La vaccination peut démarrer avant les résultats des essais cliniques faits au Maroc
Les résultats préliminaires de la phase 3 (de pays étrangers) des essais cliniques du vaccin Sinopharm peuvent suffire à lancer la vaccination anti-Covid au Maroc. Les résultats de la sérologie effectuée sur les volontaires marocains peuvent être publiés en aval.
Au Maroc, la campagne de vaccination peut démarrer sans attendre les résultats de la sérologie effectuée sur les prélèvements sanguins des volontaires marocains, puisque le vaccin a été testé également dans d'autres pays, notamment en Chine. C'est ce que nous explique Dr My Said Afif, président de la Société Marocaine des Sciences Médicales et membre du comité technique et scientifique de la vaccination Covid.
C'est à la lumière des résultats des phases 1 et 2 ainsi que les résultats préliminaires disponibles de la phase 3 des essais cliniques du vaccin chinois anti-Covid de Sinopharm que le comité scientifique peut émettre des recommandations, afin d'orienter les autorités quant au lancement de la campagne de vaccination prévue pour mi-décembre.
Pour rappel, les prélèvements sanguins des 600 volontaires marocains, participant à la phase 3 des essais cliniques ont été envoyés en Chine, pour analyse, le lundi 16 novembre.
"L'analyse ainsi que le dosage des anticorps prend du temps. Cela risque de durer quelques semaines", explique Pr Redouane Abouqal, investigateur principal et coordinateur national des essais cliniques phase 3 au Maroc.
Or, selon Dr My Said Afif, l'indisponibilité de ces résultats ne constitue pas un frein au lancement de la campagne de vaccination, car "les autorités ont déjà reçu les résultats préliminaires portant sur des essais effectués à l'étranger, notamment en Chine".
La phase 3 des essais cliniques, à laquelle le Maroc participe avec 600 volontaires, concerne plusieurs pays, dont la Chine, les Emirats arabes unies, le Bahreïn ou encore le Pérou, dont certains ont participé avec des effectifs très nombreux.
En effet, il y a 20 jours, la vaccination au BBIBP-CorV (vaccin chinois de Sinopharm) a été lancée aux Emirats arabes unies. Il en est de même au Bahreïn pour les travailleurs de première ligne, sachant le pays participe également à la phase 3 des essais cliniques du vaccin chinois avec 7.700 volontaires.
En Chine, près d'un million de personnes ont d'ores et déjà reçu, dans le cadre de la procédure d'urgence, le vaccin anti-Covid.
Tout pays est habilité à délivrer des autorisations d'urgence sans attendre la fin des essais cliniques.
à lire aussi
Article : Coupe du monde 2026. Les éclairages de Mohamed Ouahbi
Un brin fataliste puis agacé par la tournure que prenait la conférence de presse organisée ce mardi 14 juillet au Complexe Mohammed VI de Salé, Mohamed Ouahbi a tenté d’apporter sa version des faits à des questions auxquelles il n’avait pas toujours les réponses. Mais le sélectionneur a tout de même affiché une foi inébranlable en l’avenir après l’élimination en quart du Mondial 2026.
Article : Pour responsabiliser les livreurs, Glovo va numéroter ses sacs
Dès le second semestre 2026, 10.000 équipements dotés d’un identifiant visible seront progressivement déployés au Maroc.
Article : Al Haouz : un avion militaire léger s'écrase après une panne moteur, le pilote indemne
L'ancien pilote de Mirage F1, qui était aux commandes de l’appareil, a été contraint de tenter un atterrissage d’urgence dans un douar proche de Marrakech.
Article : Après les crues de 2026, un barrage à 1,145 milliard de DH pour protéger Ksar El Kébir
Implanté sur l’oued Loukkos, en amont d’Oued El Makhazine, le futur ouvrage pourra retenir jusqu’à 400 millions de m³ et devrait entrer en service à l’horizon 2030.
Article : La station de dessalement de Casablanca sera opérationnelle en février 2027, annonce Nizar Baraka
D’une capacité initiale de 200 millions de mètres cubes par an, portée ensuite à 300 Mm³, l’infrastructure doit renforcer la sécurité hydrique du Grand Casablanca.
Article : Reprise de la guerre au Moyen-Orient : quel impact pour le Maroc ?
Le répit aura été bref. Moins d’un mois après l’accord entre Washington et Téhéran, les frappes ont repris et le Brent a bondi de 77 à 87 dollars en vingt-quatre heures. Pour un pays qui importe près de 90% de ses besoins énergétiques, l’enjeu dépasse largement le prix à la pompe. Transport, industrie, inflation et budget de l’État pourraient rapidement subir le contrecoup d’un conflit qui menace aussi les routes maritimes.