Le directeur régional de Philip Morris explique les ambitions de l'Iqos Iluma au Maroc
Taylan Süer, directeur général de Philip Morris Maghreb, partage avec Médias24 les caractéristiques et les ambitions de la nouvelle technologie de tabac chauffé Iqos Iluma, récemment lancée sur le marché.
Philip Morris International s’engage à "construire un avenir sans fumée", promet l'entreprise. Dans le cadre de cette réorientation internationale, l'entreprise mise désormais sur des alternatives qu'elles assurent être "moins nocives que les cigarettes conventionnelles".
L'alternative proposée par Philip Morris consiste en des produits sans combustion basés sur du tabac à chauffer par le biais d’un appareil électronique sans fumée baptisé « IQOS ».
Deux ans après l'introduction de l'Iqos au Maroc, la firme américaine lance, pour la première fois au Maroc et dans tout le Maghreb, une nouvelle génération: "la technologie de tabac chauffé la plus avancée, l’Iqos Iluma", nous déclare Taylan Süer.
La série Iluma propose trois appareils à différents niveaux de prix pour répondre aux besoins des fumeurs adultes et des utilisateurs au Maroc : Iqos Iluma Prime (à 1.200 dirhams), Iqos Iluma (à 800 dirhams) et Iqos Iluma One ( à 400 dirhams).
Ces appareils utilisent la nouvelle technologie de chauffage par induction et se déclinent dans différents designs pour permettre aux utilisateurs adultes de choisir celui qui leur correspond le mieux.
Médias24 : Quelle est la différence entre Iluma et la version précédente ?
Taylan Süer : L’Iqos a été lancé il y a deux ans au Maroc, et le nouveau Iqos Iluma représente la technologie de tabac chauffé la plus avancée, ne nécessitant aucun nettoyage, pour répondre aux attentes des consommateurs. Il offre une expérience et un goût supérieurs, du début à la fin, par rapport à la version précédente. Les deux versions, ancienne et nouvelle, réduisent les risques en moyenne de 95% par rapport à la cigarette conventionnelle.
- L’Iqos n’est actuellement disponible qu’à Casablanca, Rabat et Marrakech. Avez-vous un plan d’expansion ? Comptez-vous créer de nouveaux points de vente dans d’autres villes du pays ?
- Effectivement, nos points de vente d’Iqos sont actuellement établis à Casablanca, Rabat et Marrakech, avec nos produits disponibles également sur des plateformes de commerce électronique.
Notre ambition est d’élargir notre présence au Maroc. Cette expansion sera guidée par l’évolution de la demande pour les produits de tabac chauffé sur le marché marocain. Notre objectif à moyen et long terme est de garantir une couverture nationale complète.
- Envisagez-vous d’introduire de nouveaux produits sur le marché marocain ?
- Actuellement, notre stratégie commerciale est centrée sur l’Iqos Iluma, notre technologie de tabac chauffé la plus avancée. Cependant, étant donné que les consommateurs ont des besoins et des préférences variés en termes de rituels, de saveurs et d’expériences sensorielles, nous avons l’intention d’introduire de nouveaux types et catégories de produits pour répondre à l’évolution des attentes des consommateurs.
- Pouvez-vous nous donner une estimation du nombre de personnes utilisant la version précédente d’Iqos au Maroc ?
- Je ne suis pas en mesure de fournir ces informations car elles ne sont pas destinées au public. Notre effort actuel vise à renforcer la présence de nos produits de tabac chauffé au Maroc, avec pour objectif d’informer et de sensibiliser chaque fumeur adulte sur les alternatives sans fumée et à risque réduit en comparaison avec la cigarette conventionnelle.
À l’échelle mondiale, 19,7 millions de fumeurs adultes sont passés à l’Iqos et l’utilisent exclusivement. Notre objectif au Maroc est d’atteindre les 5,5 millions de fumeurs adultes et les convaincre de faire le choix de cette transition.
Le tabac à chauffer de Philip Morris sera commercialisé au Maroc avant la fin de cette année
À découvrir
à lire aussi
Article : Antidumping sur les couvertures : Mazafil et Cosyfil s'expliquent
Mazafil et Cosyfil demandent l’instauration de droits antidumping sur les importations chinoises et égyptiennes d’étoffes à longs poils pour couvertures. Les deux producteurs dénoncent des prix anormalement bas et défendent une mesure destinée, selon eux, à rétablir une concurrence loyale.
Article : Viandes rouges : la hausse des prix devient-elle la nouvelle norme ?
Après les fortes tensions observées durant la période de Aïd al-Adha, les prix restent orientés à la hausse un mois plus tard. Cette situation interroge d'autant que ces prix, jugés autrefois exceptionnels, s'installent. Les dessous d’une flambée durable.
Article : Gaz naturel : sans cadre légal, la feuille de route marocaine reste fragile
De Nador West Med à l’unité flottante de regazéification envisagée dans l’appel à manifestation d’intérêt, le Maroc commence à dessiner son infrastructure gazière. Mais, faute de loi pour organiser le transport, le stockage, la fourniture et la régulation du marché, les investisseurs restent face à une équation incertaine, déjà renvoyée de gouvernement en gouvernement depuis Abbas El Fassi.
Article : Imad Bakkali, nouveau PDG de Centrale Danone
Il prendra ses fonctions le 1er juillet, en remplacement d’Hervé Barrère, qui quitte le groupe pour des raisons familiales après neuf ans chez Danone. Fort de plus de vingt-trois ans d’expérience dans les biens de grande consommation, il devra poursuivre la transformation de l’entreprise.
Article : Sahara : l’élection de de la Espriella peut-elle faire basculer la position de la Colombie ?
De Bogota à Rabat, l’élection d’Abelardo de la Espriella est observée au-delà de son seul enjeu colombien. Le nouveau président succède à Gustavo Petro, qui avait rétabli les relations avec la "rasd" trois jours après son investiture et multiplié les signaux favorables au polisario. Pour le Maroc, la question est désormais de savoir si cette ligne survivra au retour de la droite au pouvoir.
Article : RGPH 2024 et découpage électoral au Maroc, analyse d'un fossé grandissant entre démographie et représentativité
L'urbanisation rapide confirmée par le recensement de 2024 interroge la physionomie de la future carte électorale marocaine. Alors que certaines banlieues connaissent une forte croissance et que des centres-villes se vident, le ratio d'habitants en âge de voter par député affiche des écarts sans précédent. Décryptage des tensions techniques, géographiques et politiques qui pèsent sur la préparation du scrutin de septembre 2026.