Chambre des conseillers: Hakim Benchammas nouveau président
C’est le Pamiste Hakim benchammas qui présidera la Chambre des Conseillers. Il a remporté l’élection au terme d’une séance longue qui a fini au-delà de 20H30, qui s’est tenue ce mardi 13 octobre 2015.
Au terme du 1er tour, aucun des deux candidats n’a réuni les 61 voix requises pour la majorité absolue. Hakim Benchammas devançait néanmoins son concurrent. Un second tour, avec une majorité simple, a été organisé.
Au terme de ce second tour, Hakim Benchammas s’est imposé par 58 voix contre 57.
Les dix députés dont les noms figuraient dans la liste des ministères de la Justice et de l’Intérieur pour présomption de corruption et d’achat de voix ont siégé et participé au vote.
Le Pam garde donc la présidence de la chambre haute. Le grand perdant est certainement Hamid Chabat dont le parti, l’Istiqlal, est arrivé en tête de ce scrutin. Hamid Chabat comptait sur une victoire à cette élection pour rebondir après le cinglant désaveu subi lors des communales et des régionales du 4 septembre. Il n’en sera rien. Son avenir politique est désormais entre les mains du Conseil national de son parti.
Ci dessous, revivez l'élection à travers le live de Médias 24.
20H18. OFFICIEL BENCHAMMAS PRESIDENT
Par 58 voix contre 57 pour son concurrent.
20H11. RESULTAT PROVISOIRE.
Benchammas: 58 voix. Qayouh: 57 voix. un bulletin nul. 4 abstentions.
20H07. SUITE DEPOUILLEMENT
Les deux candidats sont à 48 voix chacun. C'est très serré. Il reste une vingtaine de votes à dépouiller.
19H54. FIN DU VOTE DU SECOND TOUR.
On entame le dépouillement. Logiquement, Benchammas apparaît comme favori, à la lumière des résultats du premier tour. Mais tout est possible.
Pour ce second tour, il suffit de la majorité simple pour devenir président.
On compte les votes: 116 votes et 4 abstentions.
17H47. UN SECOND TOUR EST NECESSAIRE.
Accord trouvé: en cas d'égalité, le conseil constitutionnel tranchera.
A 17H52, 51 voix à 47, en faveur de Benchammas, à 18H03, et 6 bulletins vides. 61 voix sont indispensables pour être élu en ce premier tour.
Benchammas arrive en tête avec 56 voix. Qayouh obtient 51 voix. 9 bulletins nuls. Quatre conseillers de la CDT n'ont pas pris part au vote.
17H24. DEPOUILLEMENT TOUJOURS BLOQUE.
Le dépouillement n'a toujours pas repris, il est bloqué à 6 voix contre 5 en faveur de Abdessamad Qayouh.
Des conseillers suggèrent de refaire le vote.
17H01. INCIDENT.
Résultat partiel: Qayouh (6 voix), Benchammsa (5 voix), deux bulletins blancs.
A cet instant, le bulletin suivant est libellé ainsi: "al oustad Hakim Benchammas" (le professeur, ou le distingué Hakim Benchammas). Ce bulletin est refusé par le bureau. Bruyantes protestations du PAM. Situation bloquée.
16H46. FIN DES VOTES. DEBUT DU DEPOUILLEMENT.
Homis la CDT, tous les autres conseillers ont voté, c'est-à-dire 116 votants. Les 120 conseillers sont tous présents.
Le dépouillement va commencer.
Si aucun des deux candidats n'obtient la majorité absolue de 61 voix, un second tour est nécessaire où la victoire est obtenue par la majorité relative. En cas d'égalité, le plus âgé est désigné président. En cas d'égalité d'âge, un tirage au sort est effectué.
Le dépouillement se déroule sous la supervision d'une demi douzaine de délégués, dont un observateur du PAM et un autre de l'Istiqlal. Le décompte est effectué par les deux membres du bureau provisoire.
Il y a eu des abstentions, on en compte déjà deux.
16H09. INCIDENT
Le groupe des conseillers CDT a provoqué un petit incident en refusant de prendre part au vote à l'appel de leurs noms. Finalement, ils ne votent pas.
15H52. LE VOTE DEMARRE.
Le président de séance a rejeté la requête de Benchammas. Le vote démarre: appel d'un conseiller, isoloir, vote, conseiller suivant.
15H47. ABDESSAMAD QAYOUH ET HAKIM BENCHAMMAS OFFICIELLEMENT CANDIDATS.
Hakim Benchammas demande au président d'autoriser les deux candidats à présenter leurs programmes aux conseillers.
15H28. LA SEANCE COMMENCE
Les 120 nouveaux conseillers sont installés.
Le président de séance (l'élu le plus âgé) assisté des quatre élus les plus jeunes et donne lecture des 120 noms.
14H49. SALLE VIDE.
La séance est prévue pour 15H00. La salle est encore vide. Photo prise par Médias 24.
