Nizar Baraka présente son programme et appelle l'Istiqlal à l'unité
Nizar Baraka présentait officiellement ce lundi son programme et confirmait publiquement sa candidature à la succession de Hamid Chabat.
Il suffisait de scruter la présence de dirigeants istiqlaliens dans la salle pour constater que Nizar Baraka est bien le grand favori. L’élection aura lieu dans quelques jours, le 1er octobre, en marge du 17è congrès qui commencera le 29 septembre.
Au cours de ses interventions, Nizar Baraka a été très politique. Il a su déconstruire le discours adverse et a fait preuve de maîtrise des dossiers. Par sa posture, le ton employé, il a voulu se positionner comme une personnalité au-dessus de la mêlée. Le ton se voulait conciliant, celui d’un rassembleur qui propose une voie pour faire renaître l’Istiqlal, sans renier l’ADN de l’Istiqlal mais plutôt en revenant aux fondamentaux de ce parti.
Il y a quelques jours, Abdelilah Benkirane a accusé Nizar Baraka de ne pas être indépendant mais plutôt de “réciter un discours imposé de l’extérieur“. Il faisait allusion aux propos de Baraka cités dans Médias24 et qui critiquaient la gestion du gouvernement par Benkirane tout en qualifiant “le PJD de parti concurrent“.
Répondant à cette accusation, Baraka a fait mouche. Il a adroitement déconstruit ce type de discours. “Quels sont les indicateurs qui pourraient refléter un manque d’indépendance? Ce serait le manque de cohérence dans les décisions et dans les prises de position“. Il a cité l’exemple d’un parti [l’Istiqlal de Hamid Chabat, sans le nommer], qui est entré dans le gouvernement PJD, qui en est sorti, qui a rejoint l’opposition avant de soutenir de nouveau le gouvernement. Autant “d’indicateurs de perte d’indépendance“, accuse Baraka. Il enfonce le clou: l’Istiqlal ne sera jamais la succursale d’un autre parti.
>Les petites phrases.
Le flou. “Après les élections du 7 octobre 2016, le Conseil national a pris la décision de participer au gouvernement. Le PJD qui dirige le gouvernement ne nous a pas intégrés. Le Conseil national ne s’est pas réuni pour prendre une nouvelle décision. Sommes-nous dans l’opposition ou dans la Majorité? Une clarification devra être faite par le nouveau conseil national“.
Polarisation. “Le champ politique est victime d’une polarisation artificielle, qui désigne les bons et les méchants“. Il faut aller vers des alliances basées sur les valeurs et les programmes. “Avec le PJD, nous partageons le même référentiel [religieux, ndlr] et avec la koutla, nous avons un patrimoine commun“ de lutte en faveur de la démocratie et de l’unité territoriale. Il est nécessaire de sortir de “l’isolement“ actuel.
Il imagine un champ politique nourri d’éthique, où les relations sont basées sur le respect mutuel et les alliances sur les programmes.
Réconciliation. Baraka préconise une “réconciliation complète au sein du parti“, après un débat franc et une “autocritique“.
Fonctionnement du parti. Baraka a insisté à raison sur la démocratie interne et également sur la méthode qu’il a utilisée pour élaborer son programme l’approche participative. “Je ne prendrai jamais les décisions seul“, promet-il. Il prévoit un maillage et la coopération de toutes les instances. Il invite les istiqlaliens qui président des collectivités territoriales à donner l’exemple, sur le terrain, en résolvant les problèmes des citoyens.
Nouvelles instances. Il annonce la création d’une institution de la pensée “égalitariste“, un concept bien istiqlalien. Ainsi qu’une commission d’éthique.
Politique spectacle. “Au lieu de régler les problèmes des gens, on va sur le registre de l’émotion“ et on recherche les phrases qui vont faire le buzz.
Confiance. Le citoyen n’a plus confiance dans l’offre politique actuelle. Il faut lui redonner confiance.
En conclusion. Au final, Nizar Baraka propose un retour aux sources, à l’égalitarisme, à la lutte contre la corruption, aux fondamentaux. Et il propose de réaliser cette renaissance en commun, avec ses camarades du parti, car “seuls les Istiqlaliens sauveront l’Istiqlal“.
Les principaux points du programme dans le document ci-dessous:
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