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Une nouvelle page dans les relations entre le Maroc et le Burundi

Le Maroc et le Burundi ont établi une feuille de route de coopération couvrant la période allant de 2021 à 2024. Les deux pays veulent donner un nouveau souffle à leurs relations.

Une nouvelle page dans les relations entre le Maroc et le Burundi
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Le 25 février 2021 à 14h37 | Modifié 20 octobre 2022 à 15h23

Signée ce jeudi 25 février par le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita et son homologue burundais, Albert Shingiro, cette feuille de route de coopération marque aussi l'ambition des deux pays de renforcer leurs relations bilatérales en se basant sur le "respect mutuel" et en développant un "partenariat solide et une solidarité agissante", rapporte la MAP.

La feuille de route a été préparée lors de la visite à Bujumbura les 8 et 9 février 2021 d'une délégation marocaine de haut niveau, présidée par l'ambassadeur directeur général de l'Agence marocaine de coopération internationale, accompagné de l'ambassadeur directeur des Affaires africaines du ministère.

A l'issue de cette visite à Bujumbura, le Maroc et le Burundi ont convenu d’œuvrer à renforcer davantage la coopération bilatérale dans plusieurs domaines, notamment l'éducation et formation, la coopération technique, la coopération sécuritaire, la promotion économique et investissements, les financements internationaux et l'échange de visites officielles.

Il ressort de cette feuille de route de coopération que la partie marocaine est disposée à apporter son assistance et partager son expertise avec le Burundi dans les domaines suscités, à travers l'organisation de learning-visits au Maroc au profit de hauts fonctionnaires burundais et l'octroi de bourses au profit d'étudiants et de stagiaires du Burundi dans les établissements marocains publics d'enseignement supérieur, technique et professionnel.

Il s'agit, de surcroît pour le Royaume, de l'organisation de programmes de renforcement de capacités au profit de hauts fonctionnaires du Burundi dans différents domaines, de l'envoi d'experts marocains issus de divers secteurs et de délégations d’opérateurs économiques marocains au Burundi pour développer des partenariats d’affaires gagnant-gagnant avec des opérateurs locaux et promouvoir diverses opportunités d’investissement en vue de réaliser des projets communs dans des secteurs d’intérêts prioritaires pour la République du Burundi.

Le Maroc s'engage également à accompagner le Burundi dans la préparation des dossiers relatifs au développement de projets d’infrastructure ou stratégiques pour le pays et dans l’obtention du soutien auprès des organisations régionales et internationales de financements avec lesquelles le Royaume entretient des relations.

Réactiver les mécanismes institutionnels de coopération

A cette occasion, les deux ministres ont souligné la qualité des relations politiques existantes entre le Maroc et la République du Burundi, qui demeurent "empreintes de fraternité et de solidarité".

Ils ont, aussi, à la fois réaffirmé la ferme volonté des deux pays de diversifier et consolider la coopération dans plusieurs domaines et retenu un certain nombre d'actions à réaliser en commun, dans le cadre de la concrétisation des objectifs fixés.

"Nous avons également convenu de réactiver les mécanismes institutionnels de coopération, que ce soit le cadre de concertation diplomatique et politique ou la grande commission mixte qui se réunira très bientôt", a fait savoir le ministre des AE, révélant qu'une mission multisectorielle marocaine se déplacera à Bujumbura avant fin mars pour commencer la mise en œuvre de cette feuille de route.

Nasser Bourita a, à cet égard, fait remarquer qu'une équipe technique se rendra au Burundi la semaine prochaine pour entamer les procédures d'ouverture d'une ambassade du Royaume dans la capitale burundaise.

"Nous sommes aujourd’hui à l'entame d'une nouvelle phase dans nos relations bilatérales", a précisé Nasser Bourita, notant qu'il s'agit d'une phase "mieux structurée, avec un contenu plus riche et des résultats tangibles au bénéfice des deux peuples frères".

De son côté, le chef de la diplomatie burundaise a souligné que cette feuille de route comprend des domaines de coopération "bien précis", évoquant à ce titre ses entretiens avec M. Bourita qui ont porté, notamment, sur l'exploration des moyens à même de renforcer les relations de coopération et d'amitié entre les deux peuples marocain et burundais.

"Nous nous sommes dits qu'il faut aller au-delà des relations d'hommes à hommes pour renforcer les relations entre nos deux peuples", a-t-il dit.

Soutien au plan marocain d'autonomie

Le ministre burundais des Affaires étrangères est arrivé ce jeudi au Maroc, porteur d'un message du président du Burundi, Evariste Ndayishimiye au Roi Mohammed VI.

Le ministre burundais a réitéré, à cette occasion, "l'appui de son pays à l'intégrité territoriale du Maroc et à son unité nationale conformément à la Charte des Nations Unies". Il a réaffirmé le soutien du Burundi à "l’exclusivité du règlement du dossier du Sahara par les Nations Unies à travers le plan d’autonomie, comme la seule solution à ce différend".

S'exprimant lors d'un point de presse tenu à l'issue de sa rencontre avec le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, le responsable burundais a affirmé qu'un Consul général de la République du Burundi sera installé incessamment à Laâyoune.

Par ailleurs, une équipe technique se rendra au Burundi la semaine prochaine pour entamer les procédures d'ouverture d'une ambassade du Royaume dans la capitale burundaise, a annoncé, pour sa part, Nasser Bourita.

Le ministre a, en outre, fait valoir le soutien permanent de la République du Burundi au sujet du Sahara marocain, soulignant que le Burundi a toujours été aux côtés du Maroc dans un cadre de solidarité sincère et active. Cette position, a-t-il poursuivi, s'est manifestée à plusieurs occasions et de différentes manières.

(Avec MAP)

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Le 25 février 2021 à 14h37

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