Premiers éléments sur la réforme de la fonction publique de la santé

Il est attendu que 2022, soit l'année de la concrétisation législative de la réforme de la santé. Les différents projets de textes sont prêts et seront, bientôt, déposés dans le circuit législatif, selon Fouzi Lekjaâ qui a apporté quelques révélations dans ce sens.

Premiers éléments sur la réforme de la fonction publique de la santé

Le 31 octobre 2021 à 18h54

Modifié 1 novembre 2021 à 8h00

Il est attendu que 2022, soit l'année de la concrétisation législative de la réforme de la santé. Les différents projets de textes sont prêts et seront, bientôt, déposés dans le circuit législatif, selon Fouzi Lekjaâ qui a apporté quelques révélations dans ce sens.

La discussion du PLF 2022 est l’occasion, pour le gouvernement, d’apporter les éclairages nécessaires sur un certains nombre de sujets, parmi lesquels la Santé. Un secteur qui est au centre du programme gouvernemental et dont les premières actions doivent être transcrites dans le budget 2022.

L’enveloppe budgétaire pour la santé est de 23,5 milliards de DH (MMD), soit 3,7 MMDH de plus par rapport à 2021. L’effort pour l’année prochaine sera destiné à :

– La mobilisation des ressources financières nécessaires, pour la mise à niveau, des centres de santé primaires et des centres hospitaliers provinciaux, régionaux et universitaires ;

– La valorisation des ressources humaines du secteur de la santé ;

– L’instauration d’une bonne gouvernance du système de santé ;

– La mise en place d’un système informatique intégré.

« Il y a des contraintes et des dysfonctionnements à régler, mais il y a aussi du travail qui a été fait, durant les dernières années », explique Lekjaâ.

« Nous allons bientôt ouvrir les CHU de Tanger, de Laâyoune et d’Agadir et d’autres établissements », annonce-t-il.

Toujours dans le cadre de l’amélioration de l’offre de soins, le ministre annonce que le gouvernement a tenté d’apporter, une réponse claire à cette problématique sur le plan budgétaire. « 2,7 MMDH seront mobilisés en 2022 pour plusieurs projets dont le démarrage des travaux du CHU de Rabat (son financement est assuré), la mise à niveau de 1.500 centres de soins primaires et la poursuite de la construction et mise à niveau de 30 centres hospitaliers régionaux et provinciaux ».

Mais le plus important des déclarations du ministre délégué chargé du budget a trait aux réformes futures.

« Plusieurs textes ont été élaborés et vont être présentés au parlement prochainement promet-il, demandant aux parlementaires, par la même occasion, leur pleine collaboration et de la célérité dans l’examen de ces textes.

L’un des textes concerne les ressources humaines dans le secteur de la santé. Et en réponse au débat sur la rémunération du médecin public, Lekjaâ répond: « ce que nous cherchons, ce n’est pas seulement une révision du salaire du médecin, mais une réforme de la fonction publique médicale ».

« Le médecin ne peut pas être un fonctionnaire. Il doit être payé pour l’acte qu’il pratique avec un seuil minimum et un plafond. S’il arrive à atteindre même 100.000 DH, c’est son droit, s’il veut travailler peu et ne toucher que 30.000 DH c’est son droit aussi. Et s’il veut profiter d’une formation de 6 mois à l’étranger, il ne sera pas payé », avance Lekjaâ, donnant ainsi un premier aperçu de la structure de rémunération qui sera proposée, dans le cadre du futur projet de loi sur la fonction publique médicale.

« On ne peut pas avoir deux structures dans le système de santé, un secteur privé, dans lequel le médecin peut percevoir une certaine rémunération et un établissement public, où on lui dit de rester à un certain niveau de salaire », poursuit le ministre chargé du budget.

« Il faut une rupture totale avec l’ancien discours de l’échelon et de l’échelle,… on va aller vers un nouveau système et on assume notre responsabilité là-dessus », ajoute-t-il.

Les syndicats accepteront-ils de sortir de la fonction publique et d’adhérer à un tel système de rémunération ? Une rémunération à l’acte ne risque-t-elle pas de générer les mêmes biais, que dans le secteur privé, en termes de surprescription des actes par appât du gain ? Des questions qui devront être soulevées, au moment opportun.

Fouzi Lekjaâ a également répliqué à la polémique de la facilitation de la pratique de la médecine au Maroc aux étrangers. « Dans les hôpitaux français ou américains, il y a toutes les nationalités. Pourquoi au Maroc, je dirais non à un médecin qui a une autre nationalité et qui veut travailler, selon les conditions établies et les critères ? », interpelle-t-il les parlementaires.

Par ailleurs, le ministre explique que le projet de loi cadre, sur la santé définira avec précision « le parcours de santé, avec un système d’information intégré ». Ce texte est également prêt, affirme Lekjaâ.

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