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Redaction

Maroc-Suède: les conclusions apaisantes de Nabila Mounib

Sur sa page Facebook, Nabila Mounib (PSU) qui a conduit la délégation politique marocaine à Stockholm, tient des propos rassurants. Les déclarations officielles de responsables suédois vont dans le même sens.

Maroc-Suède: les conclusions apaisantes de Nabila Mounib
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Le 8 octobre 2015 à 8h23 | Modifié 11 avril 2021 à 2h37

Le premier compte rendu de Nabila Mounib peut tenir en quelques mots clés: “l’Etat de Suède n’a pas l’intention de reconnaître la “Rasd“. La Suède ne veut pas toucher aux intérêts économiques du Maroc et veut encourager une solution pacifique ainsi que l’évolution démocratique de toute la région“.

Voici ce texte de ce compte rendu:

“La rencontre entre la délégation marocaine et les responsables de Suède fut l'occasion d'apporter les éclaircissements nécessaires sur la complexité humaine et historique de la question et son évolution, et s'est terminée par un point de presse dont quelques conclusions peuvent être résumées comme suit;

“La Suède ne comprend pas les inquiétudes du Maroc
“L'Etat de Suède n'a pas l'intention de reconnaitre la RASD 
“La Suède n'a pas l'intention de toucher aux intérêts économiques du Maroc 
“Le dialogue et la coopération devaient se poursuivre entre nos deux pays

“Les rencontres avec la Secrétaire d'Etat aux affaires étrangères, la commission des affaires étrangère, les différents partis PSD, Verts, Rassemblement des modérés, le vice président du parlement suédois, ont tous été rassurants en affirmant qu'il soutiendraient l'effort onusien pour une solution politique pacifique.
“Il a été précisé que l’initiative marocaine est une conception très avancée de l’autonomie qui préserve la paix et permet de développer l'option d'un grand Maghreb démocratique et fort économiquement ce qui pourrait immuniser notre région contre les conséquence de la crise sociale et de la menace terroriste rampante. La Suède Etat de droit fortement attachée aux droits humains et à la paix dans le monde ne peut qu'appuyer la paix dans notre région maghrébine“.

