a dix ans, Attijariwafa bank lançait L’bankalik. À l’époque, beaucoup y voyaient simplement une application mobile. Pour le groupe, l’enjeu allait déjà plus loin : tester une autre manière de faire de la banque, plus directe, plus mobile et plus proche des usages des jeunes. « Le positionnement était alors en rupture avec les codes bancaires classiques : une banque lifestyle, tournée vers les jeunes, 100% mobile, accessible par selfie, gratuite pour les moins de 35 ans.
L’offre reposait sur une promesse simple : un compte, une carte, une application », résume Ghizlaine Alami Marrouni.
« L’bankalik a appris à parler autrement aux jeunes, avec un discours moins institutionnel, plus simple et plus décomplexé, en allant sur leurs terrains de jeu : la musique, le football, le gaming, mais aussi l’éducation financière, notamment auprès des 12-17 ans avec Bankalik Start ».
« Cette histoire s’est accélérée après le Covid, portée par deux évolutions majeures : la biométrie, avec la reconnaissance faciale, et la signature électronique, qui ont marqué un tournant en 2021 dans l’onboarding à distance. Le changement des comportements, avec l’essor du e-commerce et de la livraison à domicile, a également renforcé cette dynamique ».
« L’bankalik a recruté 250.000 clients en 2025, soit quasiment un client sur deux pour Attijariwafa bank. En quelques années, L’bankalik a ainsi construit une véritable communauté digitale, de la taille d’une banque marocaine, avec près d’un million de clients conquis. Le modèle est devenu rentable et la marque affiche une note de 4,8/5 sur les stores, ce qui en fait, selon le groupe, la banque préférée des jeunes Marocains ».
