Sahara: Le Maroc demande officiellement une enquête internationale à Tindouf
Le Maroc reste vigilant pour empêche le “polisario“ de créer une situation de fait accompli dans la région située à l’est du mur du Sahara. Le SG de l’ONU a mis en garde contre toute action susceptible de modifier le statu quo, suite à l’intention du “polisario“ d’organiser des événements militaires et diplomatiques ce dimanche à Tifariti. Le Maroc demande officiellement une enquête internationale sur la situation à Tindouf.
Tifariti est située à l’est du mur de défense, à la frontière mauritanienne. Le “polisario“ a annoncé son intention d’organiser, ce dimanche 20 mai, une célébration de ce qu’il appelle “le déclenchement de la lutte armée“. Des parades militaires et une présence “diplomatique“ étrangère sont annoncées.
Une nouvelle fois donc et malgré la dernière résolution de l’ONU, le “polisario“ poursuit ses actions de provocation.
>Réaction officielle marocaine
Le Maroc ne veut plus rien laisser passer. Le Maroc a saisi officiellement le Conseil de sécurité, le SG et la Minurso. Le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération a condamné vigoureusement ces actions et considéré qu’il s’agit là d’une nouvelle violation caractérisée du cessez-le-feu et d’un défi flagrant à l’autorité du Conseil de sécurité de l’ONU.
Voici le texte du communiqué du MAEC :
“Acculés après la dernière résolution du Conseil de sécurité de l’ONU sur le Sahara marocain, et visiblement embarrassés par la confirmation des liens avec le Groupement terroriste du Hezbollah, l’Algérie et le "polisario" ont choisi la fuite en avant et la logique du pourrissement, à travers la multiplication des agitations puériles et irresponsables.
“C’est dans ce contexte que le Royaume du Maroc condamne vigoureusement les actions de provocation récentes menées par le "polisario" dans la localité de Tifariti, à l’Est du dispositif de défense au Sahara Marocain.
“Le Royaume du Maroc considère qu’il s’agit là d’une nouvelle violation caractérisée du cessez-le-feu et d’un défi flagrant à l’autorité du Conseil de sécurité de l’ONU.
“Le Royaume du Maroc, qui a saisi officiellement, à ce sujet, le Président du Conseil de Sécurité et ses membres, le Secrétaire Général des Nations Unies et la Minurso, leur demande d’assumer leurs responsabilités et de prendre les mesures nécessaires contre ces agissements inacceptables.
“Au moment où le Conseil de Sécurité appelle à la relance du processus politique en vue de parvenir à une solution réaliste, pragmatique et durable au différend régional sur le Sahara marocain, ces actes de provocation des autres parties sapent sérieusement les efforts des Nations Unies.
“Le Maroc regrette que cette escalade se déploie avec la bénédiction et la complicité d’un pays voisin, membre de l’UMA, mais dont il viole doublement la charte: En fermant les frontières et en abritant sur son sol un mouvement armé qui menace l’intégrité territoriale d’un autre membre. Ce pays, au lieu de respecter les valeurs du bon voisinage et les impératifs de stabilité régionale, s’entête à encourager ses mercenaires du "polisario" dans leur action déstabilisatrice, en violation de la légalité internationale.
Le Maroc demande officiellement une enquête internationale à Tindouf
“Loin de s’estomper, la responsabilité de l’Algérie et du "polisario" face à la communauté internationale, ne fait que s’aggraver.
“Le Maroc demande officiellement aux instances onusiennes concernées, de diligenter une enquête internationale pour jeter la lumière sur la situation dans les camps de Tindouf administrés par le "polisario" sur le territoire algérien, où nos compatriotes et frères marocains sont séquestrés dans des conditions dégradantes et inhumaines, et où l’aide humanitaire fournie par la communauté internationale est détournée pour être vendue sur les marchés du pays hôte aux fins d’enrichissement personnel de la nomenclature du "polisario".
“Le Royaume du Maroc réitère sa détermination irréfragable à défendre son intégrité territoriale et son unité nationale sur l’ensemble du territoire du Sahara marocain, et demande aux Nations Unies, et plus particulièrement à la Minurso, de remplir son mandat face aux violations répétées du cessez-le-feu".
>Mise en garde de Guterres
Le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a mis en garde samedi soir contre toute action “susceptible de modifier le statu quo” eu égard à la question du Sahara.
Dans un communiqué de son porte-parole, Stéphane Dujarric, M. Guterres a dit suivre “de près l'évolution de la situation au Sahara”.
“Conformément à la résolution 2414 (2018) du Conseil de sécurité adoptée le 27 avril 2018, et afin de maintenir un environnement propice à la reprise du dialogue sous les auspices de son Envoyé personnel, Horst Köhler, le Secrétaire général appelle à la plus grande retenue”, ajoute la même source. M. Guterres a souligné, à cet égard, qu’“aucune action susceptible de modifier le statu quo ne doit être entreprise”.
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