Hôteliers de Casablanca : sans réouverture des frontières, la capacité litière est menacée
Membres de l’Association de l’industrie hôtelière de la région Casablanca-Settat, plusieurs professionnels de l’hébergement de la capitale économique ont réagi au récent lancement du plan d’urgence, réclamant en priorité l’ouverture des frontières sous peine de voir disparaître de nombreux lits.
Alors que Médias24 pensait recueillir leurs réactions et l'appréciation portée sur les cinq mesures d’aide récemment annoncées par la ministre du tourisme, Fatim-Zahra Ammor, les grands hôteliers de la région de Casablanca se sont montrés unanimes pour en appeler à la nécessaire réouverture des frontières.
Ainsi, le président de l’Association de l’industrie hôtelière de Casablanca-Settat, Mohamed Saouti, a à peine commenté le plan d’aide, évoquant un secteur qui a dépassé la phase de l'agonie pour s'acheminer vers le cimetière.
"Avec moins de deux chambres occupées par mois depuis la fermeture des frontières, le secteur hôtelier et l’écosystème qui réunit les restaurateurs, agents de voyages, guides touristiques, artisans, transporteurs… ne pourront plus tenir longtemps sans une réouverture dans les prochains jours."
"C’est d’autant plus urgent quand on sait que le Maroc n’est plus programmé à l’international par les tour-opérateurs et les compagnies aériennes, et qu’il faudra par conséquent plus de temps pour redémarrer la machine", déplore Saouti pour qui une nouvelle fermeture signifiera l'effondrement d’un large pan du secteur hôtelier.
Tout aussi impatients, ses confrères Chakib Lahrichi, Nadia Kabbaj et Mohamed Mejdoub qui dirigent les hôtels Casa Suite Spa, Barcelo, Moroccan House, mettent en garde contre la probable disparition d’une partie de la capacité litière de Casablanca qui a nécessité plusieurs décennies d’efforts avant d’exister.
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