Un historien israélien compare les pratiques d'Israël aux débuts du nazisme
Dans une tribune publiée sur LeMonde, l'historien israélien spécialiste de l’histoire du fascisme, Zeev Sternhell, se lance dans une comparaison entre le sort des juifs sous les nazis avant la seconde guerre mondiale et celui des Palestiniens aujourd’hui.
L'historien revient sur l’annonce du président américain Donald Trump de la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël. Une décision saluée, évidemment par le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou. Il s'arrête également sur les décisions qui s'en sont suivies, notamment celle de la Knesset.
Pour Zeev Sternhell, ces décisions visent à "imposer aux Palestiniens d’accepter sans résistance l’hégémonie juive sur le territoire, les condamnant pour l’éternité au statut de population occupée".
Par ailleurs, l'historien s'oppose au projet d'annexion de la Cisjordanie, appuyé par une partie de la droite au pouvoir.
"Dans l’esprit de cette droite, la démocratie libérale n’est rien qu’un infantilisme. On conçoit facilement la signification d’une telle démarche pour un pays de tradition britannique qui ne possède pas de Constitution écrite, seulement des règles de comportement et une armature législative qu’une majorité simple suffit pour changer", écrit Zeev Sternhell.
L'historien rappelle, donc, l'exemple allemand. "Comme toute idéologie, le racisme allemand, lui aussi, avait évolué, et, à l’origine, il ne s’en était pris qu’aux droits de l’homme et du citoyen des juifs. Il est possible que sans la seconde guerre mondiale, le "problème juif" se serait soldé par une émigration "volontaire" des juifs des territoires sous contrôle allemand..."
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