Léger mieux dans le domaine de la création d'emplois à fin juin 2018
Sur 12 mois glissants, entre le 2e trimestre 2017 et le 2e trimestre 2018, l’économie marocaine a créé 117.000 emplois nets (141.000 si on tient compte des seuls emplois rémunérés). Le taux de chômage a légèrement reculé, à l’échelle nationale, passant de 9,3% à 9,1%. 21.000 emplois ont été créés dans l’industrie.
Entre le deuxième trimestre de l’année 2017 et la même période de 2018, l’économie marocaine a créé 117.000 postes d’emploi, 75.000 en milieu urbain et 42.000 en milieu rural, contre une création de 74.000 une année auparavant.
Les "services“ ont créé 53.000 emplois, l’"agriculture, forêt et pêche" 24.000, l’"industrie y compris l'artisanat" 21.000 et le secteur des BTP 19.000 emplois.
Dans ce contexte, entre les deux périodes, avec une baisse de 13.000 personnes en milieu urbain et 8.000 en milieu rural, le nombre total des chômeurs a reculé de 21.000 personnes au niveau national, s’établissant à 1.103.000 chômeurs.
Le taux de chômage est ainsi passé, entre le deuxième trimestre de 2017 et la même période de 2018, de 9,3% à 9,1% au niveau national ; de 14% à 13,7% en milieu urbain et de 3,2% à 3% en milieu rural.
Les baisses les plus importantes du taux de chômage ont été relevées parmi les jeunes âgés de 15 à 24 ans (-0,5 point) et les personnes ayant un diplôme (-0,4 point). En revanche, les hausses les plus importantes ont été enregistrées parmi les adultes âgés de 25 à 34 ans (+0,3 point) et les jeunes citadins âgés de 15 à 24 ans (+0,2 points).
De son côté, la population sous-employée s’est établie à 1.064.000 personnes. Le taux de sous-emploi a baissé de 0,3 point, par rapport au deuxième trimestre de 2017, passant ainsi de 9,9% à 9,6% au niveau national ; de 9,1% à 8,7% en milieu urbain et de 10,8% à 10,6% en milieu rural.
Une baisse des taux d’activité et d’emploi qui se poursuit
Au deuxième trimestre de 2018, la situation du marché de travail a été marquée par une poursuite de la baisse des taux d’activité et d’emploi.
La population en âge d’activité (15 ans et plus) s’est accrue, par rapport au deuxième trimestre de 2017, à un rythme plus important (+1,5%) que celui de la population active (+0,8%).
Le taux d’activité a, ainsi, reculé de 47,3% à 47% (-0,3 point) entre les deux périodes. Il a baissé de 42,3% à 41,6% en milieu urbain (-0,7 point) alors qu’il a augmenté de 56% à 56,7% en milieu rural (+0,7 point). Entre hommes et femmes, l’écart des taux d’activité est de 47 points (respectivement 71% et 23,9%).
Le volume de l’emploi s’est accru de 117.000 postes, 75.000 en milieu urbain et 42.000 en milieu rural, contre une création nette de 74.000 postes une année auparavant.
Malgré l’accroissement de la population active occupée, le taux d’emploi a baissé de 42,9% à 42,8% (-0,1 point). Il a baissé de 0,5 point en milieu urbain et a augmenté de 0,8 point en milieu rural. Entre hommes et femmes, l’écart des taux d’emploi est de 45 points (respectivement 65,3% et 21%).
Contribution de tous les secteurs d’activité économique à la création nette d’emplois
Le secteur des "services", principal pourvoyeur d’emplois au cours des dix dernières années avec une moyenne annuelle de 100.000 postes durant la période 2008-2012 et de 40.000 durant la période 2013-2017, a enregistré une création nette de 53.000 postes cette année (un accroissement de 1,2% d’emploi dans ce secteur), 45.000 en milieu urbain et 8.000 en milieu rural.
Ces nouveaux postes ont été créés principalement par les branches de "commerce de détail hors magasin" (27.000 postes) et des "services personnels et domestiques" (14.000 postes).
