Affaire du “vol fictif” : le jugement sera prononcé le mardi 9 avril
Les suspects à l'origine de l'appel ont reconnu que l’animateur de l’émission "Momo Ramadan Show" n'y était pour rien, affirme l'avocat de Momo, Me Youssef Chehbi.
"Tous les avocats ont plaidé, notamment l'avocat de Hit Radio, les avocats des deux suspects à l'origine de l'appel et l'avocat de Mohamed Bousfiha. Le jugement sera prononcé le mardi 9 avril. Comme nous étions nombreux à plaider, l'audience a pris beaucoup de temps. Les délibérations ont été ainsi renvoyées à mardi prochain", explique à Médias24, Me Youssef Chehbi, l'avocat de Mohamed Bousfiha, alias Momo.
L'audience de l'animateur sur Hit Radio s'est en effet tenue le jeudi 4 avril. Poursuivi en état de liberté provisoire pour "participation à outrage à la police judiciaire par la dénonciation d'une infraction fictive", Momo devait initialement comparaîtra le mardi 2 avril devant le tribunal correctionnel de Aïn Sebaâ.
L'auteur principal a déclaré qu'il avait l'habitude de participer aux jeux-concours organisés par Hit Radio, souligne Me Youssef Chehbi.
"Puisque la charte HACA n'autorise les gagnants à rejouer qu'après six mois, il a pensé à monter de toutes pièces l'incident du vol. Pour ce faire, il avait besoin d'un complice. Ce premier a réussi à pervertir l'un de ses amis en lui promettant qu'ils allaient gagner de l'argent", précise l'avocat.
"L'auteur principal a reconnu que Momo n'y était pour rien et qu'il n'était pas au courant du fait qu'il s'agissait d'un vol fictif", conclut-il.
Rappelons que les faits remontent au vendredi 22 mars lorsqu’un auditeur a participé à l’émission Momo Ramadan Show pour partager une anecdote le concernant. Au moment de la raconter, l’auditeur se fait arracher son téléphone. L’on entend une personne courir et le terme “voleur, voleur” avant que l’appel ne soit coupé. L’animateur et ses deux chroniqueurs se sont montrés surpris, puis compatissants envers l’auditeur qui a fini par rappeler la station radio, avant de se voir offrir un nouveau téléphone, remis par l’animateur.
Or, ce scénario s’est avéré fictif selon la police judiciaire qui, en premier lieu, avait ouvert une enquête pour arrêter les voleurs du téléphone, avant de conclure qu’il ne s’agissait que d’une fiction.
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