Chabat à Casa: «Nous n’avons pas peur des élections»
C’est devant une salle majoritairement constituée d’ingénieurs ou d’élèves ingénieurs que le tonitruant SG de l’Istiqlal, Hamid Chabat, a donné une conférence. Bilan du parti dans l’opposition, printemps arabe, élections ont été les sujets majeurs.
Jeunes et ingénieurs de l’Ecole Hassania des travaux publics. Tel est le profil de la majorité des personnes qui ont assisté hier à la conférence de Hamid Chabat, organisée par Tarik Ibn Ziad Initiative (TIZI).
A l’entrée de l’école, à part une grande affiche de l’organisation qui invite le secrétaire général de l’Istiqlal, l’ambiance est plutôt calme. De la porte jusqu’à la salle où la conférence a été tenue, pas le moindre signe d’une ambiance particulière qui devrait pourtant marquer la venue du leader du deuxième parti politique du pays.
Devant un auditoire d’une centaine de personnes pour la plupart ingénieurs ou élèves ingénieurs, un public différent de ceux des meetings pleins air qu’il organisait depuis un moment, Hamid Chabat a servi un discours bien rodé, mais pas forcément adapté. Le populisme, les approximations et les affirmations un peu trop fantaisistes sont restés légion.
Dès le début de la conférence, Chabat expose sa théorie un peu particulière sur «le printemps arabe». Selon le leader du deuxième parti du pays, ça ne serait pas plus qu’une conspiration des pays occidentaux qui ont exporté la crise économique par le biais de Facebook et Twitter aux pays arabes, une conspiration qui vise à semer la KO dans les pays de la région et nuire à l’image de l’islam. Bien qu’il assure qu’il se reconnaît dans les valeurs portées par le mouvement du 20 février, il n’a pas hésité à jeter la suspicion sur certaines de ses composantes, sans les nommer.
Cette situation de protestation dans l’année de 2011 a été bien gérée par le Maroc, continue Hamid Chabat. Le pouvoir a trouvé des partis et un mouvement syndical qui ont pu servir d’intermédiaire entre lui et la société, a-t-il ajouté.
Le gouvernement est “incapable“ d’organiser des élections
Après avoir rappelé ses différends avec Abdelilah Benkirane dont il juge le comportement comme partisan et non comme celui d’un chef de gouvernement rassembleur, Chabat est passé ensuite aux élections.
Il a profité de cette tribune pour démentir que l’opposition veut le report des élections. Pour savoir qui est derrière un éventuel report des élections, il faut voir du côté de la Majorité qui sabote le travail législatif dans le parlement. Pour étayer ce propos, Chabat rappelle que les élections communales devaient se dérouler pendant l’année de 2013, face à un Benkirane peu enthousiaste à cette perspective. Une raison parmi tant d’autres selon lui qui ont poussé l’Istiqlal à sortir du gouvernement. Pour lui, ce gouvernement n’a d’ailleurs aucune réalisation qui mérite d’être citée.
Non seulement l’Istiqlal ne craint pas les élections, mais il les attend avec impatience. Son parti est un parti d’élections et il couvre toutes les circonscriptions depuis longtemps. «Je suis maintenant en campagne électorale», a-t-il asséné et d’ajouter: «nous n’avons pas peu des élections»
A ce sujet, il a montré son opposition à ce que les élections se déroulent sous la tutelle politique du chef de gouvernement. Pour lui, l’annulation des résultats des élections de la circonscription de Moulay Yacoub à cinq reprises est l’illustration même du fait que ce gouvernement est incapable d’organiser des élections. A la tutelle des élections par le chef du gouvernement, Chabat appelle de ses vœux une commission indépendante pour les élections, à l’instar de ce qui se passe en Tunisie et en Mauritanie.
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