La conférence de presse de la délégation marocaine à Stockholm

La délégation de partis marocains de gauche a estimé, au cours d'une rencontre avec des média suédois et internationaux mercredi à Stockholm, que la Suède, à travers ses hauts dirigeants et ses différentes formations politiques, a donné des "assurances" quant à sa position sur l'intégrité territoriale du Maroc, tout en insistant sur la nécessité de maintenir les canaux de dialogue avec le pays nordique sur ce dossier qui fait l'unanimité dans le Royaume.
"Après avoir rencontré les responsables politiques suédois, on serait peut être rassurés mais les voies du dialogues doivent rester ouvertes pour apporter toutes les éclaircissements sur cette question", a indiqué la Secrétaire générale du Parti socialiste unifié (PSU), Nabila Mounib, en réponse à une question sur l'issue de cette visite et les perspectives de dépasser l'actuelle tension entre Rabat et Stockholm.
A l'instar des responsables politiques, les média suédois, venus en nombre assister à cette conférence de presse dans un signe de l'intérêt de l'opinion publique du pays nordique, se sont surtout interrogés sur les raisons de cette "tension" suscitée, selon eux, "de manière soudaine" sur la position de leur pays sur le dossier du Sahara.
"La question du Sahara intéresse tous les Marocains. En tant que partis de gauche, nous sommes présents ici parce que le gouvernement suédois a commandé une évaluation sur la situation au Sahara et nous sommes là pour apporter plus d'éclaircissements pour que cette évaluation soit complète", a d'emblée expliqué Mme Mounib qui est accompagnée, lors de ce déplacement, de Mohamed Ben Abdelkader de l'USFP, de Mme Rachida Tahiri du Bureau politique du PPS et de Mostafa Bouaziz du PSU.
"La Suède a assuré qu'elle soutient les efforts de l'ONU en vue d'une solution pacifique et négociée", ont en outre ajouté les membres de la délégation en précisant, en réaction à une question sur le faux parallélisme régnant dans ce pays entre la question du Sahara et la cause palestinienne, avoir "très clairement expliqué qu'il n'y avait pas d'amalgame à faire entre les deux questions".
Contrairement à la Palestine, où un peuple a été expulsé de sa terre, la question du Sahara porte sur "un différend entre le Maroc et un groupe de séparatistes hébergé, financé et armé par le régime militaire algérien qui entend affaiblir le Maroc", a précisé à cet égard M. Ben Abdelkader, donnant au passage un bref aperçu historique sur la genèse de ce conflit, son évolution au niveau de l'ONU, ainsi que sur l'initiative d'autonomie proposée par le Royaume pour offrir un compromis susceptible de clore définitivement ce dossier dans le respect de la légalité internationale et pour la préservation de la paix et la stabilité au Maghreb.
"L'initiative d'autonomie a été considérée par les Nations unies comme étant le plan qu'il faut appliquer car il permet aux populations locales de s'autogouverner, d'avoir leur propres instances avec de larges prérogatives sous souveraineté marocaine", a ajouté la chef du file du PSU.
Et d'insister que "la création d'un Etat satellite sous tutelle du régime algérien va créer tellement de tensions dans la région qu'elle va entraver notre aspiration à l'émancipation, à la construction démocratique et au développement au niveau du grand Maghreb".
Vu sa tradition pour promouvoir les droits et la paix dans le monde, la Suède est appelée à soutenir la paix dans cette région qui ne peut passer que par une solution négociée sur la base de la proposition d'autonomie qui préserve l'unité du Maroc et permettrait d'ouvrir les perspectives de démocratisation et de développement pour toute la région, a insisté de son côté la députée du PPS.
"La question du Sahara est une cause juste. C'est une cause à laquelle les Marocains croient fermement. Nous avons des séparatistes, que la Suède écoute, mais nous avons aussi la grande majorité de Sahraouis qui ne le sont pas et que la Suède n'écoute pas", a encore indiqué la chef de la délégation de partis marocains appelant les média suédois à éclairer leur opinion publique pour que "demain, la Suède préserve ses droits et sa sécurité en préservant celle des autres".
A une question sur les moyens pouvant permettre la reprise du cours normal des relations maroco-suédoises, les membres des partis de gauche ont indiqué que pour eux, l'objectif de la visite tend justement "à contribuer à apaiser cette tension politique en clarifiant la situation et montrer que la tension économique ne sert ni le Maroc ni la Suède".
La Suède devrait encourager les échanges économiques avec le Maroc, ont-ils indiqué en rappelant les positions négatives du pays nordiques au niveau de l'Union européenne et ses initiatives répétées pour boycotter les produits marocains, autant de mesures qui sont contreproductives, à leur avis, tant sur le plan économique que pour l'effort en cours dans le Royaume pour davantage de démocratisation et d'équité sociale.
En réponse à une question sur l'usine Ikea au Maroc, les membres de la délégation ont expliqué qu'il ne s'agissait pas d'une mesure de représailles, mais d'un problème administratif comme expliqué par les autorités locales, tout en indiquant s'opposer, en tant que partis marocains, au recours à l'option du boycott économique autant de produits marocains par la Suède que de produits suédois par le Royaume.

Une déclaration de la porte-parole des Verts

La députée et porte-parole du Parti suédois des Verts (au pouvoir), Pernilla Stalhammar, a affirmé que la reconnaissance de la "Rasd" ne figure désormais pas dans le processus d'examen de la question du Sahara, initié par le gouvernement de son pays.
"La reconnaissance n'est pas dans le processus d'examen mené actuellement par les ministères du Développement de la Coopération internationale et des Affaires étrangères", a-t-elle déclaré à la MAP, à l'issue d'une rencontre au siège du Parlement avec la délégation de partis marocains de gauche en visite à Stockholm.
Mme Stalhammar a, à cet effet, indiqué "ne pas comprendre ce qui a déclenché la tension diplomatique avec le Maroc, dans la mesure où la prise de décision n'est pas dans le processus".
"Nous soutenons le processus de l'ONU en vue d'un règlement politique de la question du Sahara", a affirmé la responsable suédoise, dont le parti est membre de la coalition au pouvoir, conduite par le Premier ministre socio-démocrate, Stefan Lofven, depuis 2014.
"Il est vraiment important que nous appuyions le processus de l'ONU" au sujet du conflit du Sahara", a-t-elle ajouté.

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Le 8 octobre 2015 à 8h23

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