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Évènements de Nador : 11 mois de prison ferme pour 33 prévenus

Le tribunal correctionnel a rendu son verdict contre les 33 individus impliqués dans les évènements de Nador : 11 mois fermes pour chacun des prévenus, nous indique un membre de leur défense. Un deuxième groupe est poursuivi devant la chambre criminelle, qui a à peine entamé l'examen du dossier.

Évènements de Nador : 11 mois de prison ferme pour 33 prévenus

Le 19 juillet 2022 à 13h53

Modifié 19 juillet 2022 à 15h19

Le tribunal correctionnel a rendu son verdict contre les 33 individus impliqués dans les évènements de Nador : 11 mois fermes pour chacun des prévenus, nous indique un membre de leur défense. Un deuxième groupe est poursuivi devant la chambre criminelle, qui a à peine entamé l'examen du dossier.

Impliqués dans les évènements de Nador, 33 individus ont été condamnés, ce mardi 19 juillet, à 11 mois de prison ferme chacun. Le jugement concerne le groupe de migrants jugé par la chambre correctionnelle du tribunal de première instance.

Ce groupe fait partie des 65 migrants interpellés suite à l’assaut mortel sur le passage Barrio Chino (Beni Ensar), point d’accès vers Melilia. Le reste est poursuivi devant la chambre criminelle où le dossier connaît ses premières étapes.

Le verdict a été rendu aux alentours de  13h40. La veille, les prévenus, tous poursuivis en état de détention, ont pu se livrer à l’exercice classique du « dernier mot ».  L’occasion de nier les accusations portées à leur encontre.

Les investigations effectuées par la gendarmerie et la police ont conduit le parquet à retenir, entre autres chefs d’inculpation, « l’outrage à des fonctionnaires publics », « violence contre les forces de l’ordre » ou encore « l’accès clandestin au territoire national ».

La même audience a été marquée par les plaidoiries de la défense. « Nous avons invoqué des arguments juridiques et humanitaires », rapporte Me Mbarek Bouirig, un des cinq avocats des prévenus.

« Nous avons fait valoir que les procès-verbaux n’étaient pas assez précis pour désigner les individus en cause », poursuit notre interlocuteur, ajoutant que « l’enquête se contente d’évoquer l’assaut, sans préciser que tel ou tel prévenu a effectivement commis des violences. Idem pour les parties civiles qui n’ont pas identifié précisément leurs agresseurs ».

L’autre axe de la plaidoirie concerne encore les procès-verbaux. « Beaucoup ont affirmé avoir apposé leurs empreintes [digitales] sur des procès-verbaux qu’ils n’ont pas consultés, et dont le contenu ne leur a pas été lu. »

Sur un autre volet,  l’avocat estime que « les prévenus ont un statut de demandeurs d’asile. On ne peut pas leur reprocher leur accès illégal au territoire national ».

« Migrer est un droit fondamental. Toutes les créatures, y compris les oiseaux, migrent quand les conditions ne leur permettent plus d’assurer leur continuité. Ces individus ont fui la guerre, la famine et les épidémies », explique Me Bouirig.

Dans ce dossier, la Direction générale de la sureté nationale s’est constituée partie civile. Elle est représentée par un seul avocat qui assiste des victimes parmi les forces de l’ordre.

Le deuxième procès en est à ses balbutiements. Il se tient à la chambre criminelle près la cour d’appel de Nador. Là aussi, une trentaine d’individus sont concernés. Et sont poursuivis pour des motifs plus graves (bande criminelle, séquestration, etc.). Les faits concernent non seulement l’assaut de Melilia, le 24 juin, mais aussi des affrontements survenus la veille au Mont Gourougou. Là aussi, on retrouve des éléments des forces de l’ordre parmi les plaignants.

« Une première audience a eu lieu le 13 juillet. La cour a décidé le renvoi de l’affaire au mercredi 27 du même mois. Contrairement au volet délictuel, ce dossier risque de prendre du temps », souligne Me Bouirig.

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