Le secteur de l’"agriculture forêt et pêche", quant à lui, a créé 24.000 emplois, 3.000 en milieu urbain et 21.000 en milieu rural (un accroissement de 0,6%), contre une création de 52.000 emplois l’année dernière et une perte annuelle moyenne de 80.000 emplois durant la période 2014-2016.
De son côté, le secteur des BTP a créé, entre le 2ème trimestre de 2017 et la même période de 2018, 19.000 postes d’emploi au niveau national, 11.000 en milieu urbain et 8.000 en milieu rural, ce qui correspond à une hausse de 1,7% du volume d’emploi du secteur. La création annuelle moyenne de ce secteur a été de l’ordre de 20.000 postes au cours des trois dernières années.
Le secteur de l’"industrie y compris l’artisanat" a créé, quant à lui, 21.000 emplois, 16.000 en milieu urbain et 5.000 en milieu rural (un accroissement de 1,7%), contre une création annuelle moyenne de 16.000 postes au cours des trois dernières années. Ces nouveaux postes ont été créés principalement par la branche des "Industries alimentaires et de boissons" (15.000 postes).
Léger recul du chômage
Avec une baisse de 21.000 personnes, 13.000 en milieu urbain et 8.000 en milieu rural, le nombre de chômeurs est passé de 1.124.000 à 1.103.000 personnes entre le 2ème trimestre de 2017 et la même période de 2018. Le taux de chômage est ainsi passé de 9,3% à 9,1% au niveau national, de 14% à 13,7% en milieu urbain et de 3,2% à 3% en milieu rural.
Les baisses les plus importantes du taux de chômage ont été relevées parmi les jeunes âgés de 15 à 24 ans (-0,5 point) et les personnes ayant un diplôme (-0,4 point). En revanche, les hausses les plus importantes ont été enregistrées parmi les adultes âgés de 25 à 34 ans (+0,3 point) et les jeunes citadins âgés de 15 à 24 ans (+0,2 points).
Les taux de chômage les plus élevés sont relevés, en particulier, parmi les femmes (11,1% contre 8% parmi les hommes), les jeunes âgés de 15 à 24 ans (23,1% contre 6,8% parmi les personnes âgées de 25 ans et plus) et les détenteurs d’un diplôme (16,5% contre 2,9% parmi les personnes n’ayant aucun diplôme).
Dans les villes, les jeunes âgés de 15 à 24 ans souffrent d’un taux de chômage de 40,5%.
Un chômage de longue durée et de première insertion
Près de six chômeurs sur dix (58,8%) sont à la recherche de leur premier emploi (53% parmi les hommes et 69,7% parmi les femmes). Plus des deux-tiers des chômeurs (68,7%) attendent d’être embauchés depuis une année ou plus (64,2% parmi les hommes et 77,2% parmi les femmes).
D’un autre côté, 22,5% parmi les chômeurs se sont retrouvés dans l’inactivité suite à des licenciements (18%) ou l’arrêt de l’activité de l’établissement employeur (4,5%).
Par ailleurs, 7,2% des chômeurs, totalisant 80.000 personnes au deuxième trimestre de 2018, sont découragés par la recherche active d’un emploi, contre 7,1% une année auparavant. Ils sont à environ 87% citadins, 57% femmes, 53% jeunes âgés de 15 à 29 ans et 83% diplômés.
Légère baisse du sous-emploi [1]
Le volume des actifs occupés en situation de sous-emploi a baissé, entre le 2ème trimestre de 2017 et la même période de 2018, de 1.086.000 à 1.064.000 personnes au niveau national, de 537.000 à 520.000 personnes dans les villes et de 549.000 à 544.000 dans la campagne. Le taux de sous-emploi est ainsi passé de 9,9% à 9,6% au niveau national, de 9,1% à 8,7% en milieu urbain et de 10,8% à 10,6% en milieu rural.
