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Un tournant : 4 MMDH dédiés à la formation des enseignants

Une formation de base sera dispensée dans trois espaces complémentaires. L’objectif est de répondre aux besoins actuels et futurs en professeurs de différentes spécialités, dans les cycles de l’enseignement primaire et secondaire.

Un tournant : 4 MMDH dédiés à la formation des enseignants

Le 13 juin 2022 à 18h00

Modifié 13 juin 2022 à 18h41

Une formation de base sera dispensée dans trois espaces complémentaires. L’objectif est de répondre aux besoins actuels et futurs en professeurs de différentes spécialités, dans les cycles de l’enseignement primaire et secondaire.

Le chef du gouvernement Aziz Akhannouch a présidé, ce lundi 13 juin à Rabat, la cérémonie de signature d’un accord-cadre portant sur la mise en œuvre d’un programme de formation des enseignants du primaire et du secondaire à l’horizon 2025.

Signé entre le ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, le ministère de l’Education nationale, de l’enseignement primaire et des sports et le ministère de l’Economie et des finances, ce programme entre dans le cadre de la réforme de l’enseignement au Maroc.

C’est un pas de plus pour l’amélioration de la qualité de l’enseignement qui touche cette fois-ci à la composante ‘Enseignant’. Il s’agit de mettre en place une nouvelle architecture de formation de base, étalée sur cinq années, au cours desquelles une formation est dispensée dans trois espaces complémentaires.

« Pour bien former un enseignant, il faut du temps car l’objectif est d’en faire un expert de l’enseignement, un expert de son métier », nous explique une source proche du dossier. « Le système actuel est basé sur les recrues des licences générales, pour qui l’enseignement est un choix par défaut. La durée de leur formation ne dépasse pas, dans les faits, sept mois au niveau des Centres régionaux des métiers de l’éducation et de la formation (CERMEF) avant de rejoindre les classes », poursuit notre source.

Un parcours intégré de cinq ans

Le ministère propose une nouvelle architecture de formation dans un parcours intégré de cinq ans, avec trois espaces de formation :

– Licence  : formation de base dans les cursus de licence en éducation au sein des établissements universitaires spécialisés ;

– CRMEF : qualification professionnelle dans les Centres régionaux des métiers de l’éducation et de la formation ;

– Le milieu professionnel : formation au sein des établissements d’enseignement.

« Nous visons à intégrer la majorité des futurs enseignants, dès le baccalauréat, dans une licence d’éducation qui durera trois ans, où ils bénéficient d’une formation académique autour du métier de l’enseignant. Cette formation se poursuit au niveau du CRMEF pour une qualification professionnelle de huit mois. Enfin, ils passent au stage où ils sont encadrés pendant une année », détaille notre source.

Derrière ce changement de taille, le ministère cible un objectif précis qui est l’objet de la convention-cadre signée ce lundi : porter la proportion des étudiants issus des licences d’éducation, qui rejoignent le CRMEF, de 4% aujourd’hui à 80% en 2025.

A l’horizon 2025-2026, le ministère espère porter le nombre d’élèves sur les trois années de licence de 8.000 (actuellement) à 50.000 élèves.

La réforme vise aussi un objectif qualitatif. « La qualité de cette formation sera améliorée par la révision des contenus, la formation des formateurs et la création de l’institut du professorat », nous explique-t-on.

Une indemnité de 1.000 DH pour les étudiants de la formation de base

L’attractivité de la filière sera améliorée par un renforcement de présélection. Elle sera intégrée dans la plateforme des filières à accès régulé.

La réforme est dotée d’une enveloppe budgétaire de plus de 4 milliards de DH sur cinq ans. La moitié de ce budget est consacrée à la mise en place d’une indemnité de 1.000 DH/mois pour tous les étudiants qui intègrent la filière dès la première année après le baccalauréat.

« Il ne s’agit pas d’une bourse, mais d’une indemnité en contrepartie d’une action éducative en milieu scolaire (soutien scolaire, activité parascolaire…) », nous précise-t-on.

Le reste de l’enveloppe budgétaire servira les recrutements et les constructions visant à accompagner le nouveau système de la formation initiale des enseignants, dont la taille devrait quintupler à l’horizon 2025.

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