Cession de la Samir: nouveau report, les signes de l'échec se précisent
Abderrafii Bouhamria, juge-commissaire chargé de la liquidation de la Samir, a reporté au 27 novembre l'examen des offres de cession.
Une décision prise ce lundi 13 novembre à l'issue d'une nouvelle réunion infructueuse. Aucun des candidats n'a présenté les garanties exigées par le magistrat.
Sollicités par Médias24 au sortir de la réunion, des acteurs du dossier n'ont pu que constater l'impasse où se trouve le processus. "Pas de nouvelles", nous dit l'un d'eux. "On en est au même stade qu'il y a deux semaines", poursuit-il, faisant allusion à la réunion tenue le 31 octobre entre le juge-commissaire, le syndic et les contrôleurs.
Au même moment, la colère des salariés monte crescendo. Ils en appellent à l'intervention du Chef du gouvernement organiseront, le 25 novembre, une marche à Mohammédia.
"Nous recherchons une issue", nous confie un autre interlocuteur, visiblement dépité, "une formule alternative qui maintienne l'équilibre entre les intérêts des créanciers et ceux des salariés, tout en dépassant le blocage actuel" ajoute-il.
Jusqu'à présent, la cession globale permet d'espérer cet équilibre. Mais, selon nos sources, l'échec de plus en plus probable de cette procédure pourrait conduire le juge-commissaire à opter pour l'option, plus classique, de la vente aux enchères.
Or, celle-ci impliquerait une vente de la Samir en plusieurs lots. Chez les 824 salariés du raffineur, cette perspective fait grincer des dents. Le juge-commissaire en est conscient et appréhende la réaction des salariés. C'est pourquoi il s'accroche à la cession globale, option la plus à même de protéger l'emploi. Mais pour combien de temps?
Pour les candidats, dont certains ont formulé des propositions allant jusqu'à 30 MMDH, fournir une caution (1% du montant global de l'offre) ou déposer une première tranche (14 à 20% du montant global) pouvaient sembler à la portée. Or, aucune de ces garanties n'a été présentée, et ce en dépit des nombreuses concessions du juge-commissaire.
Ce qui, aujourd'hui, remet clairement en doute la crédibilité des offres. Pour sa part, le tribunal semble de moins en moins sensible aux "excuses" invoquées par les candidats. Exemple, ce candidat qui "fait valoir des difficultés au niveau du transfert de fonds", nous confie une source proche du dossier. Et on a vu plus loufoque, avec cet autre prétendant qui se plaignait du traitement médiatique accompagnant ses démarches en vue du rachat de la Samir.
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