Remboursement des prestataires de soins : retour progressif à la normale
Après le déblocage des remboursements par les organismes de prévoyance, à la suite de l’introduction de la retenue à la source des prestataires de soins, la situation tend à se normaliser, bien qu’elle ne soit pas aussi fluide qu’avant. Round up.
Le déblocage des remboursements des prestataires de soins médicaux se poursuit, selon les diverses sources que nous avons pu consulter. Après plusieurs négociations et réglages consécutifs à l’application de la retenue à la source (RAS) de l’impôt sur les honoraires des médecins, les praticiens commencent à recevoir les remboursements des dossiers pris en charge par les organismes de prévoyance et les assurances.
Toutefois, selon Redouane Semlali, le président de l’Association nationale des cliniques privées (ANCP), ces remboursements ne sont pas "aussi fluides qu’auparavant. En principe, la situation devrait s’améliorer dès cette semaine". Après plusieurs mois de blocage, la dituation créée par la mesure imposée par la loi de Finances 2023 commence à se résorber.
Tout d’abord, les organismes de prévoyance, pris de court par la mesure, ont dû adapter dans l’urgence leur système d’information pour y intégrer la retenue dans sa granularité. En effet, seule la partie honoraire des factures des cliniques est concernée par le prélèvement à la source.
Avant cette mesure, le système d’information des organismes tiers payants versait le remboursement sur toute la facture. Ils n’avaient donc pas besoin de la répartir entre les diverses parties de la prestation (comme les frais des médicaments, le matériel, les dispositifs médicaux, etc.).
La partie honoraires représente, selon Redouane Semlali, entre 20% et 30% des factures. Ensuite, il a fallu attendre la circulaire d’application de la loi de Finances 2023, publiée par la DGI le 23 février 2023. Celle-ci est venue avec un premier avis explicatif, envoyé par la DGI, suite à une demande de la CNOPS en attendant la publication de la circulaire d’application.
Finalement, les organismes de prévoyance ont dû adapter les modèles des demandes de remboursement pour qu’elles puissent prendre en compte spécifiquement les honoraires. Des discussions entre les prestataires de soins et les organismes de prévoyance ont aussi concerné les méthodes de remboursement et de retrait de la retenue à la source. Que ce soit la CNSS ou la CNOPS, chacune a opté pour une formule en adéquation avec ses propres méthodes de calcul.
Ces diverses négociations, mesures et ajustements ont engendré des retards de remboursement, à tel point que certains praticiens ont menacé de surseoir à la reconnaissance des prises en charge par les organismes de prévoyance de certaines prestations.
Du côté de ces derniers, "c’est un non-sujet et de l’histoire ancienne". Ainsi, selon un haut cadre de l’un des organismes ayant requis l’anonymat, "nous sommes contraints par la loi à l’application de la retenue à la source, sinon nous serions obligés de payer des pénalités. Nous ne sommes que des collecteurs pour le compte de l’Etat, et non une partie prenante. Nous avons tout fait dans des délais très courts, pour éviter d’être en porte-à-faux avec la loi, tout en assurant la continuité de nos services à nos adhérents". D'après notre interlocuteur, si certains dossiers tardent, c’est en partie en raison du non-respect de toutes les mentions incluses dans les formulaires de remboursement. Certains praticiens seraient tout simplement récalcitrants à déclarer leurs prestations. Selon nos sources, d’autres ont augmenté les tarifs du "noir" pour compenser les retenues à la source.
Une situation ambigüe où chaque protagonistes se rejette la responsabilité, alors que la santé des citoyens est en jeu. Pour rappel, la loi exige désormais une retenue à la source sur honoraires des prestations de soins de l’ordre de 5% pour les personnes morales comme les cliniques privées, et de 10% pour les prestataires personnes physiques.
à lire aussi

Article : OPCI : la croissance se confirme, l’ouverture au grand public reste le prochain cap
Avec plus de 133 MMDH d’actif net sous gestion, les OPCI ont changé d’échelle au Maroc. Mais malgré la progression rapide des encours, le marché reste dominé par les véhicules réservés aux investisseurs qualifiés. Pour Noreddine Tahiri, dirigeant d’Aegis Partners, l’enjeu porte désormais sur la capacité du secteur à élargir sa base d’investisseurs, à poursuivre sa normalisation et à mieux faire comprendre la logique de long terme de ce placement.

Article : CAN U17. Le Maroc s’impose sur le fil face à l’Éthiopie (2-1)
Bousculés par d’étonnants Éthiopiens, les Lionceaux de l’Atlas ont tout de même trouvé les ressources pour renverser le score et se replacer dans la course aux quarts de finale de la CAN U17, ce samedi 16 mai au Complexe Mohammed VI à Salé. Il leur reste encore un match dans le groupe A, contre l’Égypte, mardi 19 mai (20 h)

Article : Dans les coulisses de la CAN U17, les scouts livrent leurs secrets
La Coupe d’Afrique des nations U17 attire de nombreux recruteurs. Particulièrement scrutés, les Lionceaux de l’Atlas affrontent l’Éthiopie lors de la 2e journée du groupe A, ce samedi 16 mai (20 h) au Complexe Mohammed VI à Salé. Mais quelle est la grille de lecture de ces observateurs avisés et comment fonctionnent-ils ? Le point avec Michael Lebaillif, référent de la ligue régionale Rabat-Salé-Kénitra au sein de la Direction technique nationale.

Article : Sijilmassa : le “New York” médiéval du Maroc sort de terre, la polémique aussi
Les récentes fouilles menées à Sijilmassa, patrimoine national depuis 2017, ont révélé les traces de l’atelier monétaire de l’ancienne cité médiévale. Mais le vaste chantier de valorisation lancé sur le site, doté de 156 millions de DH, suscite une vive controverse dans le monde archéologique.

Article : CAN 2027 : le tirage au sort des qualifications prévu mardi 19 mai
Le tirage au sort des qualifications pour la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) TotalEnergies CAF Kenya, Tanzanie et Ouganda 2027 aura lieu le mardi 19 mai 2026, a annoncé samedi la Confédération africaine de football (CAF).

Article : Sacrifice du Aïd al-Adha à l’hôtel : le créneau qui séduit les familles et divise les hôteliers
À l’approche de l'Aïd, de plus en plus d’hôtels de Marrakech proposent à leurs clients de prendre en charge le sacrifice du mouton dans le respect des traditions marocaines. Si cette formule est devenue un véritable produit d’appel pour une partie croissante des opérateurs, d’autres professionnels restent prudents. Explications.