Affaire du “réseau du maire de Fès” : début des plaidoiries le 13 février
Après les discussions au fond, le procès dans l’affaire dite du “réseau du maire de Fès” s’approche de son épilogue. Les plaidoiries démarreront le 13 février. Le prononcé du jugement est attendu le jour même par la défense.
Dans l’affaire dite du "réseau du maire de Fès", le début des plaidoiries est fixé au 13 février. Selon Me Omar Haloui, avocat du principal accusé, le parlementaire et adjoint au maire Abdelkader Boussairi, "la décision tombera le jour-même, en fin d’audience et après le délibéré".
Lors de la dernière audience du 23 janvier, les discussions au fond ont été clôturées après que la section des crimes financiers de la Cour d’appel de Fès a entendu les accusés et les témoins, explique l’avocat à Médias24.
"Des preuves insuffisantes"
"À mon sens, les témoignages étaient en faveur de mon client. L’affaire a été amplifiée d’une manière extraordinaire. Selon notre lecture des éléments du dossier, il n’y a pas de moyens de preuve suffisants pour condamner mon client", estime Me Haloui.
Notre interlocuteur explique que, pour les faits de corruption qui sont reprochés à Abdelkader Boussairi, seules les déclarations de l’un des accusés (I. F.) et les propos d’un témoin sont à charge. L’accusé (I. F.) déclare que c’est Abdelkader Boussairi qui lui a demandé 150.000 DH et qu’il les lui a donnés.
"Cela prouve juste que l’accusé est corrompu mais rien ne montre que mon client l’est aussi. C’est la parole de l’un contre celle l’autre, car Abdelkader Boussairi réfute toutes les accusations adressées à son encontre."
"Un témoin a également déclaré avoir corrompu Abdelkader Boussairi. Or, au vu de ses déclarations, cet individu devrait être en détention puisqu’il s’incrimine lui-même", s’insurge l’avocat.
Pour rappel, cette affaire implique treize accusés dont deux en état de liberté provisoire. Le maire de Fès, Abdeslam Bekkali, en fait partie. Il est poursuivi pour "non-dénonciation de crime". Son adjoint, le parlementaire Abdelkader Boussairi, est quant à lui placé en détention préventive et poursuivi pour des faits de "corruption", "dilapidation de deniers publics", "abus de pouvoir", "constitution d’une bande criminelle", "falsification d’un document officiel et d’un document administratif et son utilisation".
De manière générale, les chefs d’accusation vont de la corruption à la constitution d’une bande criminelle en passant par le faux et l’usage de faux et la dilapidation de deniers publics, entre autres graves accusations auxquelles devront répondre les treize accusés de cette affaire.
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