Éliminatoires Coupe du monde : Maroc-Congo, les clés du match
Ce mardi 11 juin, le Maroc a l’occasion de faire un grand pas vers la qualification à la Coupe du monde 2026 en affrontant la République du Congo à Agadir. Une victoire permettrait aux Lions de l’Atlas de consolider leur place de leader dans le groupe E, dans des conditions de jeu favorables et face à un adversaire à leur portée.
Toutes les planètes semblent alignées pour une qualification du Maroc à la Coupe du monde 2026. En cas de victoire ce mardi 11 juin face à la République du Congo à Agadir (20 h), l’équipe nationale aura fait le plein en empochant 9 points en trois rencontres, dans un groupe E dont l'Érythrée s’est retirée. Soit un adversaire et un déplacement périlleux en moins.
Au vu du pedigree de l’adversaire de ce soir et des difficultés extra-sportives dans lesquelles le football congolais est empêtré, il est difficile d’imaginer comment les hommes de Walid Regragui pourraient ne pas consolider leur place de leader. D'autant plus que cette rencontre, initialement prévue à Kinshasa, a été finalement programmée sur la pelouse du stade Adrar, pour le plus grand bonheur des supporters marocains et du staff de l’équipe nationale.
"Nous aurions dû faire 7 ou 8 heures d’avion pour nous rendre à Kinshasa et disputer le match sur un terrain synthétique. Nous sommes donc dans des conditions idéales", a affirmé le sélectionneur national Walid Regragui en conférence d’avant-match, le lundi 10 juin. Le durcissement des normes d'accueil des matchs par la Confédération africaine de football (CAF) n’est pas étranger à cette situation.
Et pour cause, 17 des 43 nations africaines engagées dans ces éliminatoires de la Coupe du monde 2026 ne sont pas autorisées à jouer sur leur sol, faute de stades répondant aux normes imposées par l’instance panafricaine. La République du Congo en fait partie, d’où son refus d’affronter le Niger lors de la journée précédente.
Dans un premier temps, le Congo s’était mis d’accord avec le Niger voisin pour jouer en République démocratique du Congo, en raison de la mise aux normes de son stade. Peu de temps avant la rencontre, le Congo a finalement reçu l’approbation pour disputer son match à Brazzaville. Sauf que le Niger a refusé. En guise de réponse, le pays hôte a déclaré forfait pour ce match des éliminatoires de la Coupe du monde 2026.
Cette fois, le Maroc ne gagnera pas sur tapis vert, mais il aura la chance de disputer la rencontre devant son public. Certes, un déplacement à Kinshasa ou Brazzaville aurait été plus ardu pour les Lions de l’Atlas. Mais la différence de niveau individuel et collectif entre les deux équipes est telle que le Onze national n’aurait pas éprouvé énormément de difficultés à s’imposer loin de ses terres.
Walid Regragui dispose en effet d’un groupe au complet. Suspendu contre la Zambie, Sofyan Amrabat sera de retour dans l’entrejeu de l’équipe nationale, où Brahim Diaz continuera de peaufiner son entente et ses automatismes avec ses coéquipiers, notamment sur les ailes, où la République du Congo a affiché d’importantes lacunes lors de la défaite contre la Zambie (4-2).
L'affiche entre le Maroc et la République du Congo aura une saveur particulière pour Walid Regragui et Isaac Ngata, le sélectionneur du Congo. Les deux techniciens ont côtoyé le même club de Corbeil-Essonnes. Mais Walid Regragui ne fera certainement pas de cadeau à son ami et néanmoins adversaire, d'autant plus qu'il a les armes pour faire mal au collectif adverse.
Le Congo est une équipe qui a moins la possession que son adversaire (43%). Par conséquent, elle concède beaucoup de situations, notamment en phase de transition attaque-défense. À la perte du ballon, les Congolais ont souvent du mal à se replacer rapidement et sont gênés au moment de défendre leur surface de réparation.
Même lorsqu’ils sont en place, les protégés d’Isaac Ngata se montrent passifs sur le porteur du ballon. Avec un peu plus de précision, les centreurs marocains auront certainement des occasions de toucher les attaquants dans les 16 mètres. Il s’agira donc d’être nombreux à la retombée du ballon et d’apporter un surnombre dans la surface de réparation.

Défensivement, le bloc de l’équipe nationale aura à gérer les mêmes problématiques que face à la Zambie, à savoir des contres rapides des ailiers adverses dont les courses de l’extérieur vers l’intérieur mettent souvent en difficulté les Lions de l’Atlas. Sinon, en phase de construction, le Maroc n’aura pas de mal à annihiler les aspirations offensives d’une équipe qui perd près d’un ballon sur trois, une fois qu’elle dépasse la ligne médiane.
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