14H43. DEUX CANDIDATS EN LICE
Il reste donc deux candidats en lice. Du moins en principe. D'ici 16H00, la séance d'élection commencera solennellement. Après avoir lu la liste des 120 noms, le président de séance recevra sur son bureau, les candidatures.
A priori, Abdessamad Qayouh, pour l'Istiqlal et Hakim Benchamas, pour le PAM, présenteront chacun la leur.
14H30. RETRAIT DE LA CANDIDATURE DE LA MAJORITE
Au moment où la CGEM annonçait le retrait de la candidature de Neila Tazi, le PPS annonçait par voie de communiqué qu'il retirait la candiature de Abdellatif Ouammou, présentée au nom de la Majorité.
Le PPS a expliqué ce retrait par le refus du Mouvement Populaire de s'engager à voter pour Ouammou.
14H12. RETRAIT DE LA CANDIDATURE CGEM
Par voie de communiqué, la CGEM annonce le retrait (attendu) de la candidature de Neila Tazi à la présidence de la Chambre des Conseillers.
Cette candidature garde donc son aspect symbolique.
Le communiqué qui annonce ce retrait explique que la décision de retirer la candidature a été "motivée par sa volonté de ne pas se trouver engagée dans une approche arithmétique imposée par la multiplication des candidatures partisanes". En d'autres termes, l'irruption de la troisième candidature, celle de la Majorité, a donné une dimension de forte compétition entre des partis politiques pour cette présidence. La CGEM a voulu éviter de peser sur le résultat, quel qu'il soit. Ce qu'elle aurait fait en maintenant sa candidature.
Le communiqué précise: A travers son intention de briguer la présidence de la Chambre des conseillers, la "CGEM a envoyé un message politique fort". Il s'agit "d'asseoir davantage le principe de la parité et rappeler le rôle déterminant de la femme à tous les niveux de la vie politique, économique et sociale".
"Aujourd'hui, elle considère que son message a été entendu et rappelle l'importance de la parité dans la construction démocratique" et que cette candidature est "une premiere dans l'histoire politique du Royaume" qui "réhabilite l'idée noble et constitutionnelle de la parité".
Il s'agissait également de "réaffirmer l'indépendance de la CGEM en présentant un candidat", et conclut en soulignant "son respect de toutes les sensibilités politiques du pays et que l'organisation patronale travaillera avec l'ensemble des partenaires politiques et sociaux représentés dans la Chambre".
à lire aussi
Article : Le Maroc face au risque d’une inflation alimentaire diffuse et composite
Alors que les instances internationales s'inquiètent d'un nouveau choc systémique mondial lié aux tensions géopolitiques, le Maroc navigue entre une campagne agricole prometteuse et des goulots d'étranglement logistiques nationaux. Si le blé tendre reste sous protection, les filières animale, sucrière et oléagineuse demeurent exposées à une inflation de second rang et à une saturation portuaire qui grignote les marges de manœuvre. Analyse.
Article : Pourquoi le taux d’inflation ne reflète pas toujours le vécu des ménages
Au Maroc, l’inflation ralentit, mais les ménages continuent de ressentir la hausse des prix et la pression sur leur pouvoir d’achat. Cet écart vient surtout d’une lecture incomplète du taux d’inflation, ainsi que de la nature même du panier représentatif utilisé pour mesurer l’évolution des prix.
Article : Intelcia : Karim Bernoussi et ses partenaires reprennent 100% du capital, sortie d’Altice
Le 28 avril, les deux cofondateurs du groupe, Karim Bernoussi et Youssef El Oufir, doivent finaliser le rachat des 65% du capital détenus par le groupe Altice, dont ils n'avaient conservé que 35% lors de l'entrée du partenaire français en 2016. Une opération qui redonne à ce fleuron de l'économie marocaine sa pleine liberté de manœuvre, au moment précis où son secteur est traversé par la déferlante de l'intelligence artificielle. Karim Bernoussi, PDG du groupe, était l'invité du 12/13 de Médias24.
Article : L’Oukaïmeden, station d’hiver et espace culte de transhumance
Alors que l’Oukaïmeden est appelé à devenir une station touristique quatre saisons à l’horizon 2027, l’anthropologue Mohamed Mahdi rappelle que ce territoire ne peut être réduit à un site de loisirs. Agdal pastoral, espace de transhumance, réservoir de biodiversité et patrimoine culturel amazigh, l’Oukaïmeden impose une approche de développement intégrée, capable de concilier tourisme, pastoralisme et préservation des équilibres sociaux et écologiques.
Article : La météo pour le lundi 27 avril 2026
Voici les prévisions météorologiques pour le lundi 27 avril 2026, établies par la Direction générale de la météorologie.
Article : Plan d’aménagement de Marchica : un nouveau souffle socio-économique pour Nador et Beni Ensar
L'aménagement de la lagune de Marchica s’apprête à un nouveau chapitre. Au-delà des avancées de la première phase, il dessine une nouvelle transformation urbaine et touristique d'ampleur, de Nador à Beni Ensar, jusqu'au village d'Arkman. L’enquête publique s’est achevée vendredi.
