Ce qu'il faut retenir de la conférence de lancement du “Cercle des Patriotes” (Vidéo)
L'objectif de ce think-tank rassemblant des dirigeants est, selon ses fondateurs, de contribuer à la définition d'un nouveau contrat social.
La conférence de lancement du "Cercle des Patriotes", think-tank qui se veut indépendant, a eu lieu jeudi 12 juillet à Casablanca, suscitant une certaine curiosité dans les milieux d'affaires et de la société civile.
Il s’agit d’un cercle de réflexion rassemblant des dirigeants et des acteurs de plusieurs sphères (secteur privé, administration, société civile…), co-fondé par Ghali Fassi Fihri, directeur financier du ministère de l’agriculture, et Ghassane Benchekroun, directeur financier dans une filiale d'Akwa Group.
Dans son allocution d’ouverture, prononcée devant une assistance d'environ 200 personnes, rassemblant des invités plus ou moins connus du monde des affaires, Ghassane Bechekroun a précisé que «l’appellation Cercle des Patriotes ne veut nullement dire que nous détenons le monopole du patriotisme, notre seule ambition est de réunir des Marocains qui veulent œuvrer ensemble pour un avenir meilleur de ce pays».
L'Objectif affiché du think-tank est de pérenniser la stabilité du pays qui, aux yeux de ses fondateurs, est le bien le plus précieux des Marocains. Pour y parvenir, «il faut combattre les disparités sociales qui constituent une véritable menace».
Pour le "Cercle des Patriotes", les faiblesses structurelles du Maroc sur lesquelles il faut agir, sont entre autres, un système éducatif défaillant, un système de santé inefficient, un chômage élevé avec absence de perspective pour les jeunes, et une classe moyenne qui vit une érosion de son pouvoir d’achat.
La manière de faire est de mobiliser des dirigeants de divers horizons et différentes régions et provinces du Maroc, qui sont parfois réticents à rejoindre les partis politiques, afin d'explorer les voies possibles pour un développement équitable et contribuer à la définition d’un nouveau contrat social.
Le Cercle va créer des groupes de travail thématiques composés de dirigeants qui seront aiguillés par des sages formant un comité scientifique.
Le manque de coordination bride l'efficacité des politiques publiques
Le thème de cette première conférence du Cercle des Patriotes est "le nouveau modèle de développement". Moulay Hafid Elalamy n’a pas pu, "pour des raisons d’agenda", animer le débat aux côtés d’Ahmed Rahhou, figure bien connue du monde des affaires et des cercles de réflexion, par ailleurs président de CIH Bank et membre du Conseil économique, social et environnemental.
Ce dernier a livré son analyse de la situation actuelle et des propositions qui peuvent constituer un apport dans la définition du nouveau modèle du développement du Maroc. Des propositions sur lesquelles travaille notamment le CESE.
Pour Ahmed Rahhou, tout n’est pas à jeter dans l’actuel modèle du Maroc. Plusieurs chantiers structurants ou réformes ont été menés à bout. Ce qui lui fait dire que le problème réside dans la définition d’une stratégie globale et dans la cohérence d’ensemble qu’il faut avoir pour relever les défis.
Il a insisté sur le "manque de coordination" qui caractérise le travail gouvernemental, sur la mauvaise définition de certaines stratégies (éducation, protection sociale…) et sur le nécessaire rôle que doit jouer la région dans le développement équitable du Maroc.
En plus d’Ahmed Rahhou, plusieurs participants, chacun dans son domaine, ont donné des témoignages sur leur situation actuelle et leur vision de réforme. Parmi eux, Oumhani Djouli, DG de Silver Food (thon Mario), Abdeljalil Bakkar, membre fondateur de l’Association Initiative Urbaine (Hay Mohammadi), Ilham Slassi, ancienne cheffe de service de neurologie au CHU Ibn Rochd de Casablanca, Mohamed Hdid, fondateur du cabinet d’expertise comptable Hdid & Associés, Yasmine Boukili, étudiante à l’ISCAE.
Voici la vidéo de l’intervention de Ahmed Rahhou.
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