Covid: les abattoirs avicoles souffrent de la crise et lancent un appel
A cause de la crise sanitaire, le chiffre d’affaires des abattoirs s’est rétracté, par rapport à une période normale, de plus de 500 MDH, sur ces 3 derniers mois (Juin, mai, avril), occasionnant un lourd déficit de trésorerie et un nouveau péril pour l’écosystème. Cette activité représente près de 5.000 emplois directs et plus de 12.000 indirects.
L'Association nationale des abattoirs industriels avicoles (Anavi) souligne, dans un communiqué publié ce jeudi 16 juillet, que si les abattoirs sont soumis à un contrôle sanitaire très stricte et régulier de l’Onssa et à des contraintes très fortes de protection des salariés, de préservation de la chaîne du froid, de gestion des déchets… Ils se retrouvent encore en 2020 face à un très large marché non contrôlé opérant dans des conditions non réglementaires qui met leur survie en sursis.
Dans un contexte déjà extrêmement difficile en temps normal, la crise sanitaire a accentué les difficultés des abattoirs industriels avicoles. Leur marché, limité au poulet pour les enseignes modernes qui représentent moins de 4% du flux commercial national de la volaille et à la restauration collective, sur sa toute petite partie qui respecte la loi, évaluée à 4% du même flux (sur un potentiel de 35%), a été très durement affecté aussi bien en termes de volume que de prix et de recouvrement.
Les prix ont connu pour leur part, sur cette période de crise sanitaire, une baisse de plus de 25% en moyenne, mettant les abattoirs dans une situation de trésorerie extrêmement tendu.
Concernant la dinde, plus évoluée dans l’abattage contrôlé que le poulet (près de 75% transitent par les abattoirs agréés en raison de sa taille), le marché s’est retrouvé avec des volumes en attente d’abattage sans précédent. Cela face à une demande en très large décrue.
"Nous avons préservé un maximum d’emplois et poursuivi l’alimentation du marché de façon normal tout le long de cette crise. Notre appel de détresse, encore une fois, en direction des autorités, vise à permettre à notre pays de sauver ce secteur, non pas par une subvention mais par l’application de la loi. Plus d’une dizaine d’abattoirs sur trente ont déjà arrêté leur activité ces dix dernières années, une dizaine d’autres fonctionnent de façon intermittente et d’autres envisagent actuellement d’arrêter alors que le pays a besoin d’une trentaine d’abattoirs régionaux", déclare l’Anavi.
La proposition de ladite association est de transformer les "ryachats" en points de vente à l’image de certains pays qui ont réussi la transition. Le positionnement de ces "ryachats" dans des endroits stratégiques dans les villes leur permettra de maintenir leur volume de ventes.
"Ce serait également une avancée notable dans le processus de modernisation du commerce de proximité dans notre pays avec tout ce que cela engendre en termes d’impact sur la qualité, l’environnement, le développement de la distribution des produits frais et congelés, l’insertion dans le circuit formel.." ajoute la même source
Ainsi, la volonté de l’Association est de mettre en place des partenariats avec ces nouveaux points de vente et assurer la traçabilité et la sécurité qui manquent.
Mais il faut commencer par le contrôle strict de la restauration collective dans son ensemble (hôtels, cantines, rôtisseries, snacks, restaurants, traiteurs…) avant de s’élargir sur le volet transformation des "ryachats" en points de vente contrôlés, aidés en cela par les subventions négociées en leur faveur par l’Anavi et la Fisa.
À découvrir
à lire aussi
Article : TVA sur les services numériques étrangers : qui est concerné et comment ça marche
Depuis le 11 juin 2026, les fournisseurs étrangers de services numériques concernés disposent d’un téléservice dédié pour s’enregistrer auprès de la DGI, souscrire la déclaration de leur chiffre d’affaires réalisé au Maroc et verser la TVA correspondante. Quels services sont visés, comment fonctionne le dispositif et comment contrôler des opérateurs sans présence physique dans le Royaume ? Explications.
Article : Baccalauréat 2026 : un taux de réussite de 81,6%
Au total, 337.192 candidats scolarisés dans les établissements publics et privés ont décroché leur baccalauréat au terme des sessions ordinaire et de rattrapage de 2026, soit un taux de réussite global de 81,6%.
Article : Peugeot Maroc dévoile le restylage de la 308
La marque au lion vient de lancer la nouvelle version de sa 308. Cette évolution de la compacte du segment C apporte principalement des modifications esthétiques, une mise à jour de certains équipements et une gamme articulée autour de trois niveaux de finition.
Article : Les Lions de l'Atlas arriveront au Maroc ce dimanche 12 juillet
L’équipe nationale de football arrivera à l’aéroport de Rabat-Salé demain, dimanche 12 juillet 2026 à 1h du matin, en provenance de Boston, après sa participation à la Coupe du monde.
Article : Mines : lancé, le cadastre numérique reste inutilisable trois mois plus tard
Le 29 juin, devant les députés, Leila Benali assurait que le registre avait été "réalisé". Mais les opérateurs n’y trouvent encore ni dépôt de dossier, ni suivi des demandes, ni signature électronique, alors que la lourdeur administrative et l’accès aux données géologiques restent parmi les principaux freins à l’investissement. Explications.
Article : Fondation OCP : 95.731 bénéficiaires et 256 projets réalisés en 2025
95.731 bénéficiaires, 256 projets, 116 partenaires institutionnels et une présence dans 16 pays... la Fondation OCP dresse, dans son rapport d'activité 2025, le bilan d'une année marquée par le renforcement de ses actions dans l'éducation, l'agriculture, l'entrepreneuriat et la recherche, avec 60% de femmes parmi les bénéficiaires et plus de 5.180 personnes formées.