Casablanca : des sanctions à l'encontre des professionnels et particuliers en cas de gaspillage d'eau
La Commune de Casablanca hausse le ton face à la situation hydrique très alarmante. Désormais, ce sont des sanctions qui seront appliquées en cas d'agissement conduisant au gaspillage de l'eau. Professionnels et particuliers sont en effet concernés.
- Des sanctions pécuniaires sont prévues. La police administrative et la police de l’eau chargées de contrôler le respect de l’arrêté communal.
- Des restrictions sont possibles à l’avenir.
- Les particuliers sont également concernés.
Le 3 août, il a été décidé par la Commune de Casablanca d'interdire tout agissement conduisant au gaspillage de l'eau avec sanctions à la clé. Les nouvelles mesures édictées par la commune de la ville concernent entre autres l'arrosage à l’eau potable en journée, des espaces verts publics et privés, le lavage des véhicules et des engins avec de l'eau potable ou par le jet d'eau haute pression et le nettoyage, par les boyaux d'eau, des avenues, rues, espaces publics, zone industrielles et divers commerces.
Des amendes jusqu'à 500 dirhams
Les nouvelles mesures prises par la Commune de Casablanca interviennent pour faire comprendre aux Casablancais la gravité de la situation hydrique actuelle empirée par l'utilisation irrationnelle des locaux, explique à Médias24 l'adjoint au maire, Moulay Ahmed Afilal.
"Le communiqué publié mercredi 3 août par la commune est en effet un arrêté communal qui a été formulé il y a des années. Nous l'avons ressorti eu égard au contexte présent, poursuit-il notant que les sanctions qui seront appliquées en cas d'agissement conduisant au gaspillage de l'eau, concernent à la fois les professionnels et les particuliers. Ces derniers étant concernés par les mesures s'ils commettent un des actes interdits en dehors de leur logement.
C'est la police administrative communale et la police de l’eau qui vont assurer le suivi et le contrôle de l'application des mesures inédites, précise Moulay Ahmed Afilal. Des amendes seront exigées en cas d'infraction, indique-t-il ajoutant qu'elles peuvent aller de 100 dirhams à 500 dirhams en fonction de l'agissement en question.
Autres mesures prises par la Commune de Casablanca
Parallèlement aux mesures mentionnées dans le communiqué du 3 août, la Commune de Casablanca a décidé de travailler à récupérer les sources d'eau préexistantes telles que les eaux usées rejetées dans l'océan ou celles des égouts. "Nous sommes en train de repérer les sources qui sont récupérables pour organiser leur exploitation dans l'arrosage des espaces verts", relève notre interlocuteur.
"On a arrêté presque tous les compteurs dans les espaces verts vu que ces derniers étaient arrosés avec de l'eau potable. On est aussi en train de recenser les puits existant dans les espaces verts et fonctionnant toujours, pour en tirer bénéfice", ajoute Moulay Ahmed Afilal avertissant que nous nous acheminons vers un déficit hydrique.
"Pour l'instant, on ne parle pas de futures restrictions mais il y en aura si la situation l'exige". "Les directives du ministre de l'Intérieur, du Wali de la région et de la maire de Casablanca stipulent que les coupures d'eau devraient être la dernière des mesures à laquelle l'on devrait recourir", affirme l'adjoint au maire de Casablanca signalant que les autorités en charge sont en train de faire le maximum pour ne pas arriver à ce stade là.
Selon Moulay Ahmed Afilal, les Casablancais doivent comprendre que les ressources en eau disponibles à Casablanca concernent toute la population locale. Il exhorte ainsi les habitants à arrêter le gaspillage de l'eau et rationaliser l'usage de l'eau potable surtout qu'il y a une grande proportion, souvent pauvre, ne pouvant se permettre d'acheter les eaux minérales, se contentant ainsi de boire l'eau du robinet.
Premières mesures de la commune contre le gaspillage d'eau à Casablanca
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