L'Office des changes restructure son organisation interne
L'Office des changes vient de dévoiler son nouvel organigramme. Articulée autour de sept départements métiers, cette nouvelle architecture vise à passer vers une administration de régulation plus agile et efficace. Voici ce qui a changé.
L'Office des changes a opéré une transformation de son organisation interne, dans le sillage de sa stratégie 2025-2029. Elle s'est matérialisée par un organigramme renouvelé et repensé dans "l'esprit d'une évolution de ses modes d’intervention".
L'objectif de cette restructuration est "la fluidité des processus, la réduction des délais de traitement et le renforcement de la cohérence de l’action institutionnelle", nous explique-t-on.
Structurée autour de sept départements métiers clairement identifiés, l'organisation permet, selon nos sources, "une meilleure lisibilité pour les opérateurs", "une réactivité accrue dans le traitement des demandes" et "une coordination renforcée entre les différentes missions de l’Office des changes".
Un département dédié à l'accompagnement des opérateurs
L'Office des changes crée une entité entièrement dédiée à la facilitation et à l'accompagnement des opérateurs. "Cette évolution marque une orientation claire en faveur d’un service plus accessible, plus rapide et mieux adapté aux besoins des entreprises et des investisseurs, contribuant ainsi à l’amélioration du climat des affaires et à la dynamique d’investissement".
Ce département est doté de deux divisions. La première se charge des autorisations des opérations courantes. La seconde est dédiée aux autorisations investissements et avoirs avec deux services distincts : l'un accompagne les investissements étrangers au Maroc et l'autre concerne les investissements marocains à l'étranger.
L’élargissement et la valorisation de l’offre statistique
Par ailleurs, l’Office des changes renforce sa fonction statistique à travers une organisation dédiée à la production, à la fiabilisation et à la valorisation des données relatives aux échanges extérieurs.
L'objectif étant d'avoir "une meilleure lecture des dynamiques économiques, un appui renforcé à la décision publique et une information fiable, diversifiée et accessible pour les opérateurs et les partenaires institutionnels", selon nos sources.
Elle contribue également à l’alignement du dispositif national avec les standards internationaux en matière de production statistique.
Dans la continuité de la valorisation de la data, le nouvel organigramme consacre un département à la gouvernance de la donnée et aux outils digitaux, "avec pour objectif d’améliorer la performance opérationnelle, d’automatiser les processus et de renforcer la qualité du service rendu".
Un dispositif renforcé de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme
L’Office des changes met en place une structure dédiée à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Un service rattaché à la division transactions financières et conformité. "Ce dispositif vise à consolider la crédibilité du cadre de change, à renforcer la confiance des partenaires internationaux et à garantir un environnement sécurisé pour les flux financiers".
Et d'ajouter : "Le dispositif de supervision évolue vers une approche plus ciblée, fondée sur l’analyse des risques et appuyée par des outils analytiques modernes. Cette évolution permet d’optimiser les actions de contrôle, de mieux cibler les opérations sensibles et de renforcer l’efficacité globale du dispositif, dans une logique d’équilibre entre fluidité des opérations et maîtrise des risques.".
À travers cette transformation organisationnelle, l'Office des changes cherche à renforcer la confiance des opérateurs, à améliorer l’attractivité du cadre de change et à soutenir la dynamique d’ouverture et de développement économique.
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