Effondrement de la confiance des ménages en 2022 (HCP)
Le moral des ménages poursuit sa tendance baissière pour atteindre son niveau le plus bas depuis le début de l’enquête en 2008. C'est la principale conclusion des résultats de l’enquête permanente de conjoncture auprès des ménages, menée par le haut-commissariat au Plan.
Dans sa note, le haut-commissariat au Plan (HCP) explique que l'indice de confiance des ménages (ICM), dont les composantes portent sur la perception de l’évolution du niveau de vie, du chômage, de l’opportunité d'acheter des biens durables et de la situation financière, s’établit à 46,6 points au lieu de 47,4 points enregistrés le trimestre précédent, et 61,2 points le même trimestre de 2021.
L'indice n'a jamais atteint un niveau aussi bas depuis la mise en place de cette enquête. L'année 2022 est marquée par un effondrement de la confiance des ménages, dont l'indice baisse fortement en comparaison avec 2020 et 2021, pourtant, deux années de pandémie et de crise.
La moitié des ménages s’attendent à une dégradation du niveau de vie au cours des 12 prochains mois
Au quatrième trimestre de 2022, 83,1% des ménages déclarent une dégradation du niveau de vie au cours des 12 derniers mois, 11,8% un maintien au même niveau, et 5,1% une amélioration. Le solde d’opinion sur l’évolution passée du niveau de vie est resté négatif.
Plus de la moitié des ménages (52,4%) s’attendent à une dégradation du niveau de vie au cours des 12 prochains mois, 38,2% à un maintien au même niveau, et 9,4% à une amélioration.
Quant à la perception de l'évolution du chômage, 85,0% contre 5,4% des ménages s’attendent à une hausse du chômage au cours des 12 prochains mois. Le solde d’opinion est resté ainsi négatif.
Par ailleurs, les ménages estiment que la conjoncture est peu favorable à l’achat de biens durables. Au quatrième trimestre de 2022, 79,9% contre 9,6% des ménages considèrent que le moment n’est pas opportun pour effectuer des achats de biens durables. Le solde d’opinion de cet indicateur s’est ainsi établi à moins 70,3 points contre moins 74,0 points le trimestre précédent, et moins 62,8 points le même trimestre de l’année 2021.
45% déclarent s’endetter ou puiser dans leur épargne
Par ailleurs, plus de la moitié des ménages (52%) estiment que leurs revenus couvrent leurs dépenses, 45% déclarent s’endetter ou puiser dans leur épargne et 3,0% affirment épargner une partie de leur revenu.
Le solde d’opinion relatif à la situation financière actuelle des ménages est resté ainsi négatif.
Quant à l’évolution de leur situation financière au cours des 12 derniers mois, 57,8% contre 4,8% des ménages considèrent qu’elle s’est dégradée.
S’agissant de l’évolution de leur situation financière au cours des 12 prochains mois, 17,5% contre 25,2% des ménages s’attendent à une amélioration de leur situation financière.
Capacité future des ménages à épargner : le pessimisme domine
L’enquête du HCP fournit également des données sur la perception des ménages relative à d’autres aspects des conditions de vie.
Ainsi, au quatrième trimestre de 2022, 11,1 % contre 88,9% des ménages s’attendent à épargner au cours des 12 prochains mois. Le solde d’opinion relatif à cet indicateur est resté négatif.
La totalité des ménages (98,9%) déclarent que les prix des produits alimentaires ont augmenté au cours des 12 derniers mois. Le solde d’opinion est également resté négatif.
Quant aux perspectives de leur évolution au cours des 12 prochains mois, les prix des produits alimentaires devraient continuer à augmenter selon 76,8% des ménages contre 5% seulement qui s’attendent à leur baisse.
Qualité des prestations administratives : une amélioration perçue
En 2022, 55,5% des ménages perçoivent une amélioration de la qualité des prestations administratives contre 18,6% qui perçoivent sa dégradation.
50,2% contre 15,8% des ménages perçoivent que la qualité de la situation en matière de protection de l’environnement s’est améliorée.
En matière des droits de l’Homme, 36,7% des ménages contre 19,6% pensent que leur situation s’est améliorée.
Ce n'est pas le cas des services de l’enseignement, caractérisés par une perception négative. 43,7%contre 30,7% des ménages ont ressenti une dégradation de la qualité des services de l’enseignement.
Idem pour les services de santé. 60,8% des ménages perçoivent une dégradation de la qualité des services de santé contre 12,6% qui perçoivent son amélioration.
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