Coronavirus : comment le Maroc continue de surveiller l’apparition des variants

Pas encore détecté au Maroc, le variant Omicron fait l’objet d’une surveillance génomique, conformément à l’application du plan national de séquençage. Déployée en avril 2020 et renforcée sous le menace du variant Delta, cette mesure n’a cessé d’être appliquée au Maroc, par un consortium de laboratoires.

Coronavirus : comment le Maroc continue de surveiller l’apparition des variants

Le 30 novembre 2021 à 15h25

Modifié 30 novembre 2021 à 16h22

Pas encore détecté au Maroc, le variant Omicron fait l’objet d’une surveillance génomique, conformément à l’application du plan national de séquençage. Déployée en avril 2020 et renforcée sous le menace du variant Delta, cette mesure n’a cessé d’être appliquée au Maroc, par un consortium de laboratoires.

Au Maroc, la surveillance génomique visant à détecter l’apparition de nouveaux variants et à prévenir l’introduction des souches mutantes, continue d’être appliquée. Cette mesure, qui n’a pas été stoppée depuis son déploiement en avril 2020, permet notamment de surveiller l’apparition du variant Omicron qui, pour l’heure, n’a pas été détecté sur le territoire marocain.

C’est à travers un plan national de séquençage génomique que cette veille est réalisée par un consortium de laboratoires. Elle vise la surveillance de mutations prioritaires, dont fait partie le variant Omicron, comme l’assure le Dr Mouad Merabet, coordonnateur du Centre national des opérations d’urgence de santé publique au ministère de la Santé, joint par Médias24.

Ce dernier souligne que c’est grâce à cette opération que le variant Delta a été détecté au Maroc. « La mise en place d’un plan de surveillance génomique est l’une des recommandations de l’Organisation mondiale de la santé », indique-t-il également.

Surveillance renforcée contre les variants inquiétants 

Le plan de surveillance génomique marocain a été renforcé en janvier 2021, dans le but de surveiller l’arrivée de variants inquiétants à l’époque, dont le variant Delta.

En effet, le Pr Abderrahmane El Maâroufi, directeur de l’Institut pasteur du Maroc et professeur de santé publique et d’épidémiologie, expliquait, dans un précédent article publié par Médias24, les détails du plan national de surveillance génomique, tel qu’il a été renforcé.

Un durcissement qui pourrait de nouveau être appliqué, avec d’éventuels ajustements en fonction de la situation épidémiologique, compte tenu de la menace Omicron qui a poussé les autorités marocaines à fermer les frontières, par mesure de précaution.

Le plan national de séquençage génomique tel que renforcé et dévoilé en janvier 2021 par le Pr Abderrahmane El Maâroufi repose, d’une part, sur le séquençage de routine, soit un pourcentage quotidien de résultats positifs au Covid-19 ; d’autre part, sur le séquençage sur indications, qui cible certaines situations à risque, à savoir les voyageurs venus de l’étranger, les cas de réinfection et les clusters épidémiques inhabituels.

Voyages, réinfection et cluster : les situations à risque  

Lors de son intervention dans un webinaire organisé par la Société marocaine des sciences médicales, le 7 janvier 2021, le Pr El Maâroufi expliquait que « les séquençages réalisés par l’Institut Pasteur et par les autres laboratoires se font sur un échantillon représentatif de différentes souches, qui proviennent de différentes zones géographiques, à différentes périodes et avec différents spectres de gravité de la maladie (formes bénignes, formes graves, etc.) ».

Il affirme également que le séquençage est systématiquement réalisé en cas de suspicion de réinfection et en cas d’apparition d’un cluster épidémique inhabituel, suite à une alerte donnée par « les gestionnaires de l’épidémie dans les différentes régions du Maroc ».

Selon les explications du Pr El Maâroufi, le plan de séquençage génomique repose sur la détection et le suivi des mutations jugées prioritaires. Lorsque l’une d’elles est détectée, une culture cellulaire virale est effectuée pour pouvoir réaliser différentes études d’impact. Il s’agit notamment des tests de virulence et d’infectivité, ainsi que l’impact de la mutation sur la structure du virus, mais aussi l’efficacité des anticorps fabriqués ou suscités par les virus.

Par la suite, les laboratoires procèdent au séquençage du génome complet afin « d’obtenir la signature complète de la mutation et d’avoir son profil général ».

Le Dr Merabet décrit cette opération comme une « lecture » de l’ARN (acide ribonucléique) du virus, qui permet d’accéder à une sorte de « carte génétique » et de savoir, ainsi, de quel variant il s’agit.

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