MIM, un nouvel événement international consacré à l’investissement au Maroc
La première édition aura lieu en mai 2023 à Paris. Le contexte international, mais également l’évolution du Maroc, font de cet événement une opportunité. Une édition annuelle itinérante est envisagée.
Le Maroc disposera-t-il, à partir de 2023, d’une plateforme événementielle permettant de présenter chaque année ses atouts dans le domaine de l’investissement ? C’est en tous cas l’ambition du projet MIM (Morocco Investment Meeting and Entrepreneurship), organisé par la société Ostensio en partenariat avec l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE), et grâce à l’implication notable de Mohamed Berrada, économiste, ex-ministre des Finances, grande figure des milieux économiques et président du comité scientifique de cet événement.
La première édition du MIM est prévue du 23 au 25 mai 2023, à Paris, au parc des expositions de la porte de Versailles. Le choix de la capitale française ne s’explique pas par un quelconque tropisme français. Non, c’est surtout sa position géographiquement centrale et son rang de première ville d’expositions internationales et de plaque-tournante européenne qui ont motivé cette sélection. Il est possible et assez probable que les éditions suivantes se tiennent dans des pays comme l’Allemagne ou l’Espagne.
Les organisateurs, l’AMDIE et le comité scientifique, sont conscients de l’intérêt d’aller à la rencontre d’investisseurs potentiels, MRE ou étrangers d’ailleurs. Depuis l’appel royal à y accorder plus d’intérêt, l’acronyme “MRE” est sur toutes les lèvres dès que l’on parle investissement au Maroc.
Le MIM permet donc aux investisseurs, entrepreneurs et porteurs de projets établis en Europe, MRE et étrangers, de rencontrer les différents acteurs publics, semi-publics et privés concernés par l’investissement et l’entrepreneuriat au Maroc. Il permet également de présenter l’ensemble des services de facilitation, d’accompagnement et de possibilité de financement dédiés aux investisseurs, porteurs de projets et créateurs d’entreprises, en vue de nouer des partenariats fructueux, créateurs de valeur et générateurs d’emplois. C’est également l’occasion de promouvoir les opportunités offertes par les secteurs stratégiques à travers les différentes régions du Maroc.
Ce meeting permettra de présenter le Maroc comme une principale alternative aux investisseurs et entreprises européennes, à la recherche d’une plateforme de proximité pour la production et la commercialisation compétitives de leurs biens et services.
Pendant trois jours, le programme du MIM connaîtra la présence d’exposants constitués d’organismes présentant l’offre marocaine : ministères, fédérations sectorielles, organismes de formation et de financement, grands donneurs d’ordre publics et privés, régions, centres régionaux d’investissement, créateurs de start-up...
Un programme de rencontres sous forme de conférences, de tables rondes, de témoignages et d’ateliers d’information et d’échanges animera ce meeting. Pour en garantir la qualité, les équipes du MIM ont constitué un comité scientifique présidé par le Pr Mohamed Berrada et composé de 18 personnalités de divers horizons, marocaines et étrangères, de haut niveau, issues du monde de l’administration, de l’entreprise et de la recherche. C’est ce comité scientifique qui propose les axes à débattre, identifie les intervenants et coordonne le bon déroulement des interventions.
“C’est le moment Maroc”
Comme l’explique Ali Seddiki, directeur général de l’AMDIE, le contexte international place le Maroc dans une position prépondérante en tant que pays d’investissement et source de compétitivité pour les capitaux et filières venus de l’extérieur. Après le discours royal du 20 août, après la charte de l’investissement, fort du contexte actuel, le Maroc doit y aller et il a de nombreuses cartes pour cela. Ce que Seddiki résume en quatre mots : “C’est le moment Maroc.” Autrement dit, Morocco Now.
En plus de tous ces éléments, le Maroc possède de beaux atouts à dérouler pour convaincre : la stabilité, l’infrastructure, les compétences, la proximité avec le grand marché européen. Ce à quoi s’ajoutent désormais, dans la séquence actuelle, les ressources en énergies renouvelables les plus compétitives au monde. “L’énergie est devenue un axe de la proposition de valeur du Maroc”, ajoute Ali Seddiki.
Pour Mohamed Berrada, la démondialisation est inéluctable. Et il en va de l’intérêt de tout le monde qu’elle prenne une dimension régionale. Comprendre : le redéploiement industriel européen doit être régional, possiblement vers le Maroc.
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