Festival gnaoua 2026 : les rythmes du Rwanda, de Harlem et du Brésil au cœur des grandes fusions d’Essaouira
Du 25 au 27 juin 2026, la 27e édition du Festival gnaoua et musiques du monde fera dialoguer les mâalems gnaoua avec l’Intore du Rwanda, le gospel de Harlem, les rythmes brésiliens de Carlinhos Brown et les univers de Richard Bona ou ganavya. Fidèle à son ADN, le rendez-vous d’Essaouira place cette année les patrimoines vivants et les scènes contemporaines au cœur de créations inédites, entre transmission africaine, expérimentation musicale et ouverture sur le monde.
À Essaouira, la création ne se limite pas à la rencontre des styles : elle devient un langage commun. Du 25 au 27 juin 2026, la 27e édition du festival s'annonce avec des concerts-fusions occupant une place centrale. Cette année, le festival affirme plus que jamais cette identité en réunissant des artistes issus du jazz, du gospel, des musiques africaines et des scènes contemporaines, autour d’un langage commun : celui de la création.
Depuis sa création, le rendez-vous souiri s’est imposé comme un espace où les mâalems gnaoua dialoguent avec des artistes venus de différents horizons, donnant naissance à des créations inédites, à la croisée des traditions vivantes et des scènes contemporaines. Cette signature artistique sera au cœur de la programmation de cette édition, avec des rencontres musicales réunissant des univers aussi variés que le jazz, le gospel, les musiques africaines ou encore les expressions contemporaines.
Le festival s’ouvrira sur une création portée par Mehdi Nassouli, dans une rencontre artistique entre deux patrimoines culturels reconnus par l’UNESCO : l’art gnaoua et la danse Intore du Rwanda.

Une ouverture pensée comme un pont entre les cultures africaines, portée également par deux voix féminines singulières, celle de la Marocaine Sara Moullablad et de la chanteuse indienne Ganavya, accompagnées du musicien français Sylvain Barou.
Cette création s’inscrit dans une démarche plus large engagée par le festival autour des patrimoines africains inscrits à l’UNESCO. Après avoir mis à l’honneur la Côte d’Ivoire puis le Sénégal lors des précédentes éditions, le Rwanda rejoint cette année cette dynamique de transmission et de valorisation culturelle.
Une création collective portée par Hassan Boussou réunira ainsi plusieurs musiciens, dont Jacques Schwarz-Bart, Cheikh Ndoye et Karim Ziad, dans une œuvre présentée pour la première fois à Essaouira.

Le Maroc et l’Éthiopie se retrouveront dans une création réunissant Mohamed Montari, Badume’s Band et Selamnesh Zéméné, autour d’un dialogue entre rythmes gnaoua et sonorités éthiopiennes.

Une autre fusion réunira The Harlem Spirit of Gospel et Mehdi Qamoum, dans une rencontre entre l’énergie du gospel et la puissance du guembri.

Le Brésil sera aussi à l’honneur avec Carlinhos Brown, qui retrouvera la scène d’Essaouira aux côtés de Hamid El Kasri pour une création portée par des rythmes et des héritages africains communs.

Enfin, Asma Lmnawar sera accueilli par le grand bassiste Richard Bona et son groupe pour une collaboration très spéciale, dans le prolongement d’un dialogue artistique déjà engagé.

Au-delà des concerts, le festival poursuit également sa mission pédagogique, en annonçant l'ouverture des inscriptions pour la 3e édition du programme "Berklee at the Gnaoua and World Music Festival", qui se déroulera du 22 au 27 juin à Essaouira, en amont de la 27e édition du festival, en partenariat avec Berklee College of Music.
Ce programme destiné aux musiciens professionnels et semi-professionnels de plus de 18 ans, à différents stades de leur parcours artistique, propose six jours d’apprentissage, de pratique et d’échanges autour de différentes traditions musicales. Instrumentistes comme chanteurs, issus des univers gnaoua, classique, jazz, pop, rock ou des musiques actuelles, y trouveront un espace d’expérimentation fondé sur l’écoute et la rencontre artistique.

À travers cette 3e édition, le Festival gnaoua confirme une fois de plus la place singulière d'Essaouira, Ville créative musicale de l’UNESCO, sur la scène culturelle internationale, comme un territoire où patrimoine, transmission et création continuent de se réinventer.
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