Assises du féminisme: une première édition très réussie
Elle s'est tenue à Rabat, autour du thème du jour: la réforme du code de la famille. Si l'on voulait un état des lieux de la condition des femmes marocaines, on a été servi.
Pour les militantes et militantes, pour tous ceux qui ont participé aux combats des années 80, 90 ou 2000 pour les droits des femmes; ou tous ceux qui de nos jours y sont très sensibles; et ils sont nombreux, samedi 16 décembre 2023 aura été une journée particulière, une journée d'accomplissement. Il s'agit évidemment de la première édition des Assises du féminisme au Maroc, une journée entière consacrée à cette question, qui a duré deux heures de plus que prévu en mobilisant un plateau de très haut niveau et une assistance totalement engagée.
A l'origine de la tenue de ces Assises, Aïcha Zaimi Sakhri, personnalité engagée en faveur des droits des femmes depuis une trentaine d'années. A travers le magazine Femmes du Maroc qu'elle a dirigé et dont elle est cofondatrice, elle s'était totalement impliquée dans le combat féministe au Maroc jusqu'à la réforme de la Moudawana en 2004 et les années suivantes. C'est depuis cette époque qu'elle pensait, voulait organiser les assises annuelles du féminisme au Maroc.
Début 2023, elle est passée à l'action, en créant d'abord l’Association pour la promotion de la culture de l’égalité (APCE), qu'elle préside et en lançant le magazine EgalitéMag. Il aura donc fallu une année de préparation pour aboutir à un résultat que tout le monde qualifie de grande réussite.
Pour cette première édition, le thème du Code de la famille, en cours de révision, s'est imposé. Certaines interventions, comme celle de Rabea Naciri, l'une des icônes du mouvement féministe au Maroc (3e vidéo ci-dessous); ou Rkia Belloute, leader du mouvement des femmes soulalyate, font partie des grands moments de cette journée.
Les deux générations de militantes et militants, la génération historique des années 80-90-2000 et celle de du digital aujourd'hui, se sont rencontrées et ont interagi. Latefa Bouhssini a dressé une intéressante et incontournable rétrospective de ces différents combats. La disapora féminine était présente, à travers entre autres, l'intervention de Nouria Ouali, sociologue, chercheure installée en Belgique, qui nous a appris que 73% des citoyens marocains qui épousent des étrangers-ères sont des femmes.
Nouzha Skalli, compagne des luttes depuis le début, a évoqué les changements inetrvenus dans les familles contemporaines. Rabea Naciri a livré un implacable plaidoyer dans le domaine successoral. Citons Khadija El Amrani, Leila Slasssi qui a notamment soulevé les nouveaux canaux de revendications, Sanae El Aji, Ghizlane Mamouni, Rkia Belloute dont le témoignage sur le mouvement soulalyate a suscité une standing ovation, Ali Youssoufi historien...
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