5 ans de prison ferme pour Abdelkader Boussairi (ex-parlementaire et adjoint du maire de Fès)
Dans l’affaire dite du réseau du maire de Fès, l’adjoint du maire et ex-parlementaire USFP, Abdelkader Boussairi, a écopé de cinq ans de prison ferme. Il s’agit de la peine la plus élevée parmi les 14 accusés dans ce dossier. Le maire, Abdeslam Bekkali, a été innocenté. Détails.
La section criminelle de la Cour d’appel de Fès a rendu son verdict, ce mardi 27 février, dans l’affaire dite du réseau du maire de Fès. Selon une source proche du dossier, sur les quatorze accusés, douze ont été condamnés à des peines d’emprisonnement allant de trois mois à cinq ans. Deux autres ont été déclarés innocents. Il s’agit de Soufiane Drissi, le secrétaire du conseil communal, et d’Abdeslam Bekkali, le maire de Fès.
Ce dernier était poursuivi pour "non-dénonciation de crime", avant que la Cour d’appel de Fès ne l’innocente ce mardi 27 février. Son adjoint, Abdelkader Boussairi, a été condamné à cinq ans de prison ferme et à une amende de 100.000 DH. Il s’agit de la peine la plus élevée pour les condamnés dans cette affaire.
L’ex-parlementaire USFP était poursuivi pour "constitution d’une bande criminelle", "dilapidation de deniers publics", "falsification de documents officiels", "corruption" et "abus de pouvoir".
Deux autres accusés (I.F. et L.F.) ont été condamnés à trois ans de prison ferme et à une amende de 20.000 DH. Un sixième accusé a écopé d’une peine d’un an dont dix mois ferme et d’une amende de 10.000 DH.
Les autres sanctions prononcées sont les suivantes :
- Dix mois de prison ferme et une amende de 10.000 DH contre M.D., accusé de "corruption" et de "participation à la dissipation de deniers publics" ;
- Huit mois de prison ferme pour "dissipation de deniers publics", "falsification de documents officiels et administratifs et leur utilisation", "abus de pouvoir" et "divulgation du secret professionnel" ;
- Sept mois de prison ferme et une amende de 2.000 DH pour "falsification d’un document officiel" et "participation à la dissipation de deniers publics" ;
- Quatre mois de prison ferme et une amende de 10.000 DH ;
- Quatre mois de prison ferme et une amende de 5.000 DH ;
- Quatre mois de prison ferme et une amende de 1.000 DH pour deux accusés, reconnus coupables de "falsification de documents officiels" et "dissipation de deniers publics" ;
- Trois mois de prison ferme et une amende de 1.000 DH pour "falsification de document administratif" et "dissipation de deniers publics".
Pour rappel, l’affaire, qui fait partie des nombreux dossiers judiciaires impliquant des élus, a éclaté en octobre dernier avec le démarrage du procès dont l’origine revient à une plainte déposée par la société Grands Travaux Routiers Chourouk, sise à Fès.
Contrairement au troisième président du conseil communal de Fès, Abdelkader Boussairi, Abdeslam Bekkali était en liberté provisoire et était poursuivi pour un délit. Son adjoint est finalement considéré comme l’accusé principal, d’où la peine de cinq ans prononcée à son encontre.
Sa défense avait expliqué à Médias24 qu’aucune preuve de corruption n’a été présentée contre Abdelkader Boussairi. Dans un précédent article, Me Omar Haloui a indiqué que seules les déclarations d’un autre accusé (I.F.) étaient à la charge de son client. Celui-ci a été condamné à trois ans de prison ferme et à une amende de 20.000 DH.
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