Abdelkader Boukhriss : “Il faut reporter toutes les échéances fiscales sine die”
La CGEM a tenu une réunion avec la DGI ce lundi 16 mars pour discuter de la possibilité du report des prochaines échéances fiscales. La demande a été formulée par la CGEM mais elle n'a pas encore été validée.
Lundi 16 mars, alors que le président de la CGEM avec une équipe restreinte était en réunion dans le cadre du Comité de veille économique, une autre équipe de la CGEM était en réunion avec la Direction générale des Impôts. Objectif : discuter du report des prochaines échéances fiscales.
"L'heure est aux échéances fiscales mais les entreprises ne peuvent pas y faire face, qu'il s'agisse des déclarations ou des paiements", affirme Abdelkader Boukhriss, président de la commission e-gov à la CGEM qui était présent lors de cette réunion.
"Il y a des collaborateurs qui ne se sont pas présentés à leur travail dans les entreprises et cabinets d'expertise comptable ou chez les prestataires de service. Ils ne ne sont pas présentés car les écoles ont fermés et doivent gérer leurs enfants à la maison ou parce qu'ils ont peur du Coronavirus", ajoute notre interlocuteur.
"Nous avons deux autres phénomènes qui compliquent la tâche. Nos collaborateurs sont devenus indésirables chez les clients qui instaurent des mesures de sécurité et interdisent l'accès aux visiteurs. Comme il y a des collaborateurs qui eux-même refusent de se déplacer", poursuit Boukhriss.
Pour faire face à cette situation, la CGEM recommande "de reporter l'ensemble des échéances déclaratives ou de paiement". Il ajoute qu'en plus de ces contraintes, "le souci des chefs d'entreprises est aujourd'hui de préserver l'emploi. Et pour ce faire, nous devons gérer en premier lieu la trésorerie", insiste Abdelkader Boukhriss.
"Nous n'avons pas pu obtenir de retour favorable", conclut Boukhriss conscient qu'une telle décision doit se prendre au plus haut niveau.
La même demande a été formulée par la CGEM dans le cadre du Comité de Veille Economique. Mais elle n'a pas été validée non plus.
À découvrir
à lire aussi
Article : Au-delà du bilan Akhannouch, lecture des indicateurs du marché du travail
Sous le gouvernement Akhannouch, le marché de l’emploi reste le principal point de fragilité de l’économie. Ce problème est ancien mais s’aggrave au fil du temps. Médias24 confronte les engagements du gouvernement à ses réalisations et analyse, au-delà du mandat, plusieurs indicateurs du marché du travail sur une longue période.
Article : Secteur minier. Après une année 2025 record, 2026 s'annonce déjà comme un cru très prometteur
2025 restera comme un millésime d'exception pour les mines marocaines. Cours au plus haut, volumes en hausse, nouveaux projets en maturation... Le secteur profite pleinement d'un cycle mondial porteur. Et 2026 s'annonce tout aussi favorable, sous l'effet de plusieurs signes.
Article : Ordre des experts-comptables. Élections sur fond de réflexion sur l’ouverture du capital
Le 21 mai 2026, les experts-comptables élisent les membres du Conseil national et des conseils régionaux de leur Ordre pour les trois prochaines années. Au-delà de ce renouvellement, la profession réfléchit à faire évoluer son cadre, notamment sur la question de l’ouverture du capital des cabinets. Détails.
Article : Le trafic aérien en hausse de 11,15% à fin mars 2026
L'Office national des aéroports (ONDA) a annoncé que le trafic aérien commercial dans les aéroports du Royaume a enregistré 8.913.041 passagers à fin mars 2026, soit une croissance de 11,15% par rapport à la même période de l'année précédente.
Article : Mondial 2026. Le double pivot, pierre angulaire du projet Ouahbi
Les deux milieux de terrain devant la défense constituent l’élément central du dispositif tactique du sélectionneur national. Un principe qui assure l’équilibre des Lions de l’Atlas, conditionne la récupération du ballon et la première phase de construction. Mais qui n’est pas sans risque.
Article : SIAM 2026 : malgré un taux de couverture de 60%, 450 communes rurales restent exclues des services financiers selon Bank Al-Maghrib
À Meknès, le directeur général de Bank Al-Maghrib, Abderrahim Bouazza a indiqué que 450 communes rurales restent sans services financiers malgré une couverture de 60%. Il a aussi annoncé l’équipement de 50 coopératives en TPE et rappelé que 25% des programmes d’éducation financière ont ciblé le monde rural.