Jusqu’à 1,4 milliard d’euros, le marocain Marita et le chinois Gotion main dans la main pour six projets énergétiques entre l'Europe et l'Afrique
Un premier site pilote est déjà en cours à Trieste, en Italie, avec une centrale solaire couplée à du stockage, avant une montée en puissance pouvant atteindre plusieurs gigawatts.
Selon le média Elaph, le groupe marocain Marita et la société chinoise Gotion High-Tech ont signé six mémorandums d’entente portant sur des projets ciblés et opérationnels. Ces accords couvrent notamment un projet de stockage d’énergie (BESS) à Trieste, en Italie, le développement de centrales solaires en Afrique, la mise en circulation de camions électriques avec une autonomie annoncée allant jusqu’à 1.000 kilomètres, ainsi que la décarbonation d’activités minières dans la région d’Errachidia, à l’est du Maroc.
Le partenariat inclut également un projet d’économie circulaire visant la transformation du plastique en carburant, ainsi qu’une initiative de ville intelligente à Dar es Salaam, en Tanzanie.
Le premier projet pilote est en cours de développement à Trieste, sur deux sites industriels désaffectés. Il prévoit l’installation d’une centrale solaire d’une capacité de 2,4 mégawatts, associée à un système de stockage d’énergie. Les investissements initiaux, hors foncier, sont estimés à 2,5 millions de dollars, auxquels s’ajoutent 40 millions de dollars pour l’acquisition des terrains.
Selon les données communiquées, ce projet pourrait permettre une réduction des émissions de CO₂ d’environ 37.840 tonnes par an. Il est présenté comme un modèle reproductible, susceptible d’être adapté à d’autres contextes.
Dans une seconde phase, les partenaires envisagent une montée en puissance jusqu’à 7 gigawatts, pour un investissement estimé à 1,4 milliard d’euros, avec une extension possible à d’autres régions en Italie.
Le projet bénéficie par ailleurs d’un soutien initial de la Banque africaine de développement (BAD), dans un contexte où les besoins du continent africain en investissements énergétiques sont estimés à environ 25 milliards de dollars par an pour atteindre l’accès universel à l’électricité.
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