Non, le Crédit Agricole du Maroc n’a pas obtenu l’agrément de banque participative
Le Crédit Agricole du Maroc a simplement obtenu l’autorisation de l’Etat, en sa qualité d’actionnaire principal, de créer une filiale de banque participative. Pour que celle-ci entame effectivement son activité, il lui faudra attendre l’agrément délivré uniquement par Bank Al Maghrib.
Le bulletin officiel n°6498, daté du 8 septembre 2016, a publié un décret du ministère de l’Economie et des finances, autorisant le Crédit agricole du Maroc à entrer dans le capital d’une nouvelle banque participative.
L'autorisation en question, ainsi que la publication au Bulletin officiel, n'impliquent aucunement l'obtention de l'agrément nécessaire au démarrage effectif de l'activité de banque participative, qui lui sera délivré par Bank Al Maghrib. La nécessité, pour le CAM, d'obtenir une autorisation étatique préalable pour créer une filiale de banque participative, émane plutôt du caractère public de son capital.
"Les deux (agrément de Bank Al Maghrib et autorisation du gouvernement, ndlr.) sont bien distincts. Nous avons obtenu les autorisations du gouvernement", nous affirme une source autorisée au sein du Crédit Agricole du Maroc.
L’autorisation du gouvernement fixe quelques détails par rapport à la nouvelle banque, qui donc ne pourra entamer son fonctionnement effectif qu’après l’obtention de l’agrément de Bank Al Maghrib.
Comme nous l’avions déjà annoncé, cette nouvelle banque sera le fruit d’une joint venture avec la Banque islamique de développement. Plus précisément, le Crédit agricole sera actionnaire à hauteur de 51% de la nouvelle banque, tandis que la Société islamique de développement du secteur privé, filiale de la BID, en détiendra 49%.
Par ailleurs, le décret fixe initialement le capital de la nouvelle banque à 200 MDH, mais précise qu’il sera relevé à 400 MDH dans le futur, sans livrer d'échéance exacte.
A travers cette nouvelle banque, le Crédit agricole a l’ambition de se positionner en tant qu’acteur principal de la finance participative, plus particulièrement dans le monde rural, où la population demeure encore sous-bancarisée.
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