Agroalimentaire : Mezzour prône le développement de nouvelles niches
Le ministre de l’Industrie et du commerce a appelé à soutenir la dynamique du secteur agroalimentaire par le renforcement de l’intégration des chaînes de valeur, pour une meilleure valorisation/transformation des ressources locales.
Lors d’une réunion de travail avec les membres de la Fédération nationale de l’agroalimentaire (Fenagri), vendredi 12 novembre, le ministre de l’Industrie et du commerce, Ryad Mezzour, a souligné "l’importance stratégique du secteur et son rôle incontournable dans la riposte à la crise sanitaire liée à la pandémie du Covid-19".
Le secteur de l’agroalimentaire joue un rôle clé dans la sécurité alimentaire et la souveraineté industrielle nationales, a-t-il affirmé.
Et de poursuivre : "Le secteur est en évolution avec l’émergence de nouvelles filières à forte valeur ajoutée. Nous avons un gros potentiel au Maroc, aujourd’hui appelé à se mettre au diapason des mutations mondiales, pour répondre aux attentes du consommateur devenu exigeant aussi bien sur la qualité que sur le prix".
Le ministre a, dans ce sens, expliqué que le développement du secteur repose sur le renforcement de sa compétitivité et de son positionnement, aussi bien sur le marché local qu’à l’export. "Nous devons poursuivre sur notre lancée et miser sur des relais de croissance en développant de nouvelles niches, tout en capitalisant sur nos potentialités et sur notre savoir-faire national et régional, qui a fait la renommée du Made in Morocco", a-t-il assuré.
La dynamique du secteur doit être soutenue par le renforcement de l’intégration des chaînes de valeur pour une meilleure valorisation/transformation des ressources locales.
Les opérateurs se doivent de développer les ressources humaines, de moderniser et d’innover les outils de production afin de répondre aux évolutions technologiques et aux tendances du secteur. "Pour s’imposer face à la concurrence acharnée, que ce soit dans le marché local ou étranger, il faut se distinguer par la qualité et la diversité", a renchéri M. Mezzour.
Il a, à cet égard, appelé les industriels du secteur à s’inscrire dans une démarche de développement durable répondant aux exigences mondiales, à commencer par la décarbonation. "Nous ne sommes pas face à des choix, mais à des contraintes vitales. L’avenir du secteur en dépend et nous serons à vos côtés pour y parvenir."
Les professionnels exposent leurs problématiques
Le président de la Fenagri, Abdelmounim El Eulj, a souligné le point de départ, à travers cette réunion, d’un développement commun entre le ministère de tutelle et les transformateurs de produits agroalimentaires, notant que plusieurs challenges attendent le secteur.
Après avoir fait observer la nécessité d’encourager l’industrie agroalimentaire afin qu’elle puisse jouer son rôle de façon efficace, M. El Eulj a relevé la principale problématique qui touche le secteur, laquelle a été abordée avec le ministre lors de la réunion, à savoir l’intégration de l’amont agricole et de l’aval industriel, qui empêche le plein développement du tissu industriel.
Maillon fort de la chaîne industrielle nationale, l’agroalimentaire a enregistré une évolution notable dans le cadre du contrat-programme (2017-2021). Pourvu d’une dimension clé, il emploie 19% de l’effectif industriel, réalise un chiffre d’affaires à l’export de 15% dans l’industrie et une valeur ajoutée de 25% du PIB industriel.
A ce titre, 301 projets d’investissement d’un montant de 8,65 milliards de DH ont été financés par le Fonds de développement industriel et des investissements (FDII), et le Fonds de développement agricole (FDA), pour générer 22.311 emplois.
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