Au niveau national, le taux de sous-emploi des hommes (10,8%) est deux fois plus élevé que celui des femmes (5,9%). Dans les villes, ce taux est presque de même niveau (respectivement 8,5% et 9,6%) alors qu’en milieu rural, il est environ 5 fois plus important parmi les hommes (13,9%) que parmi les femmes (2,9%).
La population active occupée sous-employée est en majorité (84,5%) masculine, rurale à 51,2% (55,5% parmi les hommes contre 27,4% parmi les femmes), jeune ne dépassant pas l’âge de 30 ans (15-29 ans) à 39,3% (40,2%parmi les hommes et 34,6% parmi les femmes) et diplômée à 45% (12,8% détiennent un diplôme de niveau supérieur).
Parmi les 1.064.000 personnes en situation de sous-emploi, 877.000 (soit 82,4%) exercent un emploi rémunéré (81,3%parmi les hommes et 88,5% parmi les femmes), et 699.000 (soit 65,7%) pâtissent d’un sous-emploi lié à l’insuffisance du revenu tiré de leur travail ou à l’inadéquation entre la formation et l’emploi([1]) (67,3%parmi les hommes et 56,9% parmi les femmes).
Situations régionales du marché du travail [2]
Cinq régions du Royaume abritent 72,5% de l’ensemble des actifs âgés de 15 ans et plus sur le territoire national. La région de Casablanca-Settat vient en première position avec 22,7% d’actifs, suivie de Marrakech-Safi (14%), Rabat-Salé-Kénitra (13,4%), Tanger-Tétouan-Al Hoceima (11,3%) et Fès-Meknès (11,2%).
Quatre régions affichent des taux d’activité plus élevés que la moyenne nationale (47%) ; Eddakhla-Oued Eddahab (71%), Casablanca-Settat (50,8%), Marrakech-Safi (50,7%) et Tanger-Tétouan-Al Hoceima (48,8%). En revanche, les taux les plus bas sont enregistrés dans les régions de Laâyoune-Sakia El Hamra (36,5%) et de Drâa-Tafilalet (41,9%).
Les trois quarts des chômeurs (74,1%) sont concentrés dans cinq régions du Royaume; Casablanca-Settat vient en première position avec 24% de chômeurs, suivie de Rabat-Salé-Kénitra (16,3%), Fès-Meknès (11,5%), Marrakech-Safi (11,3%) et l’Oriental (11,2%).
Les taux de chômage les plus élevés sont observés dans les régions de Laâyoune-Sakia El Hamra (19%) et de l’Oriental (15,4%). Avec moins d’acuité, quatre autres régions dépassent la moyenne nationale (9,1%) à savoir Guelmim-Oued Noun (12,9%), Rabat-Salé-Kénitra (11%), Casablanca-Settat (9,6%) et Fès-Meknès (9,3%). En revanche, les régions de Drâa-Tafilalet et de Béni Mellal- Khénifra enregistrent les taux les plus bas avec respectivement 4,3% et 5,3%.
Par ailleurs, l’incidence du sous- emploi dépasse la moyenne nationale (9,6%) au niveau de cinq régions.
Avec 15,1%, la région de Fès-Meknès vient en premier lieu, suivie de Béni Mellal-Khénifra (14,4%), l’Oriental (14%), Tanger-Tétouan-Al Hoceima (12,9%) et Rabat-Salé-Kénitra (10,3%). En revanche, les niveaux les plus faibles sont relevés dans les régions de Drâa-Tafilalet (4%) et Guelmim-Oued Noun (5,8%).
Les chiffres clés
Nombre de chômeurs : 1,1 million de personnes.
Nombre de personnes sous-employées : 1,06 million.
Nombre de personnes qui travaillent : 11,07 millions.
[1] Le sous emploi est constitué d’une composante liée au nombre d’heures travaillées et d’une autre liée aux autres formes d’emplois inadéquats notamment, l’insuffisance du revenu du travail et l’inadéquation entre la formation et l’emploi.
[2] Les principaux indicateurs sur le marché du travail au niveau régional sont disponibles dans le Tableau 2.

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