Hydrogène vert : Masen lance un appel d'offres aux investisseurs intéressés
Dans le cadre de l’Offre Maroc Hydrogène vert, et conformément à son rôle en tant que "point focal et interlocuteur préalable et privilégié des investisseurs et consortiums", Masen lance un appel d'offres invitant les candidats désirant développer dans le Royaume des projets intégrés pour la production d’hydrogène vert et ses dérivés à soumettre leur candidature.
Consulté par Médias24, ce document fournit des orientations indicatives aux investisseurs et consortiums potentiels.
Les capacités techniques et financières à démontrer
Dans leur candidature, les investisseurs doivent :
- démontrer leur capacité technique à développer, financer, mettre en œuvre et exploiter des projets énergétiques et/ou industriels à grande échelle. Chaque candidat est ainsi invité à fournir un historique de projets techniques principalement dans les secteurs des énergies renouvelables, industriels (énergie conventionnelle, produits chimiques, engrais, pétrochimie, raffinerie, sidérurgie, industrie du ciment, etc.) et des infrastructures (notamment le dessalement de l'eau, transport d'énergie, etc.). En ce qui concerne les consortiums, les références de chaque membre seront considérées en fonction de leur rôle prévu dans le projet et de leur implication dans la chaîne de valeur.
- démontrer leur capacité financière à entreprendre le projet proposé et/ou son rôle dans la chaîne de valeur dans le cas d'un consortium. Cela comprend le chiffre d'affaires, le taux de rentabilité et le ratio d'endettement (dette de financement/capitaux propres).
- expliquer leur vision du projet. Cette partie englobe plusieurs aspects clés, notamment techniques, financiers, environnementaux et sociaux, y compris notamment la composition et les rôles du consortium, la capacité de production (si en phases, la capacité pour chaque phase), ainsi que la taille du terrain requis, le produit final, les choix technologiques pour la centrale électrique à énergie renouvelable et l'électrolyseur, le coût estimé, l'infrastructure et la logistique requises (y compris les attentes et les contributions potentielles du soumissionnaire) et le calendrier du projet. Toute utilisation partielle de combustibles fossiles doit également être divulguée.
- fournir un aperçu global de la stratégie commerciale et financière du projet, y compris les marchés ciblés et les accords d'achat, le positionnement sur le marché (importation ou exportation), le financement (type de dette, capitaux propres, subventions et sources attendues pour chacun), etc.
- évaluer les impacts sociaux et environnementaux des projets, ainsi que la promotion de l'approvisionnement local, la création d'emplois et le développement et/ou la contribution des infrastructures.
Priorité à l'approvisionnement local et à la création d'emplois
En donnant la priorité au développement local, l’objectif est de garantir que les bénéfices des projets d’hydrogène vert soient étendus aux communautés à travers le Maroc, contribuant ainsi à une croissance socio-économique inclusive et durable. Seront ainsi évalués les critères suivants :
- les rendements financiers pour le Royaume : le processus d'évaluation prendra en compte les avantages financiers pour l'État marocain, qui peuvent inclure des redevances, des loyers, une participation aux bénéfices et/ou des apports en capital reporté.
- l'intégration industrielle : l'évaluation examinera les avantages économiques et la création d'emplois grâce à l'intégration industrielle horizontale et verticale.
L’objectif est de garantir que le développement de projets d’hydrogène vert contribue de manière significative à la croissance industrielle et socio-économique du Royaume à travers la création d’emplois.
- les aspects environnementaux et écologiques : l'évaluation de ce critère englobe divers facteurs environnementaux tels que la réduction de l'empreinte carbone du projet, la récupération de l'oxygène, l'impact de la pollution/déchets sur les écosystèmes, l'impact du projet sur la biodiversité, l'utilisation des eaux douces/souterraines etc... ;
- les programmes sociaux en faveur des populations locales (construction d'écoles, de cliniques, etc.) ;
- le développement de projets agricoles ;
- la production/fourniture d’électricité propre et d’eau potable excédentaires (le cas échéant).
L'intégration horizontale implique des partenariats fournisseurs (réels ou prévus). Il s'agit notamment de collaboration avec des fournisseurs et partenaires locaux déjà existants que les investisseurs ou consortiums ont l'intention de faire venir au Maroc pour les matières premières, les équipements et les composants nécessaires à la production d'hydrogène vert et de ses dérivés, ainsi qu'avec les fournisseurs ou partenaires étrangers, que les investisseurs ont l'intention d'amener à fabriquer leurs produits au Maroc.
L'intégration verticale implique quant à elle l'investissement ou les partenariats pour le développement d'installations de fabrication pour les industries consommatrices d'hydrogène vert et/ou ses dérivés au Maroc, l'investissement dans des centres de recherche et développement axés sur les technologies de l'hydrogène vert, en collaboration avec les universités locales, les instituts de recherche et les acteurs de l'industrie.
Notons que ce marché intervient après la publication par le chef du gouvernement, le 11 mars dernier, de la circulaire de mise en œuvre de "l’Offre Maroc" pour le développement de la filière de l’hydrogène vert.
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