Mobility Day: Quelles solutions pour améliorer la mobilité à Casablanca?
A l'occasion du "Mobility Day, tenu ce mercredi 9 mai au complexe administratif et culturel des Habous de Casablanca, le secrétariat général du ministère de l’ Intérieur, le conseil communal et le conseil régional ont proposé des solutions à la problématique de la mobilité dans la région Casa-Settat.
Le "Mobility Day", un événement organisé par Casa Transport, a réuni ce mercredi 9 mai le Wali et secrétaire général du ministère de l’Intérieur Mohamed Faouzi, le président du conseil communal de Casablanca Abdelaaziz Omari et Mustapha Bakkoury, président du conseil de la région Casa-Settat au Complexe administratif et culturel des Habous de Casablanca. Objectif de la rencontre: proposer à l'audience des solutions effectives quant à l’organisation de la demande en matière de transport, le stationnement et les enjeux environnementaux.
Vidéo: L'intégralité de la séance inaugurale
Tout en saluant les plans de développement déployés pour remédier à la problématique de la mobilité (Tramway/BHNS éventuellement) lors de son intervention, Mohamed Faouzi a appelé instamment à passer à l'action et au suivi pour réaliser les objectifs escomptés.
Soulignant le caractère capital de la mobilité, Mustapha Bakkoury a affirmé que "l’eau et la mobilité sont les sujets les plus prioritaires d'aujourd’hui (…) et que le renforcement de la mobilité est un facteur clé de l'amélioration de la productivité".
Se joignant à Mohamed Faouzi, le président du conseil de la région Casa-Settat regrette la lenteur de l'activation des plans de développement. "On aurait pu gagner beaucoup plus de temps concernant les délais de livraison de la ligne de Tram, 1 an ou 1 an et demi probablement", a-t-il soutenu.
Bakkoury a également insisté sur la démocratisation des solutions de transport, étant donné que "le plus grand taux démographique est enregistré dans les zones périphériques: Mediouna, Mohammedia…".
Pour Abdelaaziz Omari, la solution réside dans l’implication de toutes les parties prenantes. Lors de son intervention, le président du conseil communal a soulevé 3 problématiques majeures: la densité de l’activité professionnelle au centre-ville, la durabilité des plans d’amélioration de la mobilité (en termes de financement) et les droits des piétons.
Des pistes de solutions
Abdelaaziz Omari a suggéré quelques solutions et recommandations quant aux dysfonctionnements de la mobilité. "Le nombre de voitures en ville est hallucinant, peut-être que le citoyen devrait faire le choix de prendre le transport en commun". Privilégier le transport collectif devrait, selon lui, non pas être un acte provisoire mais émaner d’un esprit citoyen.
Sur la question du stationnement, l’ancien secrétaire régional du PJD a recommandé la construction de parkings souterrains. Un axe d’amélioration majeur de la mobilité, selon lui. "Là où il est possible de construire des parkings souterrains, il faut le faire", a-t-il soutenu.
Pour conclure, le président du conseil communal a proposé de mettre en place un plan de déplacement effectif et des plans d’accommodation, et d'avoir recours à une gestion intelligente de la circulation en ville.
Une étude de Casa Smart Moov pour remédier au dysfonctionnement du transport
Lors de ce "Mobility Day", Hatim Benjelloun, le fondateur du think tank Radius a présenté un "Reflection and Discussion Paper", un document synthétisant les perceptions de toutes les parties prenantes consultées pour répondre à la problématique de la mobilité.
L’étude réalisée est purement qualitative et a impliqué plus de 70 organismes. Plus de 40 décideurs ont été interviewés pendant 32 heures pour enfin conclure qu’"afin de réinventer la mobilité à Casablanca, il faudrait prendre compte des ruptures technologiques, institutionnelles et celles liées à l’usage".
Hatim Benjelloun affirme que les ruptures citées suscitent un renforcement simultané de 6 chantiers majeurs: le transport, les équipements/infrastructures, la gouvernance, le financement, le numérique et la communication.
Des ateliers pour traiter les différentes thématiques de la rencontre
Atelier 1: La mobilité urbaine traitée sous l’angle de la demande, quelles marges de manœuvre ?
Mohamed Bourahim, vice-président de la commune de Casablanca en charge de la mobilité urbaine affirme que pour agir sur la demande de manière effective, il faudrait cibler les quartiers générateurs de mobilité. "Derb Omar compte 2.050 commerçants et génère plus de 7.000 emplois et 700 camions de transport de marchandises". Comment ne pas considérer l’impact de ce genre de quartier sur la mobilité en ville? Et comment penser une alternative?
Atelier 2: Le stationnement, un levier de décongestion incontournable.
Plusieurs modèles étrangers concernant le stationnement ont été étalés. Ces modèles constituent des ouvertures éventuelles sur des axes d’amélioration du stationnement en ville.
Le mot de conclusion a été attribué à Mohamed Faouzi, qui a rappelé l’aspect environnemental du sujet, en mentionnant que les maladies professionnelles dues à la pollution ne devraient pas passer inaperçues. "Il faut penser des transports mobiles…mais également propres", a-t-il affirmé.
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