Maroc-Équateur : après le soutien sur le Sahara, Rabat veut transformer l’essai économique
À Rabat, Nasser Bourita a reçu Luis Alberto Jaramillo, ministre équatorien de la Production, du commerce extérieur et des investissements. Au menu, commerce, investissements, fertilisants, logistique et infrastructures, avec des rencontres prévues auprès de l’OCP, de Royal Air Maroc, de l’AMDIE, de Tanger Med et de la CGEM.
Rabat veut désormais donner un contenu économique au rapprochement engagé avec Quito. Moins d’un mois après la réaffirmation par l’Équateur de son soutien à l’initiative marocaine d’autonomie pour le Sahara, Nasser Bourita a reçu, le mardi 12 mai 2026 à Rabat, Luis Alberto Jaramillo Granja, ministre équatorien de la Production, du commerce extérieur et des investissements.
Cette rencontre s’inscrit dans une séquence plus large destinée à renforcer les échanges commerciaux et les investissements entre les deux pays. Le responsable équatorien effectue au Maroc une série de rencontres avec des acteurs institutionnels et économiques, notamment autour de l’OCP, de Royal Air Maroc, de l’AMDIE et du ministère de l’Industrie et du commerce.
Les discussions ont porté sur plusieurs secteurs identifiés comme prioritaires, parmi lesquels l’agriculture, l’agroalimentaire, l’énergie, les fertilisants, les chaînes logistiques et les infrastructures portuaires. Elles traduisent la volonté des deux pays de passer d’un rapprochement diplomatique à des partenariats économiques plus concrets.
Le 17 avril 2026, à l’issue d’entretiens à Rabat entre Nasser Bourita et la ministre équatorienne des Relations extérieures, Gabriela Sommerfeld, l’Équateur avait réaffirmé son soutien à l’initiative d’autonomie présentée par le Maroc en 2007, la qualifiant de base sérieuse, crédible et réaliste pour le règlement du différend autour du Sahara. Quito avait également annoncé l’extension de sa couverture consulaire aux provinces du Sud.
à lire aussi
Article : ASMEX. Comment la succession de Sentissi a basculé dans une crise de gouvernance
Hassan Sentissi préside l'ASMEX depuis 2013. Son troisième mandat expire le 30 juin. Trois vice-présidents du bureau actuel ont déposé leur candidature, le conseil d'administration les a validées. Mais le président sortant a convoqué une assemblée générale extraordinaire pour le 22 juin, la veille du scrutin prévu au 23 juin, afin de modifier les statuts et redéfinir les conditions d'éligibilité. Une bataille de positions et d'arguments est engagée pour le contrôle de l'organisation patronale des exportateurs du Maroc. Récit et documents.
Article : Prévisions météo pour le lundi 08 juin 2026
Voici les prévisions météorologiques pour le lundi 8 juin 2026, établies par la Direction générale de la météorologie : - Temps assez chaud à chaud […]
Article : Forum de Paris: Redouane Arrach expose les limites du modèle marocain des subventions aux intrants
Le soutien aux intrants a permis d’amortir les chocs sur l’agriculture, mais ses effets pervers apparaissent dans le maraîchage. Le ministère plaide pour des réponses plus ciblées afin de protéger la production sans créer de rente.
Article : La BP lance deux cartes digitales pour défendre son terrain face aux fintechs
La Banque Populaire enrichit son offre digitale avec le lancement de deux nouvelles cartes virtuelles, "L’Instant" et "La Virtuelle", accessibles directement via son application Pocket Bank. Explications.
Article : Gaz butane. Après la menace de grève, le gouvernement revalorise une partie des marges de distribution
Le gouvernement a revu à la hausse une partie des marges réglementées de la filière du gaz butane. La mesure intervient quelques semaines après la menace de grève des dépositaires, grossistes et distributeurs. Elle ne modifie pas le prix payé par les ménages mais augmente le coût réglementé de la distribution.
Article : Hiromi Uehara à Jazzablanca: enfin du jazz au Maroc !
Dans un contexte où le jazz semble de plus en plus relégué au second rang dans la programmation musicale des festivals marocains, la venue à Jazzablanca de Hiromi Uehara constitue une belle surprise pour les puristes du genre. Figure majeure du jazz contemporain, cette pianiste japonaise fait partie du cercle très fermé des sommités mondiales qui se sont produites ces dernières années au Maroc. Une grande première qui mérite d'être soulignée.