Ambulances. La commune de Casablanca décide enfin de mettre de l’ordre dans le secteur.
Sous la tutelle du ministère de l’Intérieur, le transport sanitaire ne fait pas l’objet de contrôle ou suivi régulier. Les autorisations ne sont pas soumises à des critères objectifs, connus de tous, faisant de ce secteur l’un des plus opaques dans la ville de Casablanca.
"Le transport sanitaire est caractérisé par une anarchie totale. Nous en sommes conscients. Nous allons d’abord commencer par créer un service sanitaire dédié au transport des malades et des blessés avant de nous attaquer à la gestion par la suite", a déclaré Abdessamad Haiker, premier vice-président du conseil de Casablanca, lors d’un point d e presse tenu le 2 mai.
Une information confirmée le lendemain par le maire lors de la dernière session du conseil de la ville.
Ce n’est qu’une fois ce service créé que la ville se penchera sur le diagnostic profond du secteur et sur la rédaction du cahier des charges qui sera par la suite opposables aux opérateurs.
A l’heure actuelle, il est difficile d’obtenir des chiffres précis sur le nombre des sociétés intervenant dans ce type de transport, le nombre de véhicules composant leur parc, les qualifications réelles du personnel, la nature des ambulances: médicalisées ou non, avec réanimateur ou simple technicien… Autant d’informations manquantes sachant que certaines d’entre elles travaillent sans autorisation depuis que les services d’hygiène ont gelé les permis. Un flou total qui ne fait qu’encourager de nouveaux arrivants informels.
Il faut savoir que le passage de ce secteur dans le giron de l’Intérieur date de quelques années, suite à la pression exercée par les élus de Casablanca de s’en charger, sans arriver à faire le ménage dans le secteur, ni à y apporter un minimum de transparence.
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