Banque de projets : les filières et les régions les plus représentées dans l’agroalimentaire

La banque de projets du ministère de l'industrie a eu du succès auprès des opérateurs de l'agroalimentaire. Confronté à l'exigence de compétitivité, l'écosystème veut en profiter pour relever les défis de l'augmentation de son taux d'intégration et de la montée en gamme.

Banque de projets : les filières et les régions les plus représentées dans l’agroalimentaire

Le 21 juin 2021 à 8h06

Modifié 21 juin 2021 à 8h21

La banque de projets du ministère de l'industrie a eu du succès auprès des opérateurs de l'agroalimentaire. Confronté à l'exigence de compétitivité, l'écosystème veut en profiter pour relever les défis de l'augmentation de son taux d'intégration et de la montée en gamme.

Jeudi 17 juin, c’était le tour de l’industrie agroalimentaire dans la série de workshops sectoriels organisés par Attijariwafa Bank autour de la relance industrielle. C’était l’occasion de débattre des défis que confronte ce secteur et d’exposer les résultats du programme de substitution aux importations mené par le ministère de l’industrie, ainsi que les différentes incitations qui s’offrent aux investisseurs.

122 projets retenus sur la banque de projets

Youssef Fadil, le directeur des industries agroalimentaires au ministère de l’industrie, a dévoilé que parmi le total des 523 projets validés à ce jour, 122 concernent l’industrie agroalimentaire. Ils représentent un investissement total de 3,7 milliards de DH (MMDH) et permettront de créer 13100 emplois. Ils totalisent un chiffre d’affaires de 5,1 MMDH et un potentiel à l’export de 2,1 MMDH. 

Medias24 vous présente la ventilation de ces investissements sur les filières et les régions (cliquer pour agrandir).

Encore des défis à relever pour le secteur

Selon Abdelmounim El Eulj, président de la FENAGRI, les principaux défis auxquels est confronté le secteur sont l’intégration amont-aval, le foncier, la R&D, l’internationalisation, la substitution aux importations, l’efficacité énergétique, la décarbonation et la digitalisation. 

Parmi ces défis, l’intégration de la chaîne de valeur prend une place importante. El Eulj estime qu’il y a un grand gap à résorber en termes d’intégration amont-aval. Il pense aussi que la relance doit absolument passer par autant le marché domestique que l’export.  Il regrette que le secteur ne contribue qu’à hauteur de 15% du total des exportations industrielles.

Il préconise de mettre la priorité sur l’amélioration du taux de transformation de la production agricole, et une montée en gamme et une diversification des produits. Ceci qui permettra selon lui, de construire un positionnement plus fort de ce secteur et de capter plus de richesses dans la chaîne de valeur agricole-agroalimentaire.

Sur la question de la concurrence étrangère, le président de la FENAGRI déclare :«Notre industrie est confrontée à une concurrence farouche des produits importés. Cette tendance ne cesse de s’aggraver. Notre industrie est en mesure de produire les produits qu’on importe actuellement, à condition de continuer à réaliser les investissements nécessaires dans l’innovation et les nouvelles technologies». 

«On appelle à renforcer le partenariat public-privé pour renforcer la compétitivité de l’offre locale en accroissant l’accompagnement de l’Etat» poursuit-il.

«Je voudrais préciser que dans un marché mondialisé. L’amélioration de la compétitivité, notamment à travers l’innovation et la R&D reste notre véritable levier pour monter en gamme et conquérir de nouveaux marchés à l’export tout en consolidant notre place dans le marché traditionnel» ajoute-t-il. Pour cela il recommande un rapprochement entre les mondes universitaire et industriel à travers la mise en place de mécanismes d’incitations adéquats.

Des incitations importantes au profit du secteur

Youssef Fadil a insisté sur le fait que la compétitivité passe par un produit de qualité et un prix attractif. C’est pour cette raison là que le ministère, selon lui, fournit une batterie de mesures pour aider les opérateurs à relever ce défi.

Dans ce sens, il a rappelé que les entreprises du secteur peuvent profiter d’une assistance technique, notamment à travers les centres techniques industriels que le ministère a mis en place avec les fédérations professionnelles. C’est ce qui s’est produit avec la FENAGRI en relançant le centre technique des industries agroalimentaires. L’importance de ce genre de centres réside dans l’accompagnement des PME-PMI qui n’ont pas assez de moyens pour investir dans des laboratoires de test, d’analyses et de recherche et développement.

Pour ce qui est de la certification et la normalisation, Fadil a rappelé que l’IMANOR propose des services de conseil et d’accompagnement aux entreprises du secteur pour se conformer aux normes marocaines et internationales.

Le ministère encourage également les opérateurs à investir en accordant des incitations dans le cadre du contrat-programme de l’agroalimentaire ou encore à travers les subventions qu’offre Maroc PME.

Le représentant de Maroc PME dans ce webinaire a profité de l’occasion pour détailler ces offres qui s’articulent autour des trois programmes phares de l’agence à savoir : Istitmar qui offre une prime à l’investissement qui va de 20 à 30%, Mouwakaba qui offre une assistance technique qui arrive jusqu’à 90% de son coût et Tatwir qui offre des incitations autour de la croissance verte.

Le représentant de la CCG a également exposé les offres de financement soutenues par son organisation comme Intelaka, Damane Express, Damane Istitmar et Damane Attayssir. Il s’agit aussi d’autres mécanismes de co-financement comme Green Invest destinée à l’économie verte et Innov Invest destinée aux startups.

Il a par ailleurs signalé que l’agroalimentaire a toujours été le premier bénéficiaire des offres de la CCG, et ce depuis plusieurs années.

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