Des signes de reprise des exportations des produits d’artisanat au cours du 1er trimestre
Après une année marquée par les répercussions sévères de la crise de la pandémie Covid-19, les exportations des produits d’artisanat affichent, durant le 1er trimestre 2021, les prémices d’une reprise, enregistrant ainsi un taux d’accroissement à deux chiffres, soit 12% par rapport à la même période de 2020 (avant Covid).
Au cours du 1er trimestre 2021, la majorité des produits d’artisanat ont enregistré de très bonnes évolutions. Ceux de la famille dinanderie viennent en tête. Elles ont connu une très forte demande à l’étranger, avec un chiffre d’affaires à l’export multiplié par 4 par rapport à la même période de 2020.
Cette forte progression a touché aussi le fer forgé et les couvertures qui ont marqué des évolutions respectives de 82% et 81%, suivis par la maroquinerie (53%) et la vannerie (47%).
A noter que la catégorie «Divers» a affiché une excellente prouesse également. Les exportations des produits classés dans cette catégorie ont augmenté deux fois plus, comparées à la même période de l’année passée, précise un communiqué.
En termes de contributions au CA à l’export, et en dehors de la poterie et pierre habituellement classée en tête avec une part de 26%, les familles «Divers», vannerie et couvertures ont marqué des gains en termes de parts, avec des contributions respectives de 20%, 11% et 10%.
L’Australie et la Belgique se démarquent en termes d’évolution
Au cours du 1er trimestre 2021, les exportations des produits artisanaux marocains vers l’Australie ont marqué une très forte progression, en enregistrant une évolution 3 fois supérieure à la même période de 2020. La Belgique s’est également démarquée à travers une progression deux fois plus importante.
Le continent européen affiche un bon comportement (35%) avec la plupart des pays de l’Europe dénotant d’une évolution positive, tels que la France en tête de liste (66%), l’Espagne (42%), l’Allemagne (35%), et dans une moindre mesure la Hollande (18%) et l’Italie (10%).
De même, les exportations vers le Japon manifestent une progression de 65% par rapport au 1er trimestre 2020, suivi par le Canada (49%).
Aussi, Il y a lieu de signaler que bien qu’enregistrant une régression de 13%, les exportations vers les USA continuent d’occuper le 2e rang en termes de part au chiffre d’affaires total à l’export (25%) et ce, à la suite de l’Europe (46%). Les pays arabes viennent en 3ème position avec une part de 18%.
En termes d’évolution, ce sont les villes à petite contribution dans le CA global à l’export qui se sont distinguées au cours du 1er trimestre 2021. Ainsi, les exportations d’artisanat passant par la ville d’Essaouira ont enregistré un chiffre d’affaires 11 fois plus grand, suivie d’Agadir et de Kénitra avec des chiffres d’affaires à l’export 7 fois et 5 fois supérieurs à ceux enregistrés au cours de la même période de 2020.
Marrakech, Rabat et Casablanca ont quant à elles réalisé de moindres performances, mais qui restent notables à travers des taux d’évolution respectifs de 67%, 29% et 28%.
En termes de parts dans le chiffre d’affaires à l’export, les principaux pôles exportateurs des produits artisanaux marocains restent Casablanca et Marrakech, avec la moitié des exportations passant par Casablanca (50%) et 34% par la ville ocre. Les villes de Fès et Tanger ont réalisé des contributions respectives de 7% et 5% au cours de cette période.
À découvrir
à lire aussi
Article : Incivilités : le CESE propose un plan national pour changer les comportements
Du trottoir aux stades, en passant par les services publics, l’institution présidée par Abdelkader Amara dresse un état des lieux sévère des usages de l’espace commun. Son avis, présenté le mercredi 10 juin, met en cause autant l’éducation, l’application des règles que la gestion de proximité.
Article : Marhaba 2026 : le Maroc modernise le poste-frontière de Bab Sebta
À quelques heures du coup d’envoi de l’opération d’accueil des MRE, la nouvelle zone d’entrée a été ouverte dans la nuit du lundi 8 au mardi 9 juin 2026, après plusieurs mois de travaux. La voie de sortie reste, elle, provisoirement en service avant une nouvelle phase de réhabilitation prévue après l’été.
Article : Santé : lancement effectif du groupement sanitaire territorial Casablanca-Settat
Réuni le mercredi 10 juin à Casablanca sous la présidence de Aziz Akhannouch, le premier conseil d’administration a adopté le programme d’action et le budget 2026 de cette nouvelle structure, appelée à piloter une offre publique de soins qui compte 376 établissements de santé primaire et près de 4.943 lits dans la région la plus peuplée du Royaume.
Article : Industrie : à Jorf Lasfar, Falcon veut produire le graphite qui manque au Maroc
Sans graphite, pas de batterie électrique. C’est ce maillon discret, mais indispensable, que Falcon Energy Materials veut produire à Jorf Lasfar. Retardée par l’arrivée d’équipements depuis la Chine, son usine pilote s’apprête à démarrer. Mais avant la grande unité prévue à l’horizon 2028, l’entreprise doit franchir l’étape qui décidera de tout : convaincre les industriels de la batterie que le produit marocain peut entrer dans leurs chaînes d’approvisionnement. Voici tout ce qu'il faut savoir sur ce grand pari industriel pour le Maroc.
Article : Exclusif. OCP reprend sa pleine cadence de production, transformant la crise en opportunité
Depuis quelques semaines, le groupe OCP est scruté de près à cause d’un contexte tendu. Crise d’Ormuz, hausse du soufre, des milliards contractés en dette, annonce de réduction de la production… Le tout assoit l’idée que le groupe traverse une crise sans précédent. La réalité est plus nuancée et plus intéressante. Fin mai, le groupe a pris une décision qu’il nous a confirmée en exclusivité : remonter à 100% de ses capacités de production d’engrais d’ici fin juin. Une annonce à rebours de toutes les lectures faites jusque-là. Révélations.
Article : Batteries électriques. La Chine défend ses investissements au Maroc et nie tout contournement commercial
EXCLUSIF. Les investissements chinois au Maroc dans les batteries et les composants destinés aux véhicules électriques continuent d’alimenter les inquiétudes en Europe. Contactée par Médias24, l’ambassade de Chine défend une coopération industrielle alignée sur la stratégie du Royaume, tandis que la Commission européenne ne les remet pas en cause par principe, mais affirme surveiller les flux commerciaux, les structures de production et le respect des règles d